Londres calling

lundi 20 avril 2015

Le jardin secret de Johanna Basford

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Véritable phénomène du monde l'édition, Johanna Basford a inventé à elle seule le livre de coloriage pour adulte au Royaume-Uni. Un genre qui remporte un succès inattendu en France comme en Angleterre, où cinq sur 11 des plus grands bestsellers en ce moment sont des carnets à colorier. Basford, 31 ans, originaire d'Écosse, a vendu plus de 1,4 million de ses livres, remplies d'illustrations fantaisistes de jardins parfaits à la végétations luxuriante.

Basford a passé toute son enfance dans la nature, à construire des cabanes et nager dans le loch (ses parents sont pisciculteurs, ses grandparents étaient jardiniers), et son amour pour les fleurs, les animaux et les insectes est sans fin. Si elle n'avait pas fini illustratrice, elle serait devenue fleuriste, dit-elle. Et ce n'est pas pour rien que son livre préféré, c'est Alice au Pays des Merveilles, et son univers enchanté.

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Photo: Lifestyleetc

Après avoir monté son entreprise de papier-peints faits à la main, elle s'est reconvertie dans l'illustration. Fine businesswoman, Basford s'est fait connaître en distribuant certain de ses dessins gratuitement. Lorsqu'on lui a demandé si elle voulait faire un livre de coloriage pour enfant, elle a répondu du tac au tac: non, mais un pour adulte, avec plaisir! Après une minute d'hésitation, l'éditeur lui a donné carte blanche.

Ses livres, comme Secret Garden et Enchanted Forest, ont remporté un succès inattendu. Et ses lecteurs/colorieurs sont nombreux, et divers, cherchant dans cette activité absorbante et presque méditative une sorte de thérapie: 'I have Wall Street bankers, people in hospital recovering from strokes and other illnesses doing the books. Psychologists and therapists tell me they give them to their patients. Teenagers do them to beat exam stress. Lots of people email me to say they're using the books to get through a tough time.'

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Photos: Cultpens

Elle crée toutes ses illustrations en noir et blanc, à la mains, et recommande des Staedtler Triplus Fineliners pour les colorier.

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Photo: Gentlemancrafter

Vous pouvez voir les oeuvres de ses lecteurs ici. C'est facile de devenir accro, mais attention à ne pas déborder!

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vendredi 17 avril 2015

Honey & Co

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Un jour où j'avais envie de vacances, et ma copine de falafels, on a décidé d'aller essayer Honey & Co, un café près de Warren Street. Recommandé par tous les gourmets de Londres, c'est un tout petit espace avec un joli sol en carreaux où l'on peut déguster des petits plats du Moyen-Orient préparés par le couple Israélien Sarit Packer et Itamar Srulovich – photo ci-dessous, regardez comme ils sont mignons!

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Et bien nous n'avons pas été déçues – ce fut un vrai régal. J'irais même jusqu'à dire que c'est là-bas que j'ai découvert pour la première fois la raison d'être des falafels. Jusqu'alors, j'avais cru que c'était des boules de purée de pois chiches frites – bof. En fait, ce sont des petits nuages de pois au goût délicat et à la coque croquante à souhait... Cela vaut la visite, surtout quand c'est accompagné par de jolies salades de légumes de saison (c'est le mezze pour deux, à prendre en entrée)

Kitchengoodies
Photo: Kitchengoodies

J'ai ensuite pris une assiette de mafroom, des boulettes de poisson aux herbes servies avec une sauce tomate épicée (presque comme une soupe de poisson) et du couscous... miam.

Dimshum
Photo: Dimshum

Mais il y a aussi de l'agneau épicé et du poulet rôti sauce fromage de chèvre. Et en boisson, des limonades et thés froids rafraîchissants, ainsi que des vins français et italiens.

Le truc incroyable, à ne rater sous aucun prétexte (même les serveuses semblent totalement accros) c'est ce dessert: le cheesecake au miel de Regent's Park sur lit de cheveux d'ange. Apparemment le secret c'est de mélanger de la féta avec le cream cheese. Vous m'en direz des nouvelles.

Foliejolie
Photo: FolieJolie

Accompagné par un café à la cardamone, c'est équivalent à un vol direct pour l'autre côté de la Méditerranée. En parlant de dépaysement, n'oubliez pas d'allez faire un tour au petit coin: c'est une mini-cour avec vue sur la cuisine, et c'est vraiment trop mignon.

Enfin avant de repartir, vous pouvez même acheter des confitures et cookies pour la route. Et si vous voulez y retourner, il parait que les petits-déj/brunch sont aussi super.

Hollyhock
Photo: Hollyhock

> Honey & Co, 25a Warren St, W1T 5LZ. Métro Warren Street. Réservations essentielles: Tel 020 7388 6175.

 

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dimanche 12 avril 2015

Dernières nouvelles

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• Casse du siècle à Hatton Garden des centaines de diamants envolés; les voleurs seraient peut-être à l'origine de l'incendie de Holborn

• Pour la première fois, la Boat Race permettait aux femmes de concourrir le même jour et sur le même parcours (mais pas en même temps, faut pas exaggérer!) – un projet soutenu par Helena Morrissey, big boss et mère de 9 enfants, et la présentatrice vedette Clare Balding...

• Il a des millions de barrils de pétrole enfoui sous le sud du pays

• La campagne électorale bat son plein (et on a tous déjà envie de faire comme l'écolière ci-dessus)

Londres est hyper poluée – vendredi dernier en particulier était horrible – mais aucune intervention du gouvernement pour essayer de résoudre le problème...

Un nouveau design pour les pylons électriques britanniques

• Ici on sort de la case prison avec £45 en poche. Comment s'en sortir, et comment ne pas récidiver?

• Sue Perkins du Great British Bake Off est favorite pour remplacer Jeremy Clarkson à Top Gear. Fingers crossed!

• fini la paix, on peut désormais téléphoner dans le Tube (enfin si on a le bon téléphone)

les patins à roulette ont été inventés à Londres (au 18ème, par un Belge!)

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mercredi 8 avril 2015

Valises et portmanteaux

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‘Bobo’, ‘adulescent’, ‘informatique’, 'motel' ou même ‘franglais’ – vous avez sûrement déjà entendu un mot-valise – les Québécois sont particulièrement friands de ces néologismes, comme ‘courriel’ et ‘clavardage’… Mais il ne faut pas les confondre avec les mots composés, car ils consistent d'éléments tronqués plutôt que de mots entiers. Ainsi, 'étoile de mer' ou starfish est un mot composé; une version valise serait plutôt 'étmer' ou 'stish'.

En Anglais cela s’appelle des portmanteau words, car portmanteau désignait autrefois une valise à deux compartiments, tout comme ces mots créent un nouveau sens en alliant deux différents concepts. Ce terme a été inventé  en 1871 par nul autre que Lewis Carroll, auteur de Alice in Wonderland  (qui fête cette année ces 150 ans) et Through the Looking-Glass. Dans ce dernier, Humpty Dumpty explique à Alice: "You see it's like a portmanteau—there are two meanings packed up into one word."

