Londres calling

dimanche 21 décembre 2014

Merry Christmas!

Sapin2011---copie

 

Avez-vous été sages comme des images? Really? Avez-vous laissé assez de commentaires sous mes billets, postés avec assiduité et gratuité pour vos beaux yeux, tout au long de l'année? (eh oui comme je vous l'expliquais ici, mon seul salaire, c'est vos commentaires, vos likes, vos recommendations, vos partages – il n'y a pas de pub ni de publireportages dans mes messages...)

Mmmmmm... emmmmm. Let's see... Bon d'accord, avec presque 200 commentaires, et plus de 207 333 visiteurs et 304 889 pages vues cette année, vous avez mérité de trouver un petit cadeau sous le sapin de Londres Calling...

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Comme chaque année, je vous ai préparé un calendrier A4 très pratique à mettre sur votre frigo, avec les jours de congé français en bleu, et les bank holidays anglais en rouge, comme ça vous pouvez tout prévoir, weekends à Paris ou à Glastonbury... Vous pouvez le télécharger par ici. Merry Christmas & Happy New Year!

 

 

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mercredi 17 décembre 2014

Le panto

Ian Olsson
Photo: Ian Olsson

Il n'y a pas de tradition de Noël plus déjantée que celle du pantomime, ou panto. Cette forme de théâtre rassemble tant de passions britanniques qu'elle est vraiment incontournable ici: on y trouve un peu de comédie musicale, des gags, des traits d'humour et des jeux de mots, des travestis, des costumes complètement fous, des commentaires sur la politique et les célébrités contemporaines, et un public qui se doit de participer et en redemande...

Chaque Noël les théâtres proposent un des ces spectacles familiaux, souvent basés sur un conte de fée (Jacques et le Haricot Magique, Cendrillon, La Belle au Bois Dormant...) ou des comptines ou livres pour enfant (Mother Goose, Aladdin, Peter Pan...) Ce n'est pas le choix qui manque – et les affiches se doivent d'être les plus colorées et ridicules possible, bien sûr:

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Comme Pierrot et Arlequin, les pantomimes proviennent de la tradition des commedia dell'arte italienne du 17ème siècle, très populaires en Angleterre (et en France, où Pierrot a fait un tabac). Inspiré par ces Italiens, les Anglais ont développé des harlequinades, des pièces muettes dans lesquels les amoureux Arlequin et Colombine échappent au père de celle-ci, Pantaloon et ses serviteurs Pierrot et Clown. Ensuite, dans les années 1800, ils ont ajouté à cette recette une pincée de contes de fée. (À la même époque, le fameux clown Joseph Grimaldi devient une méga-star.)

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Tout bon panto se doit d'incorporer:
• une scène de poursuite rocambolesque• quelques calembours et allusions sexuelles (qui doivent passer au dessus de la tête des enfants, car ceci reste un spectacle tout public)
• des mecs déguisés en filles (dont la Dame, souvent la mère du héro), et vice versa (une tradition qui vient sans doute du temps de Shakespeare, quand les acteurs devaient jouer tous les rôles puisque les femmes étaient interdites sur scène)
• la participation du public, avec des "He's behind you!" et des  "Oh, yes it is!" et "Oh, no it isn't!"
• des chansons mélangeant mélodies ultra connues et des drôles de paroles
• un animal, souvent le pantomime horse ou une vache.
• un choeur, qui chante et qui danse presqu'à chaque scène
• et des costumes bigarrés of course

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Vous pouvez-voir à quoi cela ressemble sur cette vidéo. Sinon allez voir ça de vos propres yeux! Time Out vous a préparé une liste.

 

D'autres traditions de Noël dont je vous ai déjà parlé:  les choses Christmassy; les mince pies et les sausage rolls; les Christmas hits, les Christmas jumpers; et The Swowman...

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dimanche 14 décembre 2014

Pork chops, apples and parsnips

Parsnips_web

Voici une petite recette hivernale simple et rapide qui met en valeur un légume très répandu en Angleterre: les parsnips. Ici on les trouve à côté de leurs cousines les carottes dans tous les supermarchés. Les panais – comme les rutabagas (swede) et les topinambours (Jerusalem artichokes) d'ailleurs – ne sont jamais passés de mode au UK, alors qu'en France ils ont été longtemps oubliés.

En Angleterre, on les sert bouillis, en purée, frits et surtout rôtis au four. À Noël, les panais rôtis sont un des légumes classiques (les choux de Bruxelles aussi) servi pour accompagner la fameuse dinde; on les retrouve aussi toute l'année sur les assiettes des Sunday roasts. Vous trouverez tout plein de parsnip recipes sur la BBC. Quand aux Écossais, ils appellent ça des neeps et ils les servent en purée (avec du rutabaga) avec le haggis bien sûr. Vraiment, on adore ça par ici.

 

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Ce plat mélange le côté sucré des panais (renforcé par un peu de miel), et légèrement caramelisés après être passé au four, avec des pommes plus acidulées, et des côtelettes de porcs toutes simples. Quelques feuilles de sauge relèvent le tout.

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Une poignée d'ingrédients super facile à trouver, et des saveurs vraiment typiquement britanniques... Car ici, avant l'arrivée des patates d'Amérique, c'étaient bien les panais et les carottes qui étaient au menu des Anglais. Leurs côté sucrés les a rendus populaires dès le Moyen-âge.

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Vous pouvez également rajouter des gousses d'ail, et des patates coupées en rondelles fines. C'est délicieux.

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Pork chops, apples and parsnips

Ingrédients (pour 4)
- 4 côtelettes de porcs
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de miel
- une grosse poignée de feuilles de sauge
- 3 gros panais
- 4 petites pommes rouges

1. Préchauffer le four à 220C. Peler les légumes, et couper les panais en bâtons et les pommes en quartiers.

2. Placer les côtelettes dans un plat à gratin, et arroser avec l'huile d'olive et le miel. Ajouter les légumes et les feuilles de sauge, et bien mélanger.

3. Mettre au four pendant 30 minutes. Tourner les côtelettes après 15 minutes pour qu'elles soient dorées des deux côtés.

4. Servir, arroser avec le jus de cuisson, et déguster avec du bon pain.

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jeudi 11 décembre 2014

Terror and Wonder: The Gothic Imagination, British Library

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Allergique au Père Noël et à l'odeur du sapin? Pourquoi ne pas aller voir la dernière exposition de la British Library, sur le monde du roman gothique. Ce genre inventé il y a 250 ans a depuis sa création a semé monstres, fantômes et zombies dans toutes les romans les plus lus du pays. Dickens, Brontë, Shelley... tous les plus grands noms de la littérature britannique (ainsi que les les plus grands succès populaires des dernières années, comme Harry Potter et Twilight) ont pioché dans le chaudron gothique et nous ont ensorcelés.

Tout a commencé avec The Castle of Otranto, 1764, par Horace Walpole, un fou d'architecture gothique qui s'est fait construire une villa monstre, Strawberry Hill, à Twickenham. À l'époque, le Moyen-Age et les oeuvres de Shakespeare (les trois sorcières de Macbeth) et Spenser (la Faerie Queen) était à la mode. Le roman de Walpole contenait de nombreux thèmes devenu essentiels au genre: le château hanté, les grandes familles et leur tragédies, les héroïnes/victimes...

Tue 20 Jan 2015

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L'expo nous permet de retracer ensuite les plus grands hit du gothique, avec l'aide de 200 objets rares, manuscripts (dont celui de Frankenstein et Dracula) et interview avec auteurs contemporains comme Neil Gaiman et Sarah Waters. On peut y voir des folies architecturals aujourd'hui disparues, comme Fonthill Abbey, ainsi qu'un kit d'outils à tuer les vampires:

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Il y a également des tableaux, comme cette reproduction du Nightmare d'Henri Fuselli:

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Photos: British Library

J'ai beaucoup aimé comprendre pourquoi le genre a tant plu aux Victoriens, et découvrir l'ancêtre de Batman, Spring-Heel Jack, que je n'avais pas eu la chance de rencontrer auparavant. Également très intéressant: l'opportunité de voir un exemplaire de la London Police Gazette (sur Jack l'Éventreur), une de ces magnifiques revues illustrées. En bonus, vous y trouverez aussi une robe en dentelle noire d'Alexander McQueen, et des photos des goths de Whitby (le port où serait arrivé Dracula aujourd'hui accueille un festival gothique tous les ans) par Martin Parr.

Une exposition très intéressante qui m'a permis de redécouvrir l'importance de ce genre littéraire, après avoir adoré lire Dracula et les contes d'Edgar Allan Poe pendant mes études. Si vous voulez lire un roman gothique classique mais un peu moins connu, je vous conseille The Woman in White de Wilkie Collins, un contemporain de Dickens.

 

> Terror and Wonder: The Gothic Imagination, jusqu'au 20 janvier, British Library, £10. Métro: Euston/King's Cross.


PS: J'en profite pour remercier tous ceux qui m'écrivent des gentils messages et commentaires, et qui me donnent envie de continuer à écrire ce blog... Thank you!

From Mary Shelley and Bram Stoker to Stanley Kubrick and Alexander McQueen, via posters, books, films - and even a vampire-slaying kit - experience the dark shadow the Gothic imagination has cast across film, art, music, fashion, architecture and our daily lives.

Beginning with Horace Walpole’s The Castle of Otranto, Gothic literature challenged the moral certainties of the 18th century. By exploring the dark romance of the medieval past with its castles and abbeys, its wild landscapes and fascination with the supernatural, Gothic writers placed imagination firmly at the heart of their work - and our culture.

Iconic works, such as handwritten drafts of Mary Shelley’s Frankenstein, Bram Stoker’s Dracula, the modern horrors of Clive Barker’s Hellraiser and the popular Twilight series, highlight how contemporary fears have been addressed by generation after generation.

