Londres calling

samedi 18 mai 2013

Les English country houses de Justin Barton

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L'autre jour je suis tombée par hasard sur le travail du photographe londonien Justin Barton, qui capture à merveille l'atmosphère suranée des country houses, ces palaces dont la campagne anglaise est parsemée (les grandes familles y passaient souvent la moitié de leur temps, et l'autre moitié dans leur maison de Londres). Cadres dorés, papier peint fleuri, plafond aux moulures classiques et fauteuils de grand-mère, tout y est, et tout correspond à l'idée que beaucoup se font du style anglais...

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mercredi 15 mai 2013

Bloody foreigners!

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C'est un vieux débat: ce signe à Reading date de 2005. Photo: Nick Walker


Ces derniers jours la grande nouvelle politique c'est que le UKIP, un parti décrit comme 'a party of clowns', a remporté de nombreuses élections locales – au détriment du parti conservateur au pouvoir en ce moment. Le leader du UKIP, Nigel Farage, est un drôle de zigoto dont le côté comique – il fait souvents des grimaces très Mr Bean – semble plaire aux gens. La principale – certains diraient la seule sérieuse des propositions politiques du UKIP c'est de sortir de l'Europe (c'est le UK Independence Party après tout) et de renvoyer le plus d'étrangers possible. (Notez que Farage est un descendant de réfugiés français huguenots marié à une Allemande.)

Il s'agit d'un vote de protestation contre le gouvernement de droite, et de ras le bol de la crise (et comme d'habitude, situation économique difficile = repli sur soi = xénophobie). Comme le dit ce lecteur du Guardian: "Just be glad it's him. The Greek protest vote goes to neo-nazis, the Italian protest vote to an anarchist comedian, the British protest vote goes to an ex-stockbroker called Nigel. What an extraordinarily sensible country we really are." (Soyez simplement heureux que ce soit lui. Les Grecs protestent en votant pour les néo-nazis, les Italiens en votant pour un comique anarchiste, les Anglais pour un ancien agent de change qui s'appelle Nigel. Quel pays extraordinairement raisonnable nous sommes.)

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Le fameux Nigel. Pour plus de grimaces voir ici

Résultat: les Conservateurs ont pris peur et annoncé une série de mesures anti-immigration débiles: les immigrés illégaux n'auront plus le droit d'avoir un permis de conduire (ah bon, ils avaient le droit jusqu'à présent?!); les propriétaires devront vérifier si leurs locataires sont dans le pays légalement (mais bien sûr...).

Les étrangers sont accusés de voler les jobs et les logements des Anglais, et de profiter des services publics sans rien rapporter au pays. En réalité, la majorité des économistes pensent qu'ils sont nécessaires à l'économie du pays (qui d'autre ramasseraient les fraises dans le Kent, conduiraient les minicabs de Londres, nettoieraient les hopitaux ou parlent des langues étrangères?), et ne trouvent aucun lien entre courbes de chômage et d'immigration. En ce moment 1 habitant du UK sur 8 (environ 7 millions de personnes) est né à l'étranger. C'est le même chiffre qu'en France; et le même pourcentage qu'en Suisse, un bien plus petit pays qui n'a jamais eu de colonies... (C'est plus difficile à compter, mais au moins 5.5 millions de Britanniques vivent à l'étranger. Imaginez si tous les retraités se faisaient virer d'Espagne, les familles d'Australie, les businessmen de Singapour...)

Pour ce qui est de Londres, ces bloody foreigners sont absolument essentiels, comme le rappelle The Economist: "Globalisation, distilled and concentrated in London, turned the place into the world's most international city. New York has as many foreign-born people as London – a bit more than a third – but its businesses look to America, whereas London's look out to the world." (La globalisation, distillée et concentrée à Londres, a transformé la capitale en la ville la plus internationale du monde. New York a le même nombre d'habitants né à l'étranger que Londres – un peu plus d'un tiers – mais ses business sont tourné vers l'Amérique, alors que ceux de Londres regardent vers le monde entier.)

Par ailleurs sur ce sujet je me permet de vous recommender:

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Bloody Foreigners: The Story of Immigration to Britain de Robert Winder, un livre excellent, plein d'anecdotes extraordinaires, qui nous rappelle que l'immigration, la xenophobie et les débats causés par les mouvements de population sont loin d'être une nouveauté. Nous sommes tous des immigrants, cela dépend simplement de jusqu'où on regarde dans le passé. Et dans le cas du UK, dit Winder, "ever since the first Jute, the first Saxon, the first Roman and the first Dane leaped off their boats and planted their feet on British mud, we have been a mongrel nation. Our roots are neither clean nor straight; they are impossibly tangled." (Depuis que le premier Jute, le premier Saxon, le premier Romain et le premier Danois ont sauté de leur bateaux et plantés leurs pieds dans la boue anglaise, nous avons été une nation bâtarde. Nos racines ne sont ni propres ni droites; elles sont impossiblement emmêlées).