Carroll a inventé de nombreux mots-valises; certains, comme chortle (chuckle + snort), un rire-grognement traduit en français par gloussement, étant devenus très courant en Anglais. Mais il n'est pas le seul: il me semble que de ce côté de la Manche on adore créer de nouveaux mots. Que ce soit pour rire, pour inventer un nouveau concept, pour adapter la langue au monde d'aujourd'hui – peu importe les raisons, on crée des portmanteaux à la pelle.

Les médias les utilisent pour décrire des couples célèbres comme Brangelina (Brad Pitt + Angelina Jolie), des nouveaux concepts comme le glamping (glamour + camping, ou camping de luxe) ou metrosexual, (metropolitan + heterosexual; citadins soucieux de leur apparence), ainsi que des nouveaux moyens de communication, comme edutainement (education + entertainment), docudrama (documentary + drama), blog (web + log), vlog (video + log) ou emoticon (emotion + icon).

Souvent, il suffit de changer le début d'un mot pour lui donner des connotations bien différentes: un documentaire de rock devient rockumentary; un faux documentaire mockumentary; un documentaire scandaleux shockumentary. Parfois, un mot met le doigt sur l'air du temps, comme bankster (banker + gangster) pendant la dernière crise financière, un phénomène de société comme sexting (sex + texting), ou un problème contemporain comme les chuggers (charity + muggers) qui tentent de vous recruter à leur cause en vous alpaguant sur le trottoir, ou les workaholics (work + alcoholic) et shopaholics.

Certains mots portmanteaux comme brunch (breakfast + lunch) ou smog (smoke + fog) sont anciens; d'autres viennent de la fin du 20ème siècle, comme bootylicious (booty + delicious; voluptueuse); bodacious (bold + audacious; fabuleux) et chillax (chill + relax). Il y aussi les très courants mocktail (mock + cocktail; cocktail sans alcool); spork (spoon + fork), jeggings (jeans + leggings)... J'aime particulièrement frenemy (friend + enemy; un soi-disant ami dont les actions sont plutôt celle d'un ennemi); ginormous (gigantic + enormous) et affluenza (affluence + influenza; stress/grippe causé par la surexposition à la société de consomation).

Enfin, ces dernières années ont vu apparaître des "portmanteaux pour hommes", transformant un mot neutre ou à connotation féminine en vocabulaire de genre masculin: une histoire d'amitié entre mec se dit bromance (brother + romance); un mec qui met du mascara est un guyliner (guy + eyeliner); un sac pour homme est un manbag (man + handbag); un mec avec une poitrine a des moobs (man + boobs); des leggings pour mecs ce sont des meggings (male + leggings)...

Man est aussi utilisé comme un préfixe péjoratif pour décrire des moments de sexisme ordinaire, comme dans mansplaining (man + explaining; le fait dE donner des explications souvent incorrectes sur un ton condescendant pour bien montrer qu'il sait tout et est le plut fort); mantisocial (man + antisocial, comportement antisocial typiquement masculin, comme pisser partout) et manterrupting (man + interrupting, le fait d'interrompre d'une conversation pour prouver qu'il est le plus intéressant). Le mot composé manspreading (le fait de s'assoir avec les jambes super écartée pour marquer son territoire) est du même genre.

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mercredi 1 avril 2015

Poldark

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Move over Downtown Abbey! La série dont tout le monde parle aujourd'hui c'est Poldark, un costume drama qui se joue au 18ème siècle en Cornouailles. Robes à corset, chevauchées, duels, combats de classes, histoire d'amour impossible: c'est du grand spectacle et les Anglais en redemandent – surtout l'office du tourisme des magnifiques Cornouailles, ravi de l'intérêt qu'on lui porte (tout promet d'être complet cet été, c'est comme l'effet Broadchurch).

Basé sur romans historiques de Winston Graham, déjà adaptés dans les années 1970 par la BBC avec énorme succès, Poldark est l'histoire d'un capitaine de l'armée britannique qui rentre chez lui et apprend que son père est mort, son héritage ne vaut rien, et sa belle se marie avec son cousin. Face à l'adversité, il remonte les manches, aide ses prochains, et marie sa bonne. Tout un programme...

Ross Poldark est joué par Aidan Turner, un acteur irlandais autrefois excellent en vampire dans Being Human (je recommande) et en nain dans The Hobbit. Ici il trouve un rôle à la mesure de ses boucles, un gentleman rebel dont tout le monde tombe amoureux. Selon la scénariste Debbie Horsfield, ce héros romantique emprunte à 'Darcy, Heathcliffe, Rochester, Rhett Butler et Robin des Bois' – bref, il va en briser des coeurs (Twitter explose à la moindre scène torse-poil, qui vaut à elle seule leur redevance télé selon certains)  

Tout cela est très bien filmé – en particulier les paysages idylliques des Cornouailles, les scènes sur les falaises près des mines d'étain, lorsque les femmes attendent les bancs de pilchard, ou que l'héroine Demelza (une excellente Eleanor Tomlinson) se promène dans les champs... En bonus, on entend cet accent si particulier, qui me fait tout de suite penser au grand large et aux pirates...

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Si vous êtes en Angleterre, tout est sur BBC iPlayer...

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mercredi 25 mars 2015

Savage Beauty, l'expo Alexander McQueen au V&A Museum

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Ça avait pourtant mal commencé: ayant acheté mon billet un mois à l'avance, pour un après-midi en semaine (un créneau que je pensais plutôt calme), je me suis retrouvé à faire la queue, pendant 20 minutes, avant de pouvoir rentrer. Même une fois à l'intérieur, j'ai du me mettre sur la pointe des pieds pour admirer certaines des robes d'Alexander McQueen. Comme en plus, en guise de brochure, on m'a mis donne pour patienter une publicité à peine déguisée pour la marque de bling bling qui sponsorise le truc, je me suis dis que je m'était fait complétement avoir.

Eh bien j'ai tout de suite changé d'avis, car cette exposition dédié au couturier Lee Alexander McQueen, né à Lewisham en 1969, mort à Mayfair en 2010 – toute une trajectoire – est simplement spectaculaire. Ses créations extraordinaires, faites de plumes et de diamants, sont présentées des décors magiques (créés par ses collaborateurs Sam Gainsbury et Joseph Bennett) et accompagnée par de la musique – le résultat est captivant.

"I want to be the purveyor of a certain silhouette or a way of cutting, so that when I'm dead and gone people will know that the 21st century was started by Alexander McQueen," dit le couturier, pas humble pour un sou, mais avec raison – la première pièce, dédiée à l'influence qu'à eu son apprentissage de tailleur à 16 ans, sur Saville Row, est remplie de vestes, de ses pantalons 'bumsters', tous avec des coupes magnifique. McQueen disait commencer par dessiner les silhouettes de profil, le côté le plus difficile.