Terror and Wonder presents an intriguing glimpse of a fascinating and mysterious world. Experience 250 years of Gothic’s dark shadow.

- See more at: http://www.bl.uk/events/terror-and-wonder--the-gothic-imagination#sthash.FncjEkge.dpuf

From Mary Shelley and Bram Stoker to Stanley Kubrick and Alexander McQueen, via posters, books, films - and even a vampire-slaying kit - experience the dark shadow the Gothic imagination has cast across film, art, music, fashion, architecture and our daily lives.

Beginning with Horace Walpole’s The Castle of Otranto, Gothic literature challenged the moral certainties of the 18th century. By exploring the dark romance of the medieval past with its castles and abbeys, its wild landscapes and fascination with the supernatural, Gothic writers placed imagination firmly at the heart of their work - and our culture.

Iconic works, such as handwritten drafts of Mary Shelley’s Frankenstein, Bram Stoker’s Dracula, the modern horrors of Clive Barker’s Hellraiser and the popular Twilight series, highlight how contemporary fears have been addressed by generation after generation.

Terror and Wonder presents an intriguing glimpse of a fascinating and mysterious world. Experience 250 years of Gothic’s dark shadow.

- See more at: http://www.bl.uk/events/terror-and-wonder--the-gothic-imagination#sthash.MpJFBL8I.dpuf

From Mary Shelley and Bram Stoker to Stanley Kubrick and Alexander McQueen, via posters, books, films - and even a vampire-slaying kit - experience the dark shadow the Gothic imagination has cast across film, art, music, fashion, architecture and our daily lives.

Beginning with Horace Walpole’s The Castle of Otranto, Gothic literature challenged the moral certainties of the 18th century. By exploring the dark romance of the medieval past with its castles and abbeys, its wild landscapes and fascination with the supernatural, Gothic writers placed imagination firmly at the heart of their work - and our culture.

Iconic works, such as handwritten drafts of Mary Shelley’s Frankenstein, Bram Stoker’s Dracula, the modern horrors of Clive Barker’s Hellraiser and the popular Twilight series, highlight how contemporary fears have been addressed by generation after generation.

Terror and Wonder presents an intriguing glimpse of a fascinating and mysterious world. Experience 250 years of Gothic’s dark shadow.

- See more at: http://www.bl.uk/events/terror-and-wonder--the-gothic-imagination#sthash.MpJFBL8I.dpuf

wo hundred rare objects trace 250 years of the Gothic tradition, exploring our enduring fascination with the mysterious, the terrifying and the macabre - See more at: http://www.bl.uk/events/terror-and-wonder--the-gothic-imagination#sthash.MpJFBL8I.dpuf

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Two hundred rare objects trace 250 years of the Gothic tradition, exploring our enduring fascination with the mysterious, the terrifying and the macabre - See more at: http://www.bl.uk/events/terror-and-wonder--the-gothic-imagination#sthash.MpJFBL8I.dpuf
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jeudi 4 décembre 2014

Dernières nouvelles

Image 2Photo: PaulBarber

Voici quelques nouvelles et articles intéressants glanés sur le web ces derniers temps:

– C'est de nouveau la saison du Christmas Pudding Race (6 Décembre, Covent Garden). Ils sont fous ces Anglais.

– Autre type de course: l'influence américaine s'est fait sentir avec la folie du Black Friday, et ces scènes de consommateurs se battant pour acheter des télés géantes à tout petit prix. Un signe aussi de l'inégalité croissante, et du besoin de certains de trouver des combines pour se faire de l'argent avant Noël à tout prix (la plupart des télés sont destinées à être revendues sur Ebay...)

– Tony Blair a envoyé sa carte de Noël, et elle fait peur...

– À qui appartient la Grande-Bretagne? Nul ne sait! Cet article par le commentateur de gauche George Monbiot explique pourquoi le UK est encore un état féodal, pourquoi il y aurait besoin d'une réforme agraire, et pourquoi l'Écosse veut montre le chemin.

– Le Garden Bridge dont je vous parlais il y a quelques temps est-il en fait une très mauvaise idée? Cet article par l'expert en architecture Rowan Moore m'a convaincu que oui, c'est une très mauvaise idée.

– Il n'y a aucune protection des locataires en Angleterre, et la seule tentative – faible – d'y remédier n'a pas marché à cause de deux ordures ne méritant pas de représenter le peuple. Tout ce que ce bill souhaitait faire: interdire aux propriétaires de virer leur locataires s'ils demandent quelques chose d'un peu embêtant(comme réparer la douche par exemple...). Ça s'appelle revenge eviction... une belle tradition.

– J'ai beaucoup aimé cet article sur la ville de Stoke-on-Trent, spécialisée dans la fabrication de poteries. Une ville qui se mourrait, et qui grâce à des initiatives intéressantes, est en train de renaître. J'irai bien y faire un tour.

– Avez-vous suivi The Great Interior Design Challenge? C'est Changing Rooms meet Bake Off, pour ceux qui connaissent. J'adore.

– Le gouvernement de David Cameron n'est toujours pas très populaire... Voici comment la presse à présenter son Autumn Statement.

– La situation immobilière à Londres est telle qu'elle fait fuir les jeunes couples et familles pour des villes moins chères comme Birmingham... Cela pourrait créer un super renouveau du pays si ça se confirme. Par contre pour Londres mauvaise nouvelle...

– Il y a plein de nouvelles patinoires extérieures!

 

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mardi 25 novembre 2014

Abram Games et le Jewish Museum, Camden

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En ce moment ce trouve au Jewish Museum de Londres une petite exposition formidable sur le grand graphiste Abram Games, auteurs de centaines de posters plus beaux les uns que les autres. Sa devise, "maximum meaning, minimum means" (un maximum de sens, un minimum de moyens) décrit bien le style percutant de ses posters, pour des clients aussi divers que Guinness, l'île de Jersey, le Financial Times, ou le London Transport.

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Issu d'une famille d'immigrés juifs (à l'origine les Gamse, de Lettonie; son père était photographe), il a grandi dans l'East End de Londres, comme beaucoup de ses compatriotes. L'exposition regroupe quelques jolis portraits de famille, ainsi que le – très mauvais – bulletin scolaire du petit Abraham (comme quoi, l'école n'est pas tout dans la vie).

Car le petit Abraham devient grand. Il simplifie son prénom en Abram, commence sa carrière en tant qu'artiste freelance, et gagne de nombreuses commissions par force d'effort et de détermination. Parti de rien, il devient l'illustrateur préféré de très grandes organisations, et produit des posters pour le métro de Londres qui sont toujours parmi les favoris des Londoniens.

Il devient également le seul et unique Official War Poster Artist, participant à l'effort de guerre à coup de crayons bien placés (la Genevoise en moi à tout de suite remarqué que ces crayons étaient par ailleurs des Caran d'Ache – on peut les voir sur la table de son studio reconstitué pour l'expo). Le voici avec son fameux poster de la Blonde Bombshell, retiré car la femme sensée aider à recruter les Anglaises était jugée trop sexy à l'époque:

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J'ai beaucoup aimé apprendre comment il travaillait: méticuleusement, comme le montre son carnet soigné où sont notés toutes ses commandes, mais aussi avec une grande détermination. Après avoir pris l'avis de sa femme et ses enfants, il retravaillait leur idée préférée, la simplifiant jusqu'à la perfection, avant de l'envoyer à son client. Si celui-ci n'aimait pas son poster, il lui était tout simplement conseillé d'aller demander les services d'un autre graphiste.

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Ses deux créations les plus connues sont sans doute le Television Symbol (surnommé les Ailes de Chauve-Souris) pour la BBC (vous pouvez voir ce symbole animé par ici) ainsi que son logo (ci-dessous, à droite) pour le Festival of Britain.

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Enfin, last but not least, Games a dessiné de nombreux posters (souvent gratuitement) pour des causes juives et humanitaires, dont le poignant Freedom from Hunger contre la famine, pour l'ONU, où un enfant squelettique se transforme en epi de blé; et cette calligraphie pour l'Encyclopaedia Judaica:

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Pour en savoir plus vous pouvez également visiter le site d'Abram Games, tenu par ses enfants. Et si vous passez souvent en métro à Stockwell, sachez que les mosaïques bleues sont l'une de ses oeuvres (elles représentent un cygne, le nom d'un pub du coin):

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Je crois qu'une de mes oeuvres préférées est ce vitrail, que l'on trouve dans le musée – qui aurait cru que des médailles militaires pouvaient être aussi jolies?

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Je vous recommande également de visiter les autres étages de ce musée, situé dans une ancienne fabrique de piano à quelques pas du métro – et du marché – de Camden.

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Ce que j'ai beaucoup aimé c'est la galerie dédiée à l'histoire des Juifs au Royaume-Uni. Une histoire fascinante – on y apprend tout sur les différentes vagues d'immigration juives, et pourquoi ils ont été bannis de l'Angleterre pendant 300 ans; on y rencontre des vendeurs ambulants, des menuisiers et des tailleurs du East End, des baron Rothschild et premier ministre Disraeli; on y voit des objets domestiques (une magnifique maison de poupée moderniste) et des photos d'époque; des souvenirs poignants, comme les petites valises des enfants du Kindertransport. Vous pouvez voir 50 objets significatifs (dont la maison de poupée) par ici.

Il y a aussi une salle sur la religion juive, avec des objets sacrés magnifiques, et surtout une galerie retraçant la vie de Leon Greenman, survivant d'Auschwitz et des marches de la mort qui a consacré tout sa vie à se battre contre le fascisme pour que son histoire ne se reproduise plus.