Comme Winder l'explique très bien dans ce livre, 'Our aristocracy was created by a Frenchman, William the Conqueror. Our royal family is German, our language a bizarre confection of Latin, Saxon and, latterly, Indian and American. Our shops and banks were created by Jews. We did not stand alone against Hitler; the empire stood beside us. And our food is, of course, anything but British . . . (Notre aristocracie a été créée par un Français, William le Conquérant. Notre famille royale est Allemande, notre language un mélange bizarre de Latin, Saxon, et plus récemment, Indien et Américain. Nos boutiques et nos banques ont été créées par des Juifs. Nous n'avons pas résister seuls face à Hitler; l'empire tout entier était à nos côtés. Et notre nourriture est, bien sûr, tout sauf British.)

 et

Bradford: City of Dream, un super documentaire consacré à la ville de Bradford dans le Yorkshire, l'une des plus multiculturelles du pays. Autrefois ville la plus riche du UK, grâce à ses usines textiles qui ont attirés vagues après vagues d'immigrants, et aujourd'hui avec une mauvaise réputation de pauvreté et de violence. Ce documentaire se concentre pour une fois sur les aspects positifs de la ville, et rencontre ses habitants d'origines diverses, tous plus charmants les uns que les autres, de Graham, l'ouvrier du bâtiment/fossoyeur qui parle Urdu et a un sourire rayonnant; à Nav le carrossier de voitures de luxe. Vous aurez sans doute besoin de sous-titres: l'accent de Bradford est trop mignon, mais pas toujours facile à comprendre... La première partie est  sur iPlayer, et la deuxième partie sera diffusée demain soir, 16 mai, à 20h sur BBC2.

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samedi 11 mai 2013

Rayon beauté

Beauty

Bon je vous le dis tout de suite: je suis une low-maintenance kind of girl. Une fille qui ne met pas de maquillage, qui ne va pas chez le coiffeur, qui ne lit jamais les pages beauté des magazines, trouve que les rez-de-chaussées des grands magasins puent le parfum, et qui est tout simplement attérrée par l'importance que ce genre de sujet prend dans la vie de nombreuses femmes (et de plus en en plus d'hommes...). Le sujet en soi – savoir avec quoi se tartiner la peau – étant intéressant bien sûr, mais pas à ce point sûrement!

Ceci dit, le but d'écrire ce blog étant d'apprendre quelque chose, je me suis dit que c'était l'occasion de me pencher sur les produits de beauté britanniques adorés des petites Anglaises (elles dépensent en moyenne £185,528 chacune en produits de beauté tout au long de leur vie). Comme cela, quand il me prendra l'envie de m'acheter une crème pour le visage qui sent bon (rassurez-vous cela m'arrive une fois par an, j'en me sers pendant quelques jours, puis je l'oublie dans le placard de la salle de bain), je saurai laquelle acheter, au lieu de tourner en rond dans les rayons de Superdrug ou Boots.

Après un petit sondage parmi mes amies (un grand merci surtout à Dr Yo), bien plus expertes que moi, et m'étant forcée à lire ces fameuses pages beauté, je suis en mesure de vous faire une petite liste alphabétique des marques les plus populaires et intéressantes aux Royaume-Uni. Ils y en a de plus en plus, et beaucoup sont d'extrêmement bonne qualité. Peut-être voudrez-vous ramener dans vos bagages en souvenir/cadeau un tub de Breakfast Scrub, ou de Neal's Yard Remedies?

 

The Body Shop

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De l'avis général, The Body Shop c'était mieux avant. Dans les années 1990s, tout le monde était accro aux lipbalms et emballages cadeaux de cette marque fondée en 1976 à Brighton par la célèbre Anita Roddick. Quelques années avant de mourir, Roddick a revendu son entreprise – la première à introduire l'étiquette Fair trade dans le monde des produits de beauté – au géant L'Oréal, et depuis les standards (ingrédients naturels, pas de test sur les animaux) ont baissés. Ces jours-ci beaucoup  retournent dans les magasins par nostalgie; les produits phares sont les excellents body butters et les baumes aux lèvres aux parfums exotiques.
Selon les copines: certaines sont accro à la collection de gel douches etc au parfum Satsuma – c'est vrai que ça sent bon. Et perso j'aime bien les brosses à cheveux en bois et les lip balm fruit de la passion.

 

Boots No 7

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Impossible de vivre en Angleterre sans utiliser cette chaîne de pharmacie/opticien – qui se décrit comme ‘the nation's favourite chemist’ – présente sur toute les high-streets du pays. On y trouve des médicaments, des produits de beauté et même des chips et des sandwichs... Au niveau beauté, son plus grand succès est la ligne No 7, fondée il y a 77 ans. En 2007, sa crème Protect & Perfect Serum, aux effets anti-âge confirmés par un documentaire de la BBC, devient sold out en quelques jours. La ligne No & est toujours très populaire aujourd’hui, surtout les coffrets cadeaux en période de fête de fin d’année.
Selon la belle-mère: c’est super.