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Étudiant à la fameuse St Martins School of Arts, il emballe le monde de la mode (en particulier Isabella Blow) avec ses créations originales. "I find beauty in the grotesque, like most artists. I have to force people to look at things," disait-il. L'expo retrace toutes ses influences, de ses origines écossaises, au gothique victorien et Jack the Ripper, aux voyages lointains, et la nature.

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J'ai particulièrement aimé ses robes en plumes, fleurs séchées et en coquillages, ainsi que la salle 'tribale' avec des costumes inspiré des cultures primitives, mais l'exposition est très complète et l'on retrouve des créations de la plupart de ses collections.

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La pièce maîtresse de l'exposition est sans aucun doute le Cabinet de Curiosité, un espace avec des hauts plafonds et des étagères remplies de créations plus belle les unes que les autres. 

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L'occasion d'admirer de plus près les accessoires magnifiques, comme les bijoux créés par Shaun Leane, et les chapeaux de Philip Treacy:

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L'occasion également de voir des clips de ses shows, toujours présenté de manière provocante ou théatricale (McQueen ayant aussi travaillé pour les créateurs de costumes de théâtre Angels & Berman): les mannequins se déplacents sur un jeux d'échec géants, sont entourée par une ligne de feu ou se font sprayer de la peinture sur leurs robes blanches par des robots automobiles. La salle suivante montre uneKate Moss fantomatique apparaissant dans un hologramme.

Si vous ne pouvez pas y aller, explorez ce mini-site du V&A pour plus de photos et d'informations.

> Savage Beauty, jusqu'au 2 août, V&A Museum (Métro: South Kensington).

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samedi 21 mars 2015

Le "cup of tea effect"

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C'est une des conséquences les moins visible (enfin pour ceux qui ont vu quelque chose à travers les nuages) de l'éclipse de vendredi. Tout en écoutant Total Eclipse of the Heart de la chanteuse galloise Bonnie Tyler (trois fois plus demandée sur internet que d'habitude), les Anglais ont allumé leur télé pour suivre cela en direct, en buvant une tasse de thé. Le résultat: une augmentation de la demande en électricité de 600 MW, l'équivalent de 240,000 bouilloires. Pas grand chose, mais seulement parce qu'il ne faisait pas beau.

La National Grid était préparée, car elle a l'habitude de gérer ce qu'on appelle le TV pick up, ou 'cup of tea' effect – un phénomène typiquement britannique. Nulle part ailleurs tant de personnes regardent les mêmes shows à la télé en même temps; nulle par ailleurs tant de personnes allument leurs bouilloires (ou ouvrent leurs frigos) en même temps, et sur une si courte période (et cela même alors qu'il y a maintenant la télé sur demande).

Les plus grand pickups ont été enregistrés après:
- l'éclipse de 1999 (3000 MW)
- la demi-finale England v West Germany, Coupe du Monde 1990 (2800 MW)
- la fin de la série télé The Thorn Birds en 1984 (2600 MW)
- le quart de finale England v Brazil, Coupe du Monde 2002 (2570 MW)
- le marriage royal de William et Kate le 29 avril 2011 (2400 MW)
- l'épisode de Eastender du 5 avril 2001, durant lequel on apprend
qui a tiré sur Phil... (2290 MW)
- la finale England v Australia, Coupe du Monde de rugby 2003 (2110 MW)
- la victoire d'Andy Murray à Wimbledon en 2013 (1600 MW)

Comme le montre cette vidéo, le National Grid Energy Balancing Team est chargé de réguler tout ça. Ils sont bien préparés pour la hausse de demande qui a lieu tout les soirs à 21h (à la fin de soap operas comme Eastenders, plus de 1.75 millions de bouilloires sont allumées en même temps), et la baisse qui a lieu les jours comme le Boxing Day après Noël. Par contre, les matchs sportifs et les competitions de tennis, imprévisibles, sont un challenge. Ces power surges sont parfois équivalent à la consommation totale en électricité de la ville de Londres.  

Voilà de quoi vous faire méditer la prochaine fois que vous allumez votre bouilloire!

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mercredi 18 mars 2015

Discworld, de Terry Pratchett

Discworld

 

La mort de l'écrivain Terry Pratchett, auteur de la série Discworld, la semaine dernière a fait la une des journaux ici, car en Angleterre, la science-fiction n'est pas seulement une affaire de geeks (autre explication, également plausible: la population anglaise consiste en grande majorité de geeks). Certains, pour rendre hommage au grand écrivain populaire, ont même décidé de cacher son nom dans le code internet, pour qu'il vive éternellement et universellement sur le web (une idée inspirée par son 33ème livre, Going Postal).   

Discworld, c'est l'histoire des habitants d'un monde étrange en forme de disque, posé sur le dos de quatre éléphants eux-mêmes perchés sur le dos d'une tortue géante. C'est aussi et surtout une façon de parodier notre société, et de parler de toutes sortes de problèmes culturels, politiques ou scientifiques contemporains – l'étiquette fantasy est incroyablement réductrice dans ce cas. Small Gods parle de religion et de fanatisme, Making Money de capitalisme et The Witches de l'importance de l'esprit critique.

Comme Pratchett lui-même l'expliquait: "Recent Discworld novels have spun on such concerns as the nature of belief, politics and even journalistic freedom. But put in one lousy dragon and they call you a fantasy writer." ("Le thème des derniers romans Discworld ont inclus des questionnements sur la nature de la croyance religieuse, la politique et la liberté de la presse. Mais il suffit d'inclure un pauvre dragon et on se fait catalogué écrivain de fantasy")

Les romans de Discworld, ce sont le genre de livres avec couvertures criardes que l'on trouve dans toutes les gares et aéroports du pays, le genre de livre que j'ignore d'habitude en me disant que ce n'est pas mon genre. À force de les voir, et d'en entendre parler (ils se sont vendus à plus de 80 millions d'exemplaires, et traduits en 37 langues), j'ai craqué et j'ai ouvert The Colour of Magic, le premier de cette série. Et je me suis bien amusée. Ce livre, décrit par Pratchett comme étant un hommage au 25 ans passés à lire de la fantasy (tout a commencé à 13 ans, lorsqu'il a lu Lord of the Rings en 25h) regorge de blagues et suit les aventures du pauvre Rincewind, magicien raté qui s'en prend plein la figure.

D'autres personnages apparaissent ensuite, comme Death (la mort), qui parle toujours en PETITES MAJUSCULES, Granny Weatherwax, une sorcière pleine de sagesse qui défini le mal comme étant "lorsque l'on traite des personnes comme des choses"; Sam Vines, un policier qui déteste l'autorité; et Moist von Lipwig, le brigand et escroc au nom tout simplement parfait.