 

> Designing the 20th Century: Life and Works of Abram Games; jusqu'au 18 Janvier. Jewish Museum London, ouvert dimanche-jeudi 10-17h; vendredi 10-14h; fermé pendant les fêtes juives. Métro: Camden.

 

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jeudi 13 novembre 2014

Borough Market

Gary Knight 2
Photo: Gary Knight


Qu'est-ce qui est vert, vieux de 1000 ans et tremble à chaque passage de train? Je vous le donne en mille: Borough Market, le fameux marché londonien qui fête cette année son siècle d'existence. Situé à côté de la gare et du pont de London Bridge, au pied du Shard, le marché récemment rénové est une attraction incontournable de la capitale. Il y a toujours foule, surtout à l'heure du déjeuner, puisqu'on y trouve de nombreux plats chaud à l'emporter ainsi que bien sûr des fruits et légumes, pains et gâteaux, conserves et jus de fruits.

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Caz 1
Photos: Caz

Emily Elphick
Photo: Emily Elphick

Hunbille
Photo: Hunbille

Certains se plaignent du nombre de touristes et du prix des produits, mais il faut se rendre à l'évidence: Borough Market est plus une attraction touristique qu'un marché pratique où l'on vient faire ses courses hebdomadaires. Car c'est un lieu plein de charme, protégé de la pluie sous de jolies voûtes de briques et verrières métalliques vertes (dont une qui provient de l'ancien marché de Covent Garden), et entouré par des pubs sympas et des vieilles rues d'entrepôts. Si les touristes viennent prendre des photos des écrevisses et des cheddars, les Londoniens le visitent volontiers à la pause déjeuner ou le soir, pour prendre un verre ou manger dans un des nombreux restaurants du quartier.

Ian Wood
Photo: Ian Wood

Mark D Baynham
Photo: Mark D Baynham

C'est un lieu plein d'histoire aussi, puisque sa proximité de la Tamise en a fait un marché important dès le 11ème siècle – les foules se pressaient pour acheter des produits moins chers (eh oui les choses ont bien changé) que dans les marché de la City, juste de l'autre côté de London Bridge. Menacé de fermeture au 18ème siècle car il créait trop d'embouteillages, le marché a été déplacé dans les rues juste à côté du pont et de Southwark Cathedral, et devient plutôt un marché de gros.

Je trouve que c'est particulièrement agréable de le visiter en cette saison – et peut-être la foule y est elle moins dense qu'un beau jour d'été. Allez y donc boire un vin ou un cidre chaud, et faire de jolies emplettes.

Vanessa Adams
Photo: Vanessa Adams

Le marché est divisé en cinq parties: Green Market, Jubilee Market, Three Crown Square, Middle Road et le nouveau Market Hall, une verrière contenant des bancs, des plantes, un kiosque d'information (et des toilettes publiques).

Quels sont les stands et restos à ne pas manquer? Au coeur du marché (Middle Road) il y a évidemment les fruits et légumes superbes (et très chers) de Turnip (ils avaient récemment une énoooooooorme citrouille pour Halloween); le stand classique thé et sandwiches au bacon de Maria's Market Café, ouvert depuis les années 1960s; et les marmites géantes de Furness Fish & Game, ou bouillonnent de délicieux currys verts et paellas.

Gary Knight
Photo: Gary Knight

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Photo: Caz

Si j'avais le budget de Picsou et l'estomac de Gargantua, voici ce que je mettrais dans mon panier:
- un biscuit à la cannelle, imprimé avec une forme d'éléphant et fait pas loin à Camberwell, de la Cinnamon Tree Bakery
- du jamon iberico et une délicieuse torta de Santiago de Brindisa
- une boîte de petits gâteaux carrés ou de brownies de Konditor & Cook
- une sélection de fromages anglais (y compris cheddar super mature), pickles et oatcakes de Neil's Yard Dairy
- des saucisses gendarmes et des chips au paprika du German Deli
- un plat à tagine et des ustensiles gadgets du nouveau magasin Borough Kitchen
- des épices exotiques de Saveurs du Maroc ou Spice Mountain
- un pot de miel urbain de la Golden Company
- du pain noir à la lithuanienne/russe de Karaway Bakery
- des pork pies traditionnelles de Mrs King
- des saucisses du Ginger Pig
- des jus de pommes frais de la ferme Chegworth Valley
- du bon pain de la Flour Station ou Bread Ahead

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Photo: Paul Helton


Et bien sûr tout plein d'autres choses découvertes par hasard en flânant entre les stands... c'est la beauté d'un marché. Évidemment tout cela donne soif, et je m'arrêterai volontiers boire un café à Monmouth Coffee ou un smoothie à The Natural Smoothie Company. Un petit creux? Pourquoi ne pas vous laisser tenter par une raclette du Sommerset de Kappacasein, ou un sandwich au rôti de porc et sauce aux pommes de Hobbs?

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Si vous avez envie de vous assoir quelque part pour manger un morceau, je vous recommande: Roast (de la cuisine anglaise dans un joli cadre au dessus du coeur du marché); Tapas Brindisa (pour un festin espagnol); Feng Sushi (des sushis très bons, souvent un peu différent du reste); Little Dorrit (un petit café tout simple pour un sandwich); Elliott, cuisine de saison branchée; et Wright Brothers (huîtres et fruits de mer).

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Photo: Mark D Baynham

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Photo: Vip 223

Pour ce qui est des pubs, je vous recommande: The Market Porter, dehors, pour l'ambiance; The Rake, un pub minuscule qui sert des bières du monde entier; The Barrow Boy & Banker, très joli à l'intérieur; The Wheatsheaf, coincé sous un viaduc; et aussi The George Inn, de l'autre côté de la grande rue, un pub historique à ne pas rater.

Vous trouverez toutes les adresses de ces endroits sur la carte interactive du site de Borough Market.

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Photo: Mister Wolf

> Borough Market, métro London Bridge. Le marché est ouvert tous les jours de 10h à 17h (sauf le dimanche) mais il n'est au complet que du mercredi au samedi (8h-17h)

Toutes ces photos proviennent de Flickr: The Borough Market pool.

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lundi 3 novembre 2014

Les photos de Shirley Baker

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Shirley Baker (1932-2014) était une photographe anglaise talentueuse qui se spécialisait dans les scènes de rues et les portraits d'enfants. Ses photos des villes du nord de l'Angleterre, comme Salford ou Manchester, sont magnifiques. N'ayant pas pu devenir reporter photo, à l'époque un métier plutôt réservé aux hommes, elle commença à photographier les rues de Salford, où elle était prof de photo, à la manière de Cartier-Bresson et Robert Frank.

De nombreuses de ses images montrent des enfants jouant dans la rue:

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Et rigolant devant un spectacle de guignol (à droite):

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Ses sujets préférés étaient les femmes et les enfants de son quartier:

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Ainsi que des images dénonçant des injustices sociales, comme ce portrait d'une petite fille de la communauté des gens du voyage:

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Beaucoup de clichés sont plein d'humour:

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Où de poésie:

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Voici la plage de Blackpool en pleine saison:

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Baker s'est aussi intéressée aux punks et skinheads de Camden Market:

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J'adore ce portrait d'une grand-mère dégustant une 99:

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Et celui-ci du photographe de pigeon pigeonné (sur Trafalgar Square):

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jeudi 16 octobre 2014

Les meilleures librairies de Londres

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Illustration: Foyles


Si comme moi vous aimez les belles pages et les belles histoires, vous adorez sans doute flâner dans une librairie aux étagères bien remplies. Ça tombe bien, Londres a quelques bookshops qui valent le détour. Voici une petite liste de mes librairies préférées:

 

Foyles

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Sommaire: LA librairie indépendante de Londres, ouverte par deux frères en 1906 sur Charing Cross Road. Nouvellement installée dans l'ancien bâtiment de l'école d'art Central St Martins, Foyles s'étale sur plusieurs étages éclairés par un atrium lumineux (c'est plus chic qu'avant, mais j'avais un faible pour le labyrinthe et le vieux café de l'original). Il y a 4 autres magasins à Londres.
Catalogue: Il y a de tout tout tout, y compris une superbe petite section sur l'histoire de Londres, un coin enfant sympa, un grand rayon magazines, mode et photos, et un étage réservé aux livres en langue étrangère où vous trouverez des livres en français (et polonais, chinois, etc) pour les grands et les petits. En tout, il y a 200,000 livres en vente sur 6.5km d'étagères – si on les mettait bout à bout on irait de Battersea Power Station à la Tour de Londres.
En annexe: Un auditorium et une salle d'exposition. L'ancien Ray Jazz Café a été remplacé par un espace un peu trop clean à mon goût, mais sympa quand même.
Ne repartez pas sans: Une partition pour trombone! Foyles stocke une incroyable sélection de sheet music, ainsi que de CDs (beaucoup de jazz) et DVDs de cinéma indépendant.
Foyles, 107 Charing Cross Road, WC2H 0DT

Métro: Tottenham Court Road


London Review Bookshop

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Sommaire: Cette charmante librairie se trouve à deux pas du British Museum, dans le quartier de Bloomsbury, le coin littéraire de Londres autrefois fréquenté par Virginia Woolfe et co. Elle a été ouverte par les propriétaire de la London Review of Books, avec la même philosophie: "intelligent without being pompous; engaged without being partisan"
Catalogue: 20,000 titres, des classiques comme de la poésie contemporaine, des livres d'histoire et de philo mais aussi de cuisine et pour enfant.
En annexe: Le Cake shop, que l'on trouve au fond du rayon Histoire, sert un grand choix de thés, des quiches, des salades et des gâteaux tout simplement délicieux. Il y a aussi toutes sortes de discussions et présentations.
Ne repartez pas sans: Un exemplaire de la revue London Review of Books, bien sûr.
London Review Bookshop, 14 Bury Place, WC1A 2JL
Métro: Holborn, Tottenham Court Road


Stanfords

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Sommaire: Une destination de rêves pour tous les explorateurs et grands voyageurs. Établi en 1853, Stanfords est le plus grand spécialiste en cartes, livres et guides de voyage du pays. Située dans un bâtiment de 1903, la librairie a eu pour clients de grands noms comme David Livingstone, Ernest Shackleton et Florence Nightingale.
Catalogue: Il y a des cartes (antiques et encadrées, ou pratiques et pliées), des atlas, des compas, des cartes maritimes. Mais aussi des accessoires de voyage, des carnets, des calendriers, des romans classés par pays, et des guides pour cyclistes, campeurs, grimpeurs...
En annexe: Le Sacred Café à l'arrière est tenu par des Neo-zélandais et sert de bons gâteaux, sandwichs et soupes. Il est aussi relativement calme, un oasis dans la fourmilière de Covent Garden.
Ne repartez pas sans: Un globe. En mousse, en papier, à fabriquer soi même, vintage, en luminaire, ou en version de luxe argentée... vous avez le choix!
Stanfords, 12-14 Long Acre, WC2E 9L
Métro: Covent Garden

Daunt Books

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Sommaire: L'intérieur de cette librairie vaut vraiment le coup d'oeil: c'est un authentique bookshop edwardien, avec des balustrades et étagères en chêne foncé et de jolies lucarnes. En plus, c'est dans le quartier de Marylebone, où l'on trouve des boutiques très sympas. (Il y a aussi 5 autres magasins Daunt à Londres.)
Catalogue: Daunt Book est organisé en travel bookshop, c'est à dire que la plupart des livres sont classé par pays. Vous partez en vacances au Tajikistan? Vous trouverez un rayon avec tous les ouvrage essentiels, littéraires ou pratiques, sur la région (le rayon France est particulièrement bien fourni). Mais il y a aussi un énorme choix de romans à l'entrée.
En annexe: Rien sur place, mais il y a Coco Momo et La Fromagerie juste à côté.
Ne repartez pas sans: Un sac en tissu estampillé Daunt Book, c'est le signe grâce auquel ou reconnait un intello londonien!
Daunt Books, 83 Marylebone High Street, W1U 4QW
Métro: Baker Street, Regent's Park, Great Portland Street


Waterstones Piccadilly

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Sommaire: Waterstones a beau être une grande chaîne de librairie, j'ai un faible pour leur branche de Piccadilly. Il est situé dans l'ancien grand magasin Simpson's, un beau bâtiment art déco, et s'étale sur 8 étages. Et en plus, il est ouvert jusqu'à 22h tous les jours (sauf le dimanche, ou il ferme à 18h) et est parfaitement situé en plein coeur de Londres. Génial.
Catalogue: Vraiment de tout, y compris des centaines de livres de cuisine, de jardinage; des romans de tous genre, et une bonne section sur Londres.
En annexe: Il y a un resto avec une vue sympa au cinquième étage, où l'on peut boire des cafés ou des cocktails en lisant son dernier achat. Il y a aussi un magasin Paperchase au rez-de-chaussé, parfait pour faire des petits cadeaux.
Ne repartez pas sans: Un livre dédicacé. De nombreux écrivains célèbres viennent en effet y signer des exemplaires de leur derniers livres.
Waterstones, 203 - 206 Piccadilly W1J 9HD
Métro: Piccadilly


Books for Cooks

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Sommaire: Fondé en 1983, cette librairie est dédiée aux gourmands: elle se spécialise dans les livres de cuisine et contient une test kitchen ou des centaines de milliers de recettes ont été testées – et que vous pouvez donc tester vous même dans le café. (Et c'est juste à côté du Spice Shop).
Catalogue: Plus de 8,000 livres de cuisine, mais aussi des romans aux thèmes culinaires, des livres sur l'histoire de la nourriture, des biographies, des livres sur la nutrition, la sociologie et la chimie, et des cartes et posters.
En annexe: Le fameux café où vous pouvez goûtez des petits plats originaux, préparés avec des ingrédients du marché de Portobello. Il y a aussi des cours de cuisine, qui ont lieu les après-midi.
Ne repartez pas sans: Un livre Favourite Recipes from Books for Cooks, une compilation des recettes testées sur place.
Books for Cooks, 4 Blenheim Crescent, W11 1NN
Métro: Ladbroke Grove, Notting Hill Gate


Je vous recommande également Gosh! (bandes dessinée) dont je vous avais déjà parlé par ici; Skoob Books (livres d'occasions); Hatchards, la plus vieille librairie de Londres, depuis 1797!; Forbidden Planet (science fiction et fantasy). Il y a aussi les très spécialisés Claire de Rouen (photographie et mode); Persephone (livres écrits par des femmes méconnues); Arthur Probsthain (oriental and african books), et Gay's the Word (je vous laisse deviner le thème!). Il y a beaucoup de belles librairies de quartier, comme
Lutyens & Rubinstein. Vous trouverez une liste complète sur le Guardian.

Ps Photos: je n'ai prise aucune de ces photos!

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mercredi 8 octobre 2014

Carrot & ginger butterfly cakes

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J'imagine que comme moi vous en avez à présent assez de ces maudits cupcakes que l'on voit partout. Qu'ils sont écoeurants avec leur glaçage ultra-sucré! C'est pas pour rien que c'est une mode qui nous vient d'Amérique, ou tout est over the top. Je vous propose aujourd'hui la recette de leurs lointains cousins britannique les butterfly cakes, des petits gâteaux que l'on sert ici lors des goûters d'anniversaire d'enfants et que l'on appelle aussi parfois fairy cakes (gâteaux de fées).

Ils se laissent manger en deux bouchées mais sont un peu plus légers que les fameux cupcakes. Ils sont faciles à faire, pour les petits pâtissiers comme les grands. Et surtout, ils ont deux petites "ailes" qui leur donnent leur joli nom de "gâteaux papillons":

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On trouve des butterfly cakes dans de nombreux parfums, mais j'ai choisi d'en réaliser à la carotte, car les gâteaux à la carotte sont ici aussi populaire que ceux au chocolat. Cela fait des siècles – depuis le Moyen-Age apparemment – que les Brits utilisent des carottes pour faire des gâteaux et des puddings, car ces légumes plutôt sucrés étaient bien moins chers que le sucre de canne ou de betterave.

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On rajoute une pointe de gingembre par ce que l'hiver approche, et on complète avec un glaçage tout simple à l'orange...

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Autant vous dire qu'ils n'ont pas fait long feu...

 

Carrot & ginger Butterfly cakes

Ingrédients (pour 12 butterfly cakes)
- 175g sucre (cassonade blonde; light brown sugar)
- 2 oeufs
- 200g farine avec levure incorporée
- 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
- 150ml d'huile végétale
- 200g de carottes
- 100g de gingembre
- le zeste d'une orange
- 1 cuillère à soupe de jus d'orange
- 125g de mascarpone ou Philadelphia
- 3 grosses cuillères à soupe de sucre glace

1.  Préchauffer le four à 180 C°. Battre le sucre et les oeufs dans un grand bol. Ajouter la farine tamisée, puis le bicarbonate de soude, et enfin l'huile végétale, et bien mélanger.

2.  Raper les carottes et le gingembre et rajouter à la pâte. Raper le zeste d'une orange, et mettre la moitié dans la pâte. Bien mélanger et répartir dans un moule à muffin (environ deux cuillères à soupe pour chacun des 12 petits bols) préparé avec des petites caissettes en papier.

3.  Mettre au four pendant 20 minutes. Pendant ce temps, mélanger le jus d'orange, le mascarpone et le sucre glace et réserver.

4. Sortir les butterfly cakes du four dès qu'ils sont dorés et un tout petit peu gonflés. Laisser refroidir, puis découper le haut de chaque cake horizontalement pour obtenir un petit disque, qu'il faut ensuite couper en deux moitiés égales.

5. Placer une cuillère du mélange mascarpone sur chaque cake, puis arranger les deux moitiés d'un disque en biais pour former comme de petites ailes de papillons. Décorer avec le reste du zeste d'orange et un peu de sucre glace.

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vendredi 3 octobre 2014

Quand les statues prennent vie

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Vous êtes vous déjà demandé, en passant devant une de ces statues que l'on trouve à Londres à tous les coins de rues, à quoi pouvait bien penser ce général perché sur son cheval, ou ce monsieur à perruque? Eh bien il existe à présent plusieurs façons d'écouter l'histoire des statues de la capitale.

Tout d'abord, l'initiative Talking Statues permet carrément d'écouter parler quelques statues londoniennes célèbres. Il suffit de scanner un code placé sur le socle avec son téléphone pour pouvoir recevoir un coup de fil de la statue et croire entendre des voix.

Grâce au travail d'écrivains et d'acteurs, on peut écouter Sherlock Holmes analyser les passants autour de lui, et Isaac Newton nous rappeler que "Most of the things you're doing now, like listening to me on your mobile phone, can only be done because of my discoveries."

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Patrick Stewart prête sa voix au Soldat Inconnu de Paddington, Dominic West prétend être Achille à Hyde Park, et le journaliste Jeremy Paxman imagine un monologue du défendeur de la presse John Wilkes. Si l'on en a marre des grands hommes, de Queen Victoria et de Peter Pan, On peut écouter aussi deux chats et une chèvre.

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Vous trouverez des extraits des monologues dans ce clip de la BBC; et la carte des statues ici. Une excellente initiative de l'organisation caritative Sing London (responsable également des pianos de rues, un vrai bonheur, et des tables de ping pong gratuites en été).