Discworld, c'est Tolkien qui ne se prend pas au sérieux et qui parle d'humains plutôt que de hobbits; c'est un cousin du également très drôle The Hitchiker's Guide to the Galaxy. C'est surtout plein de bons mots et de citations tout simplement parfaites (on dit souvent que Pratchett est l'un des auteurs les plus dignes d'être cité, après Shakespeare and Wilde).

Chaque fan a son préféré, du "So much universe, and so little time"; au philosophe "The presence of those seeking the truth is infinitely to be preferred to the presence of those who think they’ve found it" et "Wisdom comes from experience. Experience is often a result of lack of wisdom” ou encore “The trouble with having an open mind, of course, is that people will insist on coming along and trying to put things in it.” Personnellement, j'aime beaucoup le “If you have enough book space, I don't want to talk to you.” (Si tu as assez de place pour tout tes livres, je ne veux pas te parler").

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mercredi 4 mars 2015

Dishoom

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Situé à Covent Garden, King's Cross (ci-dessus) et Shoreditch, les trois restaurants Dishoom suivent tous une recette qui marche: des petits plats épicés délicieux, mélange d'influence indiennes et britanniques; un décor au charme suranné inspiré par les vieux cafés iraniens de Bombay; et le service rapide et efficace d'une opération rondement menée.

C'est ouvert toute la journée, on peut donc y prendre un petit dèj du tonnerre (voté de nombreuses fois comme étant l'un des meilleurs de Londres) ou juste s'y arrêter pour une tasse de massala chai.

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Pour vous transporter dans le Bombay des années 1950, les propriétaires sont allés chiner en Inde; le résultat ravira les fans de vintage:

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Samosa ou chicken tikka, on y sert des classiques...

The Cutlery Chronicles
Photo: TheCutleryChronicles

..ainsi que de très bons cocktails, y compris un Bombay Pimms et un chaijito qu'il faut s'empêcher de descendre trop vite en attendant une table (car c'est impossible de réserver pour moins de six personnes, et il y a toujours la queue aux heures de pointes).

Dishoom drinks
Photo droite: LondonFoodie

Park & Cube
Photo: Park & Cube

Je vous recommande les Gunpowder potatoes, cuites puis légèrement écrasées avec un mélange d'épices, d'onions frais et de coriandre – un délice.

CulinaryAdventuresoftheSpicescribe
Photo: CulinaryAdvenutresoftheSpicescribe

Et pour finir j'ai beaucoup aimé le crumble à l'ananas et au poivre...

Lanisays
Photo: Lanisays

Et pour couronner le tout, un repas pour deux avec cocktails ne coûte que £35 environ. De quoi donner envie de revenir!

Dishoom Covent Garden: 12 Upper St. Martin’s Lane WC2H 9FB. King's Cross: 5 Stable Street N1C 4AB. Shoreditch: 7 Boundary Street E2 7JE.

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lundi 23 février 2015

Mash-ups

Tout journaliste sait que l'on peut faire dire n'importe quoi à n'importe qui – tout est dans l'édition d'un texte ou le montage d'une video. C'est ce qu'a prouvé encore une fois Cassetteboy, nom sous le quel se cachent les spécialistes de video mash-ups Michael Bollen and Steve Warlin. À l'automne dernier leur video du rap de Cameron (ci-dessus) à fait un tabac. Ironiquement, c'est Cameron lui-même qui a légalisé l'utilisation d'un nombre restreint de clips normalement protégé par des copyright dans des videos à but satirique.

Cassetteboy se sont aussi attaqués aux infos et à l'émission The Apprentice. Il y a aussi ces videos de Swede Mason sur la question écossaise, et l'émission Masterchef. Et bien sur, les mash-up musicales sont toujours à la mode.

 

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jeudi 19 février 2015

Les jours de la semaine

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Une des premières choses que l'on apprend, quand on apprend l'anglais, ce sont le nom des jours de la semaine. Si familiers, et si différents, ils ont été adaptés aux dieux germaniques plutôt que de simplement repris des dieux romains comme en français. Ici les jours prennent toujours une majuscule, et rappellent clairement les origines nordiques des Britanniques. Contrairement aux Américains qui commencent leurs calendriers avec un dimanche, la semaine des Anglais commence le lundi:


Monday

Du vieil anglais Mōnandæg, ou Jour de la Lune. Une traduction directe du latin dies lunae, puisque le dieu de la lune dans la mythologie nordique s'appelle Máni. Si en français on pense tout de suite aux lundis au soleil, ici on est plutôt à parler de Monday blues (le retour au travail après le weekend)  genre "Blue Monday" (une chanson de New Order) et I Don't Like Monday des Boomtown Rats (Bob Geldof) et parfois Happy Mondays (un groupe de rock de Manchester). Selon la vieille comptine anglaise, "Monday's child is fair of face" (l'enfant du lundi a un beau visage)


Tuesday

Du vieil anglais Tīwesdæg. Cette fois-ci le dieu en question et Tiw, spécialiste es combat et stratégie de bataille, et donc un parfait contrepoint au dieu Romain Mars. Ici pas de Mardi Gras, mais un Shrove Tuesday, aussi connu comme le jour des crêpes (vous venez de le rater, c'était hier, ce n'est pas la même chose que la Chandeleur). Il y a aussi le Ruby Tuesday des Rolling Stones. "Tuesday's child is full of grace."


Wednesday

Sans aucun doute le plus difficile à écrire et prononcer, Wednesday vient du vieil anglais Wōdnesdæg, du dieu Wodan (connu aussi plus au nord sous le nom d'Odin), un dieu très important en Angleterre jusqu'au 7ème siècle (mais qui n'a pas grand chose à voir avec Mercure qui nous a donné mercredi). Le mercredi des Cendres se dit Ash Wednesday ici aussi. Au UK, le Black Wednesday fait référence à la crise financière de Septembre 1992, quand le gouvernement conservateur a dû retirer la livre sterling du système européen (et a fait gagner des milliards à George Soros). "Wednesday's child is full of woe" (pleine de malheur – peut-être pourquoi la fille de la famille Addams s'appelle Wednesday?)


Thursday

Du vieil anglais Þūnresdæg, du mot thunor, qui a donne "thunder" (tonnerre), Thursday est bien évidemment associés au dieu Thor, le plus fort de tous, et par extension au dieu Jupiter (Jeudi). Chaque année, lors de Maundy Thursday, la reine distribue des pièces de monnaies spéciales. Les Pet Shop Boys commence leur weekend les Thursday: Ici on dit souvent "Thursday is the new Friday" pour justifier les sorties au pub tardives les jeudi soirs... "Thursday's child has far to go" (l'enfant du jeudi à du chemin à faire).   