 

Image 7Sur le même sujet, je vous recommande également Talking Statues du photographe Julian Nieman, un petit livret dédié à l'histoire que quelques unes des statues les plus connues de la capitale. On y découvre que la statue de Yuri Gargarin à l'Observatoire de Greenwich provient de la même ville russe que les fusils AK-47; que l'espèce de boule près de la mairie est un fait un point final dans une police d'écriture particulière; que le berger et ses moutons de Paternoter Square sont tout ce qui reste du complexe années 1960 qui a longtemps défiguré les alentours de la cathédrale St Paul; que Washington se tient droit sur un bout de sol américain, près de la National Gallery... et bien d'autre chose encore. Parfait pour les amoureux de Londres.

Stoneheart
Dans un tout autre genre, celui des livres fantasy pour enfants, un peu comme la série des Harry Potter, j'ai aussi beaucoup aimé le premier livre de la trilogie Stoneheart de Charlie Fletcher. Le héro se retrouve dans un Londres ou les statues sont vivantes: il se fait chasser par un ptérodactyle du Natural History Museum, pose des questions aux Sphinxes et se bat contre un des fameux dragons de la City. Heureusement, un soldat de la première guerre mondiale vient à la rescousse, et il peut compter sur l'aide du Blackfriar et du Dr Johnson. Un livre que l'on a du mal à ne pas finir en un coup, et qui donne envie d'aller voir et revoir toutes ces statues qui paraissent si vivantes.

Enfin, si vous avez envie de voir des "vraies" statues vivantes, il suffit de vous promenez à Covent Garden et sur la South Bank.

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mercredi 24 septembre 2014

Kate Moss

Kate Moss Lindberg
Photo: Peter Lindbergh


La London Fashion Week vient juste de finir, mais si le monde fou fou fou de la mode vous manque déjà voici le portrait en 7 points de LA top model britannique la plus célèbre et la plus influente: Kate Moss. Elle a fêté ses 40 ans cette année, et elle ici est toujours au top, que ce soit à la une des magazines, ou dans des campagnes de publicité.


1. Kate est une girl de Croydon

 

Croydon... la banlieue la moins glamour de Londres (c'est dans le sud de la capitale, pas loin de chez Naomi). Catherine Moss y est née le 16 Janvier 1974, fille d'une barmaid et un agent de voyage. Et ironiquement, malgré son statut de super star, elle a suivi le parcours cliché d'une fille d'une banlieue pauvre: elle aussi elle a eu un boyfriend junkie, est devenue mère célibataire, a fait des cures de désintox et s'est mariée tardivement. Bon d'accord, les similarités s'arrêtent là: grâce à l'agente mannequin Sarah Doukas, qui l'a remarqué par hasard lors d'un voyage à JFK airport, elle a des millions en banque et des amis haut placés (dont son pote John Galliano, qui lui a dessiné sa robe de mariée).

Et c'était vraiment une girl quand elle a commencé – 14 ans! "I was, like, a child when I started. I was 14. If it hadn't happened , I don't know what would have happened to me. I would be in Croydon working in a bar probably," dit-elle.

2. Kate n'avait pas forcément le physique de l'emploi

Kate Moss Paris 1993


La voici à Paris en 1993, l'année où elle a connu ses premiers succès. Des dents pointues, un physique maigrichon et seulement 1m73: elle était loin de correspondre aux critères esthétiques de l'époque. D'ailleurs, cela lui arrivait souvent de se faire renvoyer par des photographes furieux car ont leur avait promis une star montante et ils ne voyait en elle qu'une 'no-hoper'.

C'est seulement lorsque la photographe Corinne Day, qui farfouille dans le tiroir où sont rangés les books des mannequins sans grand espoir de réussite, tombe sur elle, que sa carrière s'envole, notamment avec une série de photos pour The Face qui ont marqués les esprits (c'est le début du grunge, et de la mode heroin chic):

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Maintenant évidemment tout le monde s'accorde à dire qu'elle est canon: "the most uniquely beautiful and imperfectly perfect girl I had ever seen" (Marc Jacobs); "She's the kind of girl you wished lived next door, but she's never going to. She's almost in reach, but she's not." (David Bailey); "She is the closest a person can get to being like a cat" (Johnny Depp); "She is a makeup artist's dream with her killer cheekbones, heart-shaped lips and incredible almond-shaped eyes." (Charlotte Tilbury, maquilleuse).

Elle a même servi de modèle à Lucien Freud et au sculpteur Marc Quinn, qui la fait se contorsionner en position de yoga ("This is not a portrait of a person, it's a portrait of an image twisted by our collective desires. She is a knotted Venus of our age", dit-il)


3. Kate est une fêtarde

Elle adore particulièrement organiser de grosse fêtes pour ses anniversaires:
- à 21 ans, au louche Viper Rooms à Los Angeles, une fête organisé par son copain de l'époque, Johnny Depp (soupire...)
- à 30 ans, à Claridges pour une soirée inspirée par F Scott Fitzgerald's Les Heureux et les Damnés, qui se serait finie en orgie
- à 33 ans, dépense plus de £5,000 en alcohol en une soirée, accompagnée par l'inénarrable Pete Doherty
- à 35 ans, quatre jours de fête sur le thème du Moyen-Age
- à 40 ans, un weekend mini-Glastonbury avec concerts de Massive Attack, Soul II Soul et Florence & the Machine (et aussi, pour prouver à tout le monde que she's still got it, un shoot dans Playboy, portant le full bunny look)

Terry Richardson
Photo: Terry Richardson

Sa réputation rock n' roll étant ce qu'elle est, personne n'a vraiment été surpris par le scandale cocaïne de 2005. Mais cela n'a pas entaché sa carrière: l'année d'avant le scandale, elle a gagné £5 million. L'année d'après, £8 millions. Autant dire que les marques comme Calvin Klein, Dior, Chanel et Rimmel ne l'ont pas boudée pendant très longtemps.


4. Kate est une cover girl

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Une carrière de 25 ans, 300 couvertures de magazines, dont 7  pour The Face, 34 pour UK Vogue (plus que personne d'autre au monde), 17 pour W et 17 pour ID.  Kate'est aussi une catwalk queen (en 2011 elle est apparue, 20 ans de plus que  les autres mannequins, fumant une clope sur le catwalk de Louis Vuitton) et une designer (sa première collection pour Topshop en 2010 a récolté £3m en une semaine, sa deuxième est en vente en ce moment)

Elle a aussi lancé la mode pour les sandales gladiator, les botte pirates, et le combo mini short-Hunter welly. Son type de jupe préférée? "Short, very short."


5. Kate ne parle pas

Ce n'est pas elle qui va se la ramener sur Twitter. La grande reporter de guerre Mary Helvin lui a un jour conseiller de "shut up and let her face do the talking"; son ex Johnny Depp lui a dit de "never complain, never explain". Conseils suivi à la lettre. La seule chose qu'elle dit: "The more visible they make me, the more invisible I become". Apparemment on rate toutes sortes de blagues, anecdotes et ragots, car selon ses amis c'est une vraie pipelette en privé. Elle même si elle ne parle pas, elle a chanté avec Primal Scream, et joué du tambourine avec Oasis. Et pas la peine d'attendre son autobiographie: "Not until I'm, like, 105. Because you can't get a good book unless you're going to spill the beans, and I can't spill the beans... not for a long time."


6. Kate aime les bad boys

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Elle a un faible pour les acteurs, musiciens et bad boys: Johnny Depp (avec qui elle a détruit une chambre d'hôtel à New York), Pete Doherty (le drogué des Libertines). Mais elle a une fille, Lila, avec un éditeur de magasine, Jefferson Hack, et est à présent mariée au rocker Jamie Hince (qu'elle aurait choisi sur internet!)

7. Kate ne mange pas

En tout cas, sa citation la plus célèbre reste: "Nothing tastes as good as skinny feels" (Rien n'a aussi bon goût que d'être mince"). Elle a été tout de suite accusée par la presse d'encourager l'anorexie et la dérive des tailles 0. Seulement la citation entière fini comme ceci: “You try and remember, but it never works.” (C'est ce qu'on essaye de se rapeller, mais ça marche jamais). En bonne Anglaise, elle boit entre 10-15 tasse de thé par jour, mange des bacon sandwiches et adore le Stilton. Et la cuisine Japonaise.

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mardi 16 septembre 2014

Le Bartitsu

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Avez-vous déjà entendu parler du Bartitsu? C'est un art martial Victorien inventé dans les années 1890s par un dénommé Edward William Barton-Wright, et immortalisé dans une nouvelle de Sherlock Holmes, La Maison Vide, par Arthur Conan Doyle.

Ingénieur britannique ayant vécu au Japon, Barton-Wright invente "un nouvel art de défense personnelle" basé sur le ju-jistu (d'où son nom) et le judo, mais aussi la boxe, la savate et la surtout la canne de combat (!). C'est sans doute le premier à avoir introduit les arts martiaux japonais en Europe, et à les avoir adapté à la vie urbaine.

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Il ouvre un club de Bartitsu sur Shaftesbury Avenue, "une énorme salle souterraine, les murs couverts de carreaux blancs, tous scintillants, et la lumière électrique, avec des 'champions' qui y rôdaient comme des tigres", selon la journaliste Mary Nugent. L'endroit attire des spécialistes d'escrime, et sert de salle d'entrainement pour les acteurs des théâtres avoisinants qui ont besoin de parfaire leurs combats de scène.

Vous pouvez apprendre à vous défendre avec votre canne par ici.

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Il y avait aussi des élèves femmes: le Bartitsu Club a été la première école de son genre en Europe à offrir des leçons spécialisées dans la défense personnelle féminine, enseignée ensuite aux militantes féministes du mouvement des Sufragettes.