Friday

Du vieil anglais Frīgedæg, Friday tire son nom de la déesse Frige ou Freya, la femme d'Odin (dont l'équivalent latin est Vénus). Ici on se souhaite volontiers "Happy Friday" mais on dis pas trop TGIF (thank god it's friday) comme les Américains. On est superstitieux en Angleterre aussi, et on a peur du Friday 13, (quand aux marins anglais, ils n'aiment pas les vendredis en général, peut importe la date). Friday I'm in Love des Cure est plus positif, tout comme "Friday's child is loving and giving" (aimant et généreux).

Peut-être connaissez-vous le Friday Night, Saturday Morning des Specials (repris avec succès par Nouvelle Vague).

Saturday

Le seul jour qui aie gardé sa forme latine, du dieu Saturn, père de Zeus (en Scandinavie on dit plus prosaïquement Lordag, le jour de la lessive – rien à voir avec les dieux.) Mais bon, "Saturday's child works hard for a living" (travaille dur pour gagner sa vie). The Saturdays c'est aussi un girls band pourri comme le UK sait si bien en inventer.


Sunday

Du vieil anglais Sunnandæg, le jour du soleil. En Anglais on garde les anciennes connotations païennes, alors que dans les langues romanes comme le français, on a changé le nom en jour du seigneur (dies dominica). Le Sunday du groupe londonien Bloc Party fait référence au boozy sundays adorés des Anglais, qui passe souvent le week-end a cuver leurs soirées. Il y a aussi le Sunday Times et les énormes Sunday papers. "But the child who is born on the Sabbath day Is fair and wise and good in every way" (L'enfant du dimanche est beau, et sage et bon)

Ah si seulement on avait des semaines de huit jours comme le chantaient les Beatles!

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dimanche 15 février 2015

Leighton House Museum

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Un véritable palais des mille et une nuits se cache derrière la façade de briques rouges de la maison du peintre Frederic Leighton, près de Holland Park. Depuis la rue, il n'y a qu'un petit bout de toit en forme de dôme et de drôles de créneaux en forme de petites pyramides qui mettent la puce à l'oreille, mais dès qu'on pousse la porte on se retrouve loin, très loin de Londres, dans un cadre digne d'un sultan. Une demeure originale pour un grand personnage excentrique comme les Anglais savent si bien en faire.

Peintre de l'époque victorienne, admiré de tous, Frederic Leighton était un fils de médecins du Yorkshire devenus riches au service de la famille royale russe. Sa carrière artistique démarra sur des chapeaux de roue: son premier grand tableau fut acheté par la reine Victoria herself. Il fini par devenir président de la Royal Academy, et est le seul artiste ayant eu l'honneur d'être anobli.

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Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre de son tableau ci-dessus, The Painter's Honeymoon (1864), Leighton ne s'est jamais marié. Aucun journal ni lettres privées n'ont été retrouvés, sa vie privée reste donc un secret complet. Par contre on sait tout de ses passions intellectuelles, apparentes dans le décor incroyable de sa maison.

Voyez le Arab Hall, une pièce conçue comme écrin pour sa collection d'art du Moyen-Orient, assemblée à la suite de nombreux voyages, et pour impressionner visiteurs (qui comptaient les plus grands noms de l'époque, du poète Robert Browning à l'artiste William Morris) et futurs clients. Elle est embellie avec du carrelage syrien datant du 17ème siècle:

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Tout est magnifique dans cette maison, escaliers compris:

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Au milieu trône un paon, symbole du mouvement Aesthetic auquel Leighton faisait partie. Ce courant artistique visait à réintroduire de la beauté dans un monde de brutes en créant des oeuvres d'art mélangeant le meilleur des cultures du monde entier. Une philosophie apparente dans la maison de Leighton, où cohabitent des mosaïques comme à Pompeï, des vases japonais, des coffres turques et tableaux de la Renaissance italienne.

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Normal pour un petit Anglais ayant grandi à Florence, Bruxelles, Frankfurt et Paris, et ayant appris son métier à Rome et en Allemagne. On peut s'imaginer l'artiste en plein travail dans son studio, aux grandes fenêtres ouvrant sur un jardin où poussent les narcisses:

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Après toutes ces grandes pièces, quelle surprise de voir la petite chambre (la seule chambre à coucher dans cette énorme maison!), toute simple en comparaison, où dormait le grand homme:

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Si vous en avez l'occasion, c'est sympa de visiter la maison lors d'une des ouvertures tardives (jusqu'à 20h30) de l'année. La prochaine aura lieu le jeudi 19 février.  

> Leighton House Museum, 12 Holland Park Road. Métro: Kensington ou High Street Kensington. Ouvert de 10h à 17.30 tous les jours sauf les mardis.

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mercredi 4 février 2015

Typically British

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Image: Toy Cassidy/Flickr

 

D'après l'historien David Starkey (réputé pour être le grincheux de service), la liste des caractéristiques typiquement britanniques est surprenante: "British values are “queuing, drunkenness, nostalgia, loving pets, self-loathing, wit and eccentricity” (faire la queue, s'ennivrer, la nostalgie, aimer les animaux, le dégoût de soi, l'esprit, et l'eccentricité.  Une liste faite en réponse à celle du gouvernement, qu'il trouvait "banale" et trop "gentille" (“Freedom of speech wasn’t won by being nice, it has been won by struggle with religion.”)

Comme en France, où l'on parle de valeurs républicaines,  la montée du terrorisme islamiste et des partis types FN et UKIP ont motivé le gouvernement à pousser les écoles à promouvoir les British values suivantes: “democracy, the rule of law, individual liberty and mutual respect and tolerance of those with different faiths and beliefs”.

Une décision qui ne fait pas l'unamité du public ni des professeurs. Comme l'explique ce directeur d'école, ce ne sont pas des valeurs British mais universelles: "All this talk about British values rather worries me. We try very hard to promote fundamental values but I don’t believe the British have an absolute monopoly on respect, honesty, trust or the importance of intelligent questioning. I don’t think Socrates would feel they are British values.”

D'autres font preuve de 'wit' (value voulant aussi dire "discount")

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Les commentaires des Brits glanés sur le net proposent d'autres caractérisiques: "Humour, self-deprecation, stoicism, fairness";  "Tolerance, Non judgmentalism, fairness, self deprecation and stoicism"; "Secularism, individual liberty, freedom of expression". Certains n'y vont pas de main morte du côté du self-loathing, avec des suggestions comme: "apathy"; "I don't think we have values anymore.";  "A growing culture of fear, state interference and threat in education"; "a tremendous feeling of superiority - especially about the modesty that they so loudly trumpet."

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samedi 31 janvier 2015

The Delaunay

Lady Loves Cake
Photo: LadyLovesCake

L'autre jour j'ai enfin découvert le Delaunay, ce grand café à la Viennoise (ouvert par les propriétaires de l'excellente Brasserie Zédel) et très vite adopté par les Londoniens. Située à Aldwych, à deux pas de Covent Garden, c'est une grande brasserie chic qui se cache derrière une entrée qui pourrait être celle d'un grand hôtel.