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La mode du bartitsu n'a pas duré très longtemps, et il a été très vite détrôné par son inspiration, le ju-jitsu. Quant à Barton-Wright, il fini par se spécialiser dans des formes de thérapies basées sur la chaleur, la lumière et la radiation.

Aujourd'hui le bartitsu fait de nouveau fans, notamment convaincus grâce aux scènes de combats dans les films de Sherlock Holmes. Vous pouvez donc foncer au Battersea Bartitsu Club pour apprendre à vous défendre, Victorian-style. N'oubliez pas votre chapeau et votre moustache pointue.



PS qui n'a rien à voir: Le week-end prochain c'est Open House, un évènement portes-ouvertes permettant au public de découvrir l'intérieur de bâtiments comme le Gherkin ou 10 Downing Street (si on a de la chance au tirage au sort!). Je vous en parlais il y a quelques années par ici. Si vous êtes à Londres ce week-end c'est à ne pas rater.

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mercredi 10 septembre 2014

Aye or Noe?

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L'union fait-elle vraiment la force? C'est ce qu'on va voir le 18 Septembre, lorsque les 4 millions d'électeurs Écossais vont devoir répondre à la question du Scottish Referendum: "Should Scotland be an independent country?" Il y a quelques mois, personne ne pensait que l'Écosse quitterait le Royaume-Uni. Mais aujourd'hui, l'un des sondages les plus récents montre que tout est possible: 47% d'Écossais souhaiteraient l'indépendance de leur pays. Résultat... c'est la panique à Westminster: Cameron, qui est détesté en Écosse, avait jusque là évité de s'y rendre de peur d'attirer plus de gens dans le camp du oui, va y faire une visite de dernière minute qui risque de ne pas être très concluante...


Comment on est-on arrivé là?

L'Écosse a toujours eu des relations difficiles avec ses voisins du sud, depuis le fameux mur d'Hadrien construit par les Romains pour se protéger des "barbares" du nord. Il y eu ensuite de nombreuses guerres et fameuses batailles entre British et Scottish, comme celle de Bannockburn (1314, dont on fête cette année le 700ème anniversaire) gagnée par les clans Écossais (cf Braveheart).

Mais depuis 1603, les deux pays partagent le même roi, et depuis 1707, font partie de la même union politique. Union survenue après une énorme crise financière provoquée par le Darien scheme: les Écossais ont ensuite fait "un pacte avec le diable" selon certains, leurs Lords et membres du parlement corrompus votant oui au Act of Union en échange de l'or des Anglais, pour éviter la banqueroute. Le peuple écossais, selon tout les rapports de l'époque, était contre cette union. Selon le poète national Robert Burns: "Bought and sold for English gold/Such a parcel of rogues in a nation".

Cela fait depuis la fin du 19ème siècle que l'on parle de plus de home rule pour les Écossais, mais seulement depuis 1999, grâce au processus de devolution, dont je vous parlais il y a quelques temps, que le pays à son propre parlement. Lorsque le parti du Scottish National Party est parvenu au pouvoir en 2011 avec une majorité écrasante, il a demandé tout de suite le droit d'organiser un référendum. Le premier ministre britannique David Cameron (d'origine écossaise d'ailleurs) a accepté, pensant qu'ils n'avaient aucune chance...

Ce qui est sûr c'est qu'il y a de nombreuses différences évidentes aujourd'hui entre les deux nations, en terme d'accent et de culture, mais aussi tout simplement en terme de géographie: l'Écosse est très peu peuplée, et très rurale comparée à son voisin du sud.


Les arguments pour ou contre


AYE

Slogan: "No one will run the affairs of this country bettter than the people who live in Scotland"

Économie: L'Écosse deviendra l'un des pays les plus riche du monde

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Politique:
L'indépendance permettrait enfin de ne plus être gouverné par un gouvernement de droite que l'on a pas élu. En effet, l'Écosse qui vote majoritairement à gauche, a vu la destruction de son industrie et l'appauvrissement de ses villes sous les premiers ministres conservateurs comme la détestée Margaret Thatcher ("the greatest of all Scottish nationalists, as she united a nation against her").

Pétrole: Une Écosse indépendante pourra gérer les revenus des 24 milliards de barrils de pétrole qui lui reste à exploiter pour créer un fond comme celui de la Norvège.

Société:
Cela permettra d'instaurer une vraie démocratie sociale (l'Écosse a déjà l'université gratuite et des prescriptions médicales moins chères qu'en Angleterre), de sauver les services publics comme la NHS des coupes budgétaires des Conservateurs, et de diminuer les inégalités et la pauvreté.

Supporters: Sean Connery, Irvine Welsh, The Proclaimers, AL Kennedy, et bien d'autres


NOE


Slogan:
"Better together"

Economie: Les Écossais reçoivent entre 14% et 16% plus d'argent public par tête que les autres Britanniques. L'Écosse a dépensé £12 milliards de plus qu'elle n'a récolté en taxes l'année dernière. L'Écosse ne pourra pas garder la livre, et devra obligatoirement utiliser l'Euro si elle veut faire partie de l'UE. Les économistes et les banques prédisent un désastre.

Politique: L'Écosse perdrait son influence sur son voisin le plus puissant, et son influence sur les problèmes internationaux, et devrait re-postuler pour l'OTAN, l'UE... La devolution max, c'est-à-dire un peu plus de pouvoir mais pas d'indépendance, suffira (et beaucoup disent que si le référendum avait donné le choix entre devo max et indépendance, c'est la première option qui aurait gagné)

Pétrole: Dépendre uniquement des revenus pétroliers exposerait le nouveau pays aux fluctuations du marché, ce serait mettre tous ses oeufs dans le même panier – très risqué.

Société: Pourquoi rajouter une frontière entre deux peuples qui cohabitent en paix depuis plus de 300 ans? Pourquoi se rapetisser alors que le monde n'a jamais été aussi grand?

Supporters: JK Rowling, David Bowie, Alex Ferguson, David Attenborough et bien d'autres


Comme beaucoup l'ont fait remarquer, ce choix n'est pas seulement un choix raisonné mais sentimental, une question d'identité non résolue depuis des siècles. Par contre, il ne s'agit pas d'un repli sur soi ou de chauvinisme: l'Écosse est plutôt pro-UE, et pro-immigration (un système de point comme celui de l'Irlande pour augmenter la population en âge de travailler est prévu en cas d'indépendance). Si pour le moment le Yes a tant de succès, c'est surtout une forme de rejet des politiques du gouvernement, du néo-liberalisme Anglo-Saxon, et une forme de rejet du pouvoir de Westminster, de ses scandales, de la guerre en Irak...

 

Ce qu'en pensent les Anglais (qui n'ont pas le droit de voter)

Le sujet du référendum est si important que The Sun a abandonné sa fameuse Page 3 girl pour lui consacrer plus de pages, vous pouvez lire une revue de presse de Roy Greenslade par ici. Certains commentateurs, comme Owen Jones et Georges Monbiot, écrivent que le gouvernement actuel n'a que ce qu'il mérite, que le Labour est en danger (puisque de nombreux de ses MP sont Écossais), et qu'un Oui apporterait un peu d'espoir que le changement est possible. D'autres comme Ruth Dudley Edwards ont peur de l'effet que cela aurait sur l'Irlande du Nord par exemple.

Le sentiment général à mon avis est très bien résumé par l'humoriste Charlie Brooker: "Why did you just unfriend and unfollow me, Scotland? What did I ever do to you? What’s that? Sorry, you’ll have to slow down a bit. Can’t understand a word you’re saying. Don’t you come with subtitles?! Ha ha ha! No, seriously, come back. Scotland? Scotland?"


Ce qui va se passer ensuite

Le site de la BBC Scotland Decides suit en détail l'affaire. Si le Aye l'emporte, Salmond a suggéré que Independence Day aura lieu en mars 2016, et que des élections pour le nouveau parlement écossais auront lieu en mai. Si le non l'emporte, il y aura un phénomène de devolution encore plus fort, Cameron perdra du pied politiquement, et le Labour aura du souci à se faire puisqu'il perdra de nombreux MPs...

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mardi 2 septembre 2014

Carte postale de... Folkestone, Kent

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Allez donc à Folkestone profiter des derniers beaux jours, voire même du prochain été indien (les photos ci-dessous ont été prises lors d'un après-midi de début octobre il a quelques années, et comme vous le voyez il faisait presque 30 degrés!). Vous pourrez peut-être y trouver un trésor sous le sable, y voir des oeuvres d'art inattendues, manger des fruits de mers délicieux, et vous promener dans une charmante vieille ville avec des boutiques originales et des petites rues en pente.

Où donc?

Folkestone la ville anglaise la plus proche de la France, et est donc située tout au bord de la Manche, pas loin de Douvres. Elle est située dans la région du Kent où se trouve également Hastings, Whistable et Broadstairs, mais a beaucoup moins bonne réputation que ces stations balnéaires, car pendant des années ce n'était qu'un point de départ et d'arrivée des ferries (avant de se faire dépasser par Calais).

Grâce aux rails installés pour l'Eurostar, elle est la seule ville atteignable depuis Londres en train à grande vitesse (!!!). Et oui les Anglais ont beau avoir inventé le train, ils sont nuls en TGV. Mais le tronçon HS1 ne va pas jusqu'au centre ville de Folkestone, alors les derniers kilomètres sont au ralenti...Pour essayer ce train high speed, il vous faut prendre un Southeastern train de London St Pancras à Folkestone Central (55 minutes), aller-retour environ £37 (le train lent est moins cher). Sinon c'est 35 min en Eurotunnel le Shuttle depuis Calais.