Delaunay

Mais on est rassuré dès qu'on voit le comptoir à bretzel et plats à l'emporter:

OneHandinthe CookieJar

La salle est grande, et bondée. Il vaut mieux réserver si vous voulez pouvoir goûter aux charmes de ce lieu à l'ambiance Mittel-Europa, avec ses garçons sur leur 31, ses nappes blanches et sont décor rétro à souhait. C'est l'endroit parfait pour un brunch, puisqu'une de leurs spécialités se sont les viennoiseries, bien sûr.

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Au menu: des schnitzels géants, des salades, des saucisses, des plats du jours anglais, français et italien, des oeufs, des fruits de mer... Les würsts, servies avec de la choucroutes et une salade de pomme de terre, sont délicieuses.

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Il y a aussi d'excellents desserts, comme ce strudel aux pommes, massepain et graines de pavot – un rêve:

Andy Hayler

Sans compter des sacher torte et des coupes de glace absolument énormes, et toutes les options végétariennes, afternoon tea, brunch, breakfast et à l'emporter...

Cerise sur le gâteau forêt noire: les horaires. Le Delaunay est ouvert jusqu'à minuit en semaine, ce qui explique sans doute pourquoi il est devenu le repère de nombreux acteurs et professionnels du théâtre, qui peuvent foncer y manger un steak tartare et un banana split après une représentation.

> The Delaunay, 55 Aldwych, London WC2B 4BB. Tél: 020 7499 8558

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mercredi 28 janvier 2015

Wolf Hall

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La nouvelle série télé dont tout le monde parle ici c'est Wolf Hall, dont le premier épisode a été diffusé mercredi dernier sur BBC Two. Il a attiré plus de 4 millions de téléspectateurs, un record pour ces dix dernières années. Incroyable pour une série au sujet avant tout politique, historique et plutôt sérieux, au déroulement très lent et à la fin (tragique) déjà connu de tous.

Réalisé par Peter Kosminsky, un spécialiste des séries politiques contemporaines, la série est vraiment de très bonne facture – certains critiques ont même décidé que c'était "close to perfect". Elle se penche sur l'histoire de l'ascension puis la chute de Thomas Cromwell, parti de rien, et arrivé au sommet de la cour des Tudors. Cromwell est joué par le très grand acteur Shakespearien Mark Rylance, avec Damian Lewis en Henry VIII et Claire Foy en Anne Boleyn.

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Petite parenthèse historique: l'un des sujets principal de cette période, la Réforme, a changé le pays à jamais. L'histoire est si incroyable qu'on dirait qu'elle a été inventée: Henry VIII, catholique, veut divorcer de sa reine Catherine qui ne lui a pas donné de fils. Le pape refuse. Henry VIII, avec l'aide de Cromwell, se sépare de Rome et fonde la Church of England, dont il prend la tête. Ainsi, il est libre de se marier (et de se remarier: c'est lui le fameux roi aux six femmes).

Oui, l'Angleterre a changé de religion officielle non pas pour des raisons de dogme et de protestantisme, mais bien parce que le roi voulait une nouvelle femme et un héritier. Et tout cela à encore des répercussions aujourd'hui, puis que la Church of England a évoluer de manière bien différente par rapport au catholicisme. Ici, un prêtre peut être une prêtre, peut ce marier (et divorcer), et depuis la semaine dernière, un évêque peut même être une évêque.

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Pour revenir à la série: on a beaucoup parlé des costumes somptueux, et surtout des scènes magnifiques éclairées de manière authentique, c'est à dire à la chandelle uniquement. Certains ont trouvé cela trop sombre, moi j'ai adoré cette ambiance, comme dans ce dîner où l'ont rencontre Mathieu Almaric en ambassadeur de la France (à droite):

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Le tournage a eu lieu dans des palais historiques, les plus belles maisons médiévales et Tudor du pays, comme Montacute House et Barrington Court au Somerset, Broughton Castle et Chastleton House en Oxfordshire, Penshurst Place dans le Kent, Berkeley Castle dans le Gloucestershire et St Donat's Castle au Pays de Galles. Parfois, comme la scène ou Cromwell rencontre Anne Boleyn, se sont les endroits exacts où les rencontres historiques ont eu lieu. L'éclairage, les costumes, les acteurs, tout est superbe.

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Le prochain épisode de cette série de six sera diffusé ce soir. Si vous n'avez pas accès à la BBC ou au iPlayer, je vous recommande également les livres de Hilary Mantel sur lesquels cette série est basée. C'est une trilogie, mais pour le moment seul les deux premiers sont sortis.

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Après cinq ans passé a décortiquer les quelques informations que l'on a encore sur la vie et l'oeuvre de Thomas Cromwell, Mantel a réussi a rendre vivant ce personnage intriguant, self-made man à l'enfance malheureuse devenu roi des manoeuvres politiques et juridiques. C'est raconté de manière totalement innovatrice pour un livre de fiction à caractère historique, avec le point de vue de Cromwell comme point de départ de toutes les scènes. Au début c'est dur à suivre, mais après quelques pages on devient complètement acro.

En se penchant sur un personnage à la mauvaise réputation, et en montrant d'autre facettes de sa personnalité, Mantel parvient à nous faire explorer les années 1520s et leurs machinations politiques, ainsi que des thèmes comme le devoir, la loyauté et la royauté. Grâce aux descriptions parfaites, aux scènes très visuelles, au rythme finalement rapide, on sel laisse prendre au jeu des Tudors. Cela m'a donné envie de lire le livre de Mantel sur la révolution française, A Place of Greater Safety.

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mercredi 21 janvier 2015

Poundon? Longapour? Boredon?

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Illustration: Soul of the Soulless City via Minecraft, Tate Modern Project


Londres est-elle en train de perdre son âme? Partout poussent des tours destinées à être des clapiers de luxe, voir des bureaux toujours à moitié vides... Au moins 230 gratte-ciels de plus de 20 étages doivent être construits dans la prochaine décennie. C'est la vengeance du verre sur la brique et la Portland stone. Avec ses tours viennent des espaces publics qui ne le sont pas vraiment, les privately owned public spaces comme à Paternoster Square (où les manifestants ne sont pas bienvenus...).

Viennent aussi des espaces aseptisés, sans charme, aux angles droits et baies vitrées, qui sont à l'opposé du Londres que j'aime, ce joyeux foutoir architectural. C'est le fric qui règne, comme toujours dans la capitale, mais cette fois cela va trop loin – trop loin en direction de Dubai, je veux dire. Les quelques belles façades qui restent ne sont justement que des façades, les bâtiments dont elles formaient la devanture étant démoli pour pouvoir construire encore plus de bureaux open-bland. Tout cela me fait penser à Singapour, avec ses différences d'échelles incroyables et cette sensation d'être dans une vitrine plutôt que dans une ville.

Une ambiance, un bout d'histoire, un coin un peu secret... cela se perd vite, et finalement, entouré par ces tours, on pourrait être n'importe où. Même les pubs, ces lieux si typiques et accueillants, sont menacé – la plupart sont transformés en, je vous le donne en le mille, appartements de luxe... Cela rapporte plus. Des endroits comme Soho perdent leurs institutions et leurs néons (notamment Madame Jojo's); des marchés de Camden et Spitalfieds sont tout refaits, brillants comme des centres commerciaux; et maintenant c'est au tout de Tin Pan Alley, adoré des musiciens, d'être menacé. À quand le tour de Chinatown? Je ne parle même pas de Leicester Square, un scandale depuis des années, et qui pour empirer la situation va troquer un cinéma art déco pour un truc ultra-fade. Qu'est-ce qu'on s'ennuie!

Il n'y a pas que les buildings: les gens aussi changent. Enfin plutôt ils s'en vont. La hausse des loyers (je vous en parlais déjà ici) fait que certains n'ont pas le choix; d'autres, comme les jeunes familles par exemple, préfèrent Birmingham, Bristol ou Nottingham, où tout est moins cher qu'à Londres. Comme l'explique cet article, c'est l'âme de la capitale qui est en danger. Certains quartiers, où les maisons aux prix exorbitants appartiennent à des gens qui ne passent que quelques jours par an à Londres, se vident et deviennent des villes fantômes. Quant au centre historique, c'est simplement un parc d'attraction pour touristes, disent certains Londoniens. Ici tout est à vendre: la London Eye à Coca Cola, le télécabine à Emirates...

Et enfin, les commerces et restaurants: l'avalanche de chaînes s'est transformée en tsunami, avec les mêmes dix marques occupant chaque coin de rue – dans la City, on peut à présent voir le prochain Prêt à Manger depuis celui où l'on se tient (un peu comme les stations de métro à Paris, mais en pire). Les loyers commerciaux du centre sont eux aussi trop chers pour permettre aux indépendants de se lancer. Ils sont repoussés dans les marges et dans les banlieues. D'où cette engouement pour les food trucs, des pop-ups, des supper clubs...

Avant de me prendre pour la pessimiste de service, comprenez que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment: ces derniers mois, j'ai entendu "The game is up for Zone 1; soon it will exist only as a nucleus of tourist hell, the city will become defined by its sprawl and the heart of it will be like Centre Parcs", sur Vice. "The future is a clean, dull city populated by clean, dull rich people and clean, dull old people. The future is joyless Michelin-starred restaurants and shops selling £3,000 chandeliers," suggère The Telegraph. Londres est en proie à une crise d'identité, explique Citylab. Et tout récemment, The Guardian a renchéri, se demandant "Are we loosing the London we love?"

Est-ce le prix à payer pour un nouveau King's Cross, un nouveau parc olympique, une nouvelle Battersea Power Station, un nouveau métro géant (Crossrail)? Maybe... maybe not.

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mercredi 14 janvier 2015

Private Eye

Private Eye


Il n'y a pas d'équivalent exact du Charlie Hebdo en Angleterre, mais il y a un autre magazine qui questionne sans relâche les autorités, quelles qu'elles soit: Private Eye. Vous n'y trouverez pas de dessins provocateurs (d'ailleurs aucun média ici n'a reproduit les caricatures du prophète) mais des informations certainement très shocking sur la corruption de la classe politique, les magouilles de la famille royale, l'hypocrisie des propriétaires des médias et les machinations de grands dirigeants (ça rappelle Le Canard enchainé).

Né dans les années 60, Private Eye est un magazine satirique bimensuel tiré à environ 200,000 exemplaires. C'est donc l'un des magazines d'actualité les plus lu du pays (battu de justesse par le très sérieux The Economist, mais devant The Week). Chaque numéro contient une couverture mixant souvent photo et bulles BD, des pages rapportant les derniers scandales, des petits dessins, et une dernière partie complètement surréelle, avec parodies et blagues plus ou moins fines.

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La mise en page n'est certainement pas leur point fort: tout est présenté de manière désuète ou à la manière d'un journal d'étudiant (d'ailleurs à l'origine s'en était un, The Salopian, fondé entre autre par le grand journaliste Paul Foot). On dirait que c'est toujours fait avec des machines à écrire, des ciseaux de la colle, et une presse offset. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, le contenu est de qualité (enfin dans la première partie sérieuse surtout), et provient à la fois des journalistes, des lecteurs et de whistleblowers.

Dans le dernier numéro par exemple, il y a les Rotten Borough Awards, qui récompensent les politiciens les plus pourris (le gagnant: le councillor David Hodge, du Surrey, qui s'est offert une augmentation de 60%, tout en refusant de payer un salaire décent de £7.65 par heure aux employés les moins bien payés du council); un éclairage sur qui sont vraiment les nouveaux Dames and Sirs adoubés par la reine cette année (du beau linge, vraiment); ou comment la famille royale empêche la BBC de diffuser le documentaire Reinventing the Royals...

Le rédacteur en chef de Private Eye s'appelle Ian Hislop, il est très drôle, vous l'avez peut-être vu dans l'émission Have I Got New For You.

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On y trouve beaucoup de in-jokes (blagues d'initiés) et de références et euphémismes obscurs. Il y a aussi des rubriques comme Ad Nauseam, sur les excès du monde de la pub, Street of Shame, sur le journalisme, ou HP Sauce (HP pour houses of parliament) sur les scandales politiques, et des comic strips montrant Ed Milliband en Mr Bean. Private Eye adore surtout renommer les choses: The Telegraph devient le Torygraph (tory c'est à dire Conservateur), la Serious Fraud Office devient la Serious Farce Office, la boite de sous-traitance Capita devient Crapita, et le Department for Transport (Dft) devient Daft (idiot). Cerise sur le gâteau: un mot croisé cryptique dont les réponses sont plus vulgaires les unes que les autres.

 

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vendredi 9 janvier 2015

À nous 2015

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Après avoir regardé en arrière avec le best of, allons de l'avant! Il se prépare tout plein de belles choses par ici cette année. Que ce soit côté culture ou politique, il va y avoir à faire. Voici à quoi vous attendre, mois après mois:


janvier

La meilleure façon de ne pas voir un des immeubles les plus moche de Londres – le Walkie Talkie – c'est d'être dedans. Trois restaurants et bars (Fenchurch Seafood Bar & Grill; Darwin Brasserie; Sky Pod) ainsi qu'une terrasse avec jardin ouvert au public sont perchés tout en haut de la tour et ouvrent ces jours-ci. L'endroit parfait pour un sunset cocktail? Ou un endroit corporate et boring? à voir...


février

La Hayward Gallery invite 7 artistes à se pencher sur l'histoire récente du Royaume-Uni pour son exposition History is Now (10 février - 26 avril). Avec des centaines d'objets historiques, et des thèmes comme la guerre froide, le féminisme et les célébrité, cela promet d'être intéressant.