Folkestone

Défigurée par un hôtel immonde et un parking géant à côté de la plage, Folkestone ne paye pas de mine au premier abord. Mais ce petit port de pêcheurs, transformé par l'arrivée des trains de Londres en 1843, a trouvé un second souffle avec l'arrivée de l'Eurotunnel. Longtemps un désert culturel, Folkestone accueille à présent un festival d'art, de super restaurants, et tout plein de jeunes artistes et créatifs, venus s'installer dans les ruelles de la vieille ville. Rajoutez à cela une esplanade charmante, des jolis jardins surprenants, et de belles vues sur la Manche, et vous avez de quoi passer une superbe journée à la mer. Vous trouverez une carte de la ville par ici.


Qu'y faire?

Si vous êtes pirates chercheurs de trésor, foncez vers la plage du port. La Folkestone Triennial (jusqu'au 2 Novembre) un festival grâce auquel la ville est transformée en installation d'art géante et dont le thème cette année est "Lookout" (vigie, poste de guet, observation), comprend une drôle de cabane de plage, un faux fish and chips et surtout une petite ruée vers l'or: des lingots d'or, d'une valeur totale de £10,000, ont été enterré sous le sable de la Harbour Beach par l'artiste berlinois Michael Sailstorfer. Seuls 4 lingots ont été trouvé pour le moment... à vos pelles! (mais n'oubliez pas de regarder ou en est la marée...)

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Photo: Folkestone Art

Vous pouvez également voir certaines oeuvres permanentes, comme la petite sirène de Cornelia Parker, grâce à cette carte et audio-guide.

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Photo: Folkestone Art

Sinon, allez tout droit en sortant de la gare et vous trouverez une magnifique esplanade avec des vues presque méditerranéennes (si le soleil est avec vous):

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Mais il y a aussi cela qui gâche un peu le tableau:

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Promenez-vous le long de l'esplanade sur les pas des dames en grandes robes et les messieurs en haut-de-forme qui autrefois s'arrêtaient autour du kiosque à musique pour écouter un petit concert:

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C'est ici que les passagers du fameux Orient-Express (à présent Belmond British Pullman) s'arrêtaient avant de partir à l'aventure sur le Continent... Ils passaient la nuit dans de grands hôtels comme le Metropole et le Grand:

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Si vous le souhaitez, vous pouvez marcher le long de la mer jusqu'au petit village de Sandgate.

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Ensuite, descendez vous promener dans le Lower Leas Coastal Park (carte du parc ici). Ces jardins créés dans les années 1870s profitent d'un micro-climat unique, et sont parcourus par des chemins en escaliers descendant entre des pins et des chênes. Tout au bout, côté ville, se trouve le Leas Lift, un ascenseur datant de 1895 et fonctionnant à l'eau plutôt qu'à l'electricité. C'est le premier projet de Waygood-Otis, inventeurs des escalateurs.

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Prenez l'ascenseur pour remonter dans la vieille ville, qui est petite mais mignonne. Autour de Tontine Street et Old High Street, vous trouverez le Creative Quarter, un projet commencé en 2002 aidant artistes et commerçants indépendants à s'installer pour revitaliser le quartier.

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Photo: Travel Pictures

Grâce à ce projet, 300 jobs ont été créés, 90 bâtiments restaurés, et une nouvelle salle de spectacle, la Quarterhouse, inaugurée. J'ai beaucoup aimé les petites boutiques vendant des produits culinaires locaux, où des objets made in the UK. Il y a également de nombreux cafés très sympa.

Descendez vers la mer et vous trouverez le vieux port de la ville, coupé par un pont permettant aux trains d'aller directement s'arrêter devant les ferries.

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Il y a toujours de l'animation par ici, avec une place de fontaines, et de nombreux stands de fruits de mers et de glaces.

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Tournez à gauche, et il y a une petite sable de plage, Sunny Sands Beach, bondée dès qu'il fait beau:

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Continuez le long de la côte, et vous pourrez faire une jolie balade jusqu'à la Martello Tower.

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Cette tour fait partie d'une série de défenses côtières construites pendant les guerres napoléoniennes. Depuis cette colline il y a vraiment de jolies vues:

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Mais tournez à droite depuis le vieux port, et vous trouverez surtout un terrain vague/parking ou autrefois s'étendait une fête foraine, et où se trouvent aujourd'hui des installations de la Triennial. On attend toujours un projet de rénovation pour le Folkestone Seafront par les architectes Terry Farrell (avec maisons, jardins et deux centres de sports aquatiques). Pour le moment il n'y a qu'un truc de joli, le Marine Crescent:

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Et encore il y avait du progrès à faire quand je suis passée il y a quelques années:

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Et bien sûr, comme un gros paquebot échoué, l'hôtel Grand Burstin qui gâche tout, quel dommage:

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Où manger?

Ne ratez pas Chummy's qui depuis 1958 sert des fruits de mer dans le vieux port (juste à côté des fontaines). Vous pouvez déguster des whelks, des cockles, des shrimps et bien d'autres choses à ce stand qui a remporté le prix du Best Seafood Stall in England. 

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Sinon le meilleur resto de la ville c'est Rocksalt, un lieu très design juste au bord de l'eau. Si vous voulez y manger les petits plats de Mark Sargeant (autrefois head chef au restaurant Gordon Ramsay de Claridges) mieux vaut reserver votre table bien en avance.

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Sinon faites comme nous et profitez de la terrasse du bar, où l'on peut manger de très bons snacks!

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(Il y a également 4 chambres si vous voulez passer la nuit à Folkestone)

Autre adresse immanquable: le fameux fish & chip shop The Smokehouse, choisi par le journal The Times comme le deuxième meilleur fish & chip du pays, rien de moins.

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Et bien sûr, il vous faut un pub: le British Lion (8-10 The Bayle) est le plus vieux de la ville, et se cache dans une jolie rue:

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Dans la vieille ville, il y a aussi le pub The Pullman (7-9 Church Street), Googies (burgers et cocktails), Ampersand (design café), Beano's Cafe (végétarien) et puis un peu plus loin Follies (café and vintage shop).

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mercredi 27 août 2014

Les faux anglicismes

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"Cela a le goût de l'anglais. Cela a la saveur de l'anglais. Cela a la couleur de l'anglais. Mais ce n'est pas de l'anglais." Voilà une belle introduction aux faux anglicismes, ces mots qui sonnent anglais mais qui n'existent pas en anglais sous cette forme. Je ne parle pas de faux amis (ce sera pour un autre billet), ni de trucs stupides comme "weekend" (en Anglais) et week-end (en Français – mais pourquoi?!?!). Je vous parle de ces mots qui existent en anglais mais n'ont pas du tout le même sens, ou qui n'existent pas du tout mais sont bien français, avec une terminaison à l'anglaise pour faire style.

Souvent, ce sont des mots bizarres car les Français ont oublié la deuxième partie du mot (celle la plus importante en anglais), ce qui crée des scènes plutôt surréelles, voir cocasses, comme avec le mot foot: "Je vais jouer au foot ce soir" ne se dit pas "I'm playing foot tonight" (Je vais jouer du pied ce soir! ce qui par ailleurs se traduit par playing footsie). Quant a baby foot, cela vient de l'allemand, et cela ce dit table football de ce côté-ci de la Manche.

Personnellement, même après tout ces années ici, je dois me reprendre quand je parle de mes nouvelles baskets ("paniers" venus du terme basketball shoes, en fait trainers). Mes pauvres interlocuteurs doivent se poser des questions sur mes goûts en matière de cordonnerie!

Les Français semblent particulièrement friand de mots en -ing: brushing (blow dry), lifting (face lift), footing (jogging), (faire du) forcing (to pile on pressure), living (living room, lounge), pressing (dry cleaner), parking (car park), de standing (luxury), camping (campsite), zapping (channel hopping) ou encore relooking (makeover) n'existent pas en anglais, ou alors se sont des verbes conjugués. "I'm parking my car in the parking", c'est faux. "I'm parking my car in the car park," tout juste.

Au niveau vestimentaire, il y a aussi le smoking (de l'ancien smoking jacket, qui se dit dinner jacket), pull (de l'ancien pull-over, mais on dit plutôt jumper), slip (j'ai oublié de mettre mon 'glissé' !?! underwear, briefs), pantalon slim (Mais mince, où sont passé mes minces! skinny jeans). Et bien sûr les baskets et les tennis (trainers).

Il y a aussi travailler au black (illegal work, moonlighting), match (game), caddie (trolley), chips (c'est l'influence américaine, ici on dit crisps), tennisman (tennis player), les people (celebrities), puzzle (jigsaw puzzle), pompom girl (cheerleader) et catch (wrestling). Et last but not least, le talkie-walkie se dit ici walkie-talkie. Pourquoi a-t-on inversé le mot en français? Mystère!

Vous en connaissez d'autres?

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samedi 16 août 2014

Le Queen Elizabeth Olympic Park

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L'autre jour j'ai enfin été me promener dans le dernier-né des parcs londoniens: le Queen Elizabeth Olympic Park. Je l'avais découvert en 2012 lors des Jeux Olympiques. Après deux ans de travaux d'aménagement, il a réouvert en avril cette année.  

L'entrée principale se trouve à Stratford, où l'on doit traverser le centre commercial géant de Westfield avant de pouvoir accéder aux espaces verts. La première chose que l'on voit, c'est le centre aquatique de Zaha Hadid:

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Après avoir accueilli les exploits de Tom Daley et compagnie, c'est aujourd'hui une piscine publique. Vous pouvez vous y baigner et vous prendre pour un champion de nage papillon (mais mieux vaut réserver en avance, toutes les infos ici). Il y aussi une galerie pour les spectateurs, que j'ai ratée mais qui vaux sans doute le détour car le lieu en forme de baleine, et ses plongeoirs élégants ont vraiment l'air super.