mars

L'exposition Alexander McQueen: Savage Beauty (14 mars - 19 juillet) ouvre au V&A. Dédiée aux plus belles créations du styliste londonien, elle a déjà eu un grand succès à New York, donc réservez dès maintenant.


avril

On fête cette année les 150 ans du classique de la littérature britannique qu'est Alice in Wonderland de Lewis Carroll. Attendez-vous a de nombreuses pièces de spectacles, tea party et mini-festivals partout cette année. Le spectacle Alice Underground (2 avril – 31 mai) de la compagnie Les Enfants Terribles, dans The Vaults à Waterloo, semble particulièrement tentant...


mai

L'élection générale aura lieu le 7 mai – les Britanniques vont choisir un nouveau (j'espère!) premier ministre. Vous n'allez entendre parler que de ça dans les mois qui viennent...


juin

C'est le 800ème anniversaire de la Magna Carta, cette charte établissant les débuts de l'état de droit et de liberté individuelle, et fondement des textes de droits anglo-saxon, signée le 15 juin 1215. Vous pouvez la voir en vrai à Salisbury, Lincoln ou la British Library de Londres. Il y aussi des promenades découvertes sympa par ici. Et en parlant d'histoire, les Anglais fêtent aussi cette année deux victoires sur les Français: Agincourt et Waterloo!


juillet

La nouvelle galerie de l'artiste Damien Hirst, The Newport Street Gallery, devrait ouvrir cet été. Conçue par les architectes Caruso St John, elle est situé dans d'anciens entrepôts à Vauxhall, et s'étend tout le long d'une rue. On y trouvera plus de 2,000 oeuvres d'art, y compris des tableaux de Francis Bacon et Jeff Koons. Un nouveau concurrent pour la gallerie Saatchi...


août

Sherlock/Benedict Cumberbatch joue Hamlet de Shakespeare au Barbican (5 août-31 octobre). Tout est déjà sold out, mais le Barbican prévoit de vendre 100 billets par représentation, à £10 chacun. Bonne chance!


septembre

C'est l'arrivée du métro 24h! C'est-à-dire qu'à partir du 12 septembre, le métro (Jubilee, Victoria et la plupart de la Picadilly, Central et Northern) fonctionneront toute la nuit les vendredis et les samedis. Ah et aussi mais cela n'a rien à voir: l'artiste chinois Ai Wei Wei expose à la Royal Academy (19 septembre - 13 décembre). Le thème principal: la liberté de création. Cela promet.


octobre

C'est le London Film Festival (10-25 Octobre) avec son lot de premières et de stars, et c'est aussi la sortie du nouveau James Bond, Spectre. Comme Skyfall il est réalisé par Sam Mendes, avec Daniel Craig. Dans un tout autre genre, il y a aussi la sortie de Suffragette, un film dans lequel Meryl Streep joue la féministe britannique Emmeline Pankhurst...

novembre

Le National Maritime Museum se penche sur la fin du 17ème siècle en prenant pour guide Samuel Pepys, l'auteur d'un journal remarquable, racontant l'arrivée de la peste à Londres ou le grand incendie de 1666. 'Samuel Pepys: Plague, Fire and Revolution' (20 novembre – 28 mars): tout un programme.


décembre

Le quartier de King's Cross continue sa transformation incroyable – j'ai vraiment hâte de voir le résultat final. Prévu pour la fin de l'année: un nouveau parc dans un ancien gazomètre près du canal; un nouveau restaurant D&D London dans l'ancien bâtiment du German Gymnasium; un nouveau supermarché Waitrose ultra moderne avec école de cuisine géante. Jamie Oliver va aussi installer son QG, ainsi qu'un pub et restaurant, dans les très jolis Fish & Coal Buildings.

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mardi 6 janvier 2015

Le Best of

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Illustration: jolie carte d'anniversaire par Ruka-Ruka, en vente chez Molly Meg


Cela fait cinq ans que j'écris ce blog pour mon plus grand plaisir (et j'espère pour le vôtre aussi). Je me penche sur toutes sortes de sujets, mais je trouve toujours cela fascinant de voir quels sont les billets qui sont le plus commentés et appréciés. Parfois, je ne comprend pas bien pourquoi certains articles – comme celui sur Where's Wally par exemple – deviennent très populaires, mais bon pourquoi pas!!!

Pour fêter cet anniversaire, voici un petit Best of des billets Londres Calling les plus populaires. Voilà ce que j'ai appris sur vous, mes chers lecteurs:

1.
Vous adorez la bouffe anglaise, si si! Enfin surtout le English breakfast (et toutes mes autres recettes aussi!)

2. Vous imprimez volontiers mes quelques balades illustrées (Tate Modern-Angel; Les Marchés du East End; Richmond; En Routemaster) pour vous promener à Londres. Tant mieux, parce que je planche dessus pendant des jours et des jours!

3. Vous aimez le côté pratique du blog, comme cet article sur les aéroports de Londres.

4. Vous êtes des radins affamés...

5. Et des fanas de shopping.

6. Vous voulez jurer allégeance à la reine et devenir Britannique?!?

7. Comme moi vous aimez les belles librairies, les polices d'écritures et les couleurs de Londres.

8.  Vous aimez mes petits dessins Londres vs Paris. D'ailleurs, cela vous plairait-il d'avoir un poster A3 de la série comme celui-ci? Si oui faites-moi signe pour que je voie si le projet est viable.

9. Vous vous demandez toujours Où habiter à Londres?

10. Les Britanniques sont encore parfois un mystère pour vous, comme pour moi.


Ah et aussi vous êtes surtout basés en France, et vous êtes de plus en plus nombreux! Pourvu que ça dure!


Y-a-t-il un billet Londres Calling qui vous a particulièrement plu, énervé ou marqué? If so, let me know dans les commentaires ci-dessous. Je le rajouterai à cette liste, que l'on trouvera en haut à gauche, dans la section Pages.

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dimanche 21 décembre 2014

Merry Christmas!

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Avez-vous été sages comme des images? Really? Avez-vous laissé assez de commentaires sous mes billets, postés avec assiduité et gratuité pour vos beaux yeux, tout au long de l'année? (eh oui comme je vous l'expliquais ici, mon seul salaire, c'est vos commentaires, vos likes, vos recommendations, vos partages – il n'y a pas de pub ni de publireportages dans mes messages...)

Mmmmmm... emmmmm. Let's see... Bon d'accord, avec presque 200 commentaires, et plus de 207 333 visiteurs et 304 889 pages vues cette année, vous avez mérité de trouver un petit cadeau sous le sapin de Londres Calling...

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Comme chaque année, je vous ai préparé un calendrier A4 très pratique à mettre sur votre frigo, avec les jours de congé français en bleu, et les bank holidays anglais en rouge, comme ça vous pouvez tout prévoir, weekends à Paris ou à Glastonbury... Vous pouvez le télécharger par ici. Merry Christmas & Happy New Year!

 

 

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