On peut également simplement se promener autour du stade (toujours en travaux) et de l'Orbit:

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Mais je trouve cette tour d'observation décevante esthétiquement, et je ne suis pas prête à débourser 15 livres pour ça, en tout cas pas cette fois ci. Si vous y êtes allé dites moi ce que vous en avez pensé!

Peut être que quelques descentes sur le toboggan traditionnel, le Helter Skelter, dont la forme a inspiré celle du Orbit, valent-elles plus la peine?

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Sinon pour la vue vous pouvez toujours pique-niquer sur le South Lawn, avec vue sur Canary Warf et le Shard:

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Et le café View Tube, juste au sud du parc existe toujours, et est toujours aussi sympa.

Mais je dirais que ce qui vaut vraiment le coup d'oeil, ce sont les jolis jardins dessinés par les mêmes paysagistes que la fameuse High Line de New York. 

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De jolies plates-bandes, des zones très variées, des bancs un peu différents, des installations d'artistes... Il y a toujours quelque chose d'un peu inattendu au détour d'un chemin.

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Dommage que les immeubles moches des alentours gâchent l'horizon...

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Il y a aussi 25 oeuvres d'art installées dans le parc, dont celle-ci:

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Vous pouvez découvrir les oeuvres d'art et bien d'autres choses grâce à des balades toute préparées. Il y a même un parcours pour les enfants à télécharger. Les petits par ailleurs adoreront les fontaines et les terrains de jeux, et même d'escalade, situés au centre du parc:

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Remontez la grande esplanade vers le nord pour vous promener dans une zone un peu plus sauvage, avec des marécages aux bords de la Lea River.

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Vous y trouverez également le Timber Lodge café et l'excellent Tumbling Bay Playground, avec ces jeux d'eau, de sable, de grimpe et j'en passe et des meilleurs. Autant dire que c'est pris d'assaut par les familles le weekend.

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Enfin, à l'extémité nord du parc se trouve le 'Pringle', le vélodrome olympique, un Velopark lui aussi ouvert au public. Vous pouvez louer des vélos pour faire le tours de quatre circuits, ou boire un café en admirant les casses-cou sur leurs BMX.

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Avec un peu de chance les mecs en shorts vous ferons un petit coucou en passant!

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> Pour plus de renseignements sur le parcs et les nombreuses activités proposées, visitez le site très complet du Queen Elizabeth Olympic Park, Notez que c'est un parc très accessible pour ceux en fauteuils roulants. 

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mardi 29 juillet 2014

Les 99 ice creams

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Ah, les 99! C'est un peu comme les carambars ou les fraises tagada, tu sais que c'est dégueu mais tu ne peux pas t'empêcher de te jeter dessus. Surtout s'il fait chaud et que tu es au bord de la mer... Pour les Britanniques cette glace – une pirouette de glace vanille (40% air) dans un cône en carton, piquée d'une Flake – une barre de chocolat friable créée en 1920 par Cadbury pour utiliser les restes des moules des autres barres de chocolat –  c'est toute leur enfance.

Quant aux touristes ils se font toujours avoir: 99 ne veut pas dire 99p... Et la barre de chocolat ne fait pas 99mm. Le nom-chiffre reste mystérieux, à tel point que la BBC publie même des articles sur le sujet. Certains prétendent que cela vient de la garde Suisse du roi d'Italie, consistant de 99 hommes (en fait pas du tout), et devenu un synonyme de tout ce qui est spécial et super. La meilleure explication à mon avis: "It is called 99 because it takes 99 seconds to eat." Et en voici une autre plus lettrée: "Because in roman numerals 99 is IC - Ice Cream".

Pas étonnant donc que le photographe anglais Luke Stephenson aie décidé de partir à la recherche des meilleurs 99s du pays, parcourant les côtes de ice cream parlour en ice cream van pour son projet 99 x 99s.

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Il a passé 25 jours dans son mini camper van à la recherche de ces fameuses 99s, photographiant les différents modèles dans son studio à glace ambulant – c'est plus difficile que cela en à l'air quand le sujet fond plus vite que son ombre (ou quand il y a des mouettes qui rodent).

Le résultat est alléchant:

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Surtout celle-ci d'un 99 classique, sans sauce ni paillettes (quelle houpette, on dirait Elvis!): 

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Stephenson a aussi pris en photo les kiosques des vendeurs de glace, qui sont souvent superbement et kitschement décoré, j'adore:

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Sans oublier bien sûr la traditionnelle camionnette, que vous entendez sans aucun doute passer à côté de chez vous:

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Le projet est maintenant un livre, fondé par une campagne Kickstarter qui a eu énormément de succès, récoltant presque le double des fonds nécessaires. Quand je vous disait que les Brits aiment leurs 99s, je ne vous mentais pas!

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Profitez bien des beaux jours pour manger quelques 99s! Mais peut-être pas 99, ça fait beaucoup quand même...

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jeudi 24 juillet 2014

Dernières nouvelles

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Petite sélection des nouvelles britanniques qui ont retenu mon attention ces derniers jours:

On commence comme il est coutûme en cette contrée par la météo. Et bien il fait chaud, très chaud! 34 degrés l'autre jour. Il fait plus chaud ici qu'aux îles Canaries, et des fruits exotiques poussent dans le Dorset – les Brits sont très fiers. Y'en a même qui bronzent sur les plages de la Tamise à marée basse (photo ci-dessus). Du coup moi j'ai envie de passer le reste de l'été là:

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(Slapton Sands, Devon)

David "Calm down, dear" Cameron vire des mecs de son cabinet pour ramener plein de meufs (trop tard mon gars tu ne gagnera pas de vote des mamans). Le torchon qu'est le Daily Mail transforme le chemin vers 10 Downing Street en podium de mode, critiquant la tenue vestimentaire des nouvelles ministres et créant comme d'habitude un scandale.

Même Nick Clegg se moque d'eux (certains disent que c'est la meilleure chose qu'il aie fait depuis qu'il est au gouvernement. Et le New Stateman fait une super parodie.

Bla bla bla Prince George bla bla bla royal royal bla bla bla dungarees bla bla.

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Heureusement qu'il y a les Finlandais pour donner un truc utile.

Le UK est contre la guerre en Palestine ou en Ukraine, mais par contre comme le dit très bien ce journaliste ici, ne se gène pas pour vendre des armes au pires clients imaginables.

La cérémonie d'ouverture des Commonwealth Games à Glasgow: cornemuses, Loch Ness et Irn bru. Alors qu'on parle de plus en plus du référendum sur l'Écosse indépendante.

PS Il existe une Prout Street à Londres!!! Je l'ai rajoutée à ma liste ici.

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jeudi 17 juillet 2014

Eton mess

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I'm back! Je suis toujours dans les cartons, mais maintenant j'ai une connection internet, mon ordi est déballé, et je me sens à nouveau au 21ème siècle. Je vous ai manqué? Ou vous étiez trop occupés à profiter du beau temps je pense... En tout cas moi cela m'a fait très bizarre cette petite cure de désintox, mine de rien cela faisait quatre ans que je n'avais pas arrêté de bloguer aussi longtemps. Ouf.

Comme promis je reviens en force avec une recette typiquement summery et totalement délicieuse: l'Eton mess (bien deviné Clairette!). Il s'agit d'un mélange de bouts de meringue, fraise et crème chantilly que l'on mange ici dès que les fraises du Kent apparaissent dans les étals (et cette année comme il a fait beau, il y aura encore des bonnes strawberries jusqu'en septembre me dit-on).

C'est un vrai mess (foutoir) servi tout simplement dans un bol ou une jolie coupe en verre (même pas cassée dans le déménagement!), mais qu'est ce que c'est bon!

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Ce plat viendrait du fameux Eton College près de Windsor, où il était servi durant le match annuel de cricket contre Harrow School, et vendu dans les années 1930 sous forme de fruits et glace dans le magasin de bonbons des écoliers. Le dessert aurait été inventé lorsqu'un Labrador s'est assis sur le panier de pique-nique, écrasant les fraises et les meringues – complètement faux, mais rigolo.

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Le mélange de fruits frais, crème légère et meringue croquante est imbattable! Sympa aussi pour emporter en pique-nique cet été, en le transportant dans un grand tupperware dans la glacière, puis en servant tout ça dans des verres en papier ou plastique.

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Si vous voulez une version plus "saine", vous pouvez remplacer la crème chantilly par du yaourt (grec), c'est pas mal non plus. Et bien sûr les fraises peuvent être remplacées par d'autres baies ou même de la compote de rhubarbe.

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Eton mess
Ingrédients (pour 4 personnes)
- 400-500g fraises
- 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
- 300ml de crème chantilly (whipping cream)
- 4 meringues (meringue nests)*

1. Lavez les fraises et réservez en 4 pour décorer. Enlevez toutes les feuilles, et coupez en gros morceaux. Passez environ un tiers des fraises au mixer pour obtenir une sorte de coulis.
2. Fouettez la crème chantilly avec le sucre en poudre. Brisez les meringues en petits morceaux, et mélangez avec la crème. Rajoutez les fraises et le coulis, mélangez (mais pas trop).
3. Placez ce mélange dans quatre jolies coupes, et décorer avec les fraises qui restent. Servir bien froid, et déguster le jour même sans quoi les meringues seront toutes molles.

* Faites les vous-même. C'est pas grave si elles ne sont pas parfaites, de toute façon elles seront en petits morceaux dans le mess. Mon mélange était trop liquide, j'ai tout étalé sur une plaque et cela a très bien marché quand même.

 

PS: pour cause de peinture, ouverture de cartons et construction de meubles I%£@, le blog risque de tourner au ralenti ces prochaines semaines. C'est les vacances d'été après tout!

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