Bulldog

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Et il y en a aussi pour les mecs: la compagnie Bulldog se targue d’être la seule marque britannique de beauté ‘all natural’ pour homme (le slogan: man’s best friend: le meilleur ami de l’homme). Les crèmes sont faites au UK et le logo est bien sûr un petit bulldog, plus macho tu meurs. Par contre le résultat est tout en douceur: leur crème de rasage, par exemple, contient 8 huiles essentielles, de l’aloe vera et du konjac...  mais jamais de parabens, sodium laureth sulfate, ou de couleurs artificielles.
Et aussi: Les British ont aussi la chance de pouvoir se tartiner de Brylcreem (http://www.guardian.co.uk/fashion/fashion-blog/2012/apr/02/brief-history-of-brylcreem) ou des produits très traditionnels Truefitt & Hill’s.


Cowshed

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Cette marque de luxe très réputée a vu le jour en 1998, dans l’étable (d’où son nom original) de l’hôtel Babington House dans le Somerset. Les produits de Cowshed ont des noms plutôt rigolos (Slender Cow, Knackered Cow), mais c’est du sérieux, super bio, super naturel, et fabriquer en Angleterre. Ils ont un troupeau d’admiratrices (plutôt fortunées), une poignée de spas dans des endroits très chics, et de nombreux produits, y compris une ligne pour les hommes (Bullocks) et des accessoires pour la maison.
Selon les copines: elles aiment la crème pour les mains à la coriandre et au pamplemousse, leurs lotions pour le corps et leurs gels douche.

 

Illamasqua

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Le nom de cette marque de maquillage fondée en 2008 vient de ‘illusion’ et masquerade’ – Illamasqua c’est tout un spectacle. L’idée de cette ligne aux couleurs vives et audacieuses très vite devenu culte vient de l’expert en marketing Julian Kynaston, qui a recruté nul autre que Jospeh Corre, le fils de Vivienne Westwood et Malcom McLaren qui travaillait autrefois à Agent Provocateur, pour l’aider. C’est donc plutôt pour celles qui aiment se mettre en scène et se faire remarquer...
Selon les copines: c’est trop cher pour ce que c’est, vaut mieux aller se faire plaisir à Topshop Beauty

 

Liz Earle

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Cette marque n’a pas commencé très fort, faisant ses premières apparitions sur la chaîne de télé-achat QVC (mais qui regarde ça?!) en 1995. Mais son succès a été phénoménal, grâce à la qualité de ses produits: Liz Earle a trois magasins et emploie 400 personnes. Et surtout, ses crèmes et potions gagnent de nombreux prix, sont adorées des beauty bloggers et se vendent partout dans le monde. Leur produit phare c’est le Cleanse & Polish hot cloth cleanser ; il s’en vend un chaque 30 secondes autour du monde. Dommage que le packaging soit aussi boring.
Selon les copines: pas d’avis pour le moment, laisser un commentaire si vous avez testé ces produits!

 

Lush

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Lush, ce sont ces boutiques que vous sentez avant même de les voir. L’odeur de savon et de parfum est tellement forte, je me demande comment les employés font pour supporter ça! Fondé en 1994 à Poole par Mark et Mo Constantine, cette chaîne est une vraie success story: ils ont à présent plus de 830 magasins dans 51 pays. Mais les créateurs n’ont pas renoncés à leur principes: frais, naturel, sans test sur les animaux... (contrairement à d’autres, ils payent toutes leurs taxes au UK et soutiennent de nombreuses causes environnementales et politiques, comme UKUncut, Sea Shepherd, ou Freedom for Palestine). Leurs bestsellers: les bath bombs qui pétillent et les masques pour le visage (dont le Cupcake, au chocolat).
Selon les copines: ‘les boules pour le bain sont tellement funky et funs, j’ai pas pu résister, et la valise a été bien parfumée’

 

Molton Brown

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La marque que l’on retrouve dans les salles de bains de tous les hôtels chics du pays, Molton Brown fut fondée en 1973 à Londres. Parti d’une petite boutique sur South Molton Street, elle fut vendue dix ans plus tard pour des millions à une grande compagnie japonaise. Leur gamme comprend des produits fabriqués avec des ingrédients originaux, comme des bougies parfumée au yuzu japonais, un savon pour les mains à la grenade, au gingembre et cardamone, ou des gommages pour le corps au poivre. Il y a aussi un bon choix de produits pour homme.
Selon les copines: c’est impossible de résister, on embarque le shampoing quand on en trouve par chance dans sa chambre d’hôtel en business trip.


Nails Inc

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Cette chaîne de nail bars (ou en VF, onglerie, mais qu’est-ce que c’est moche comme mot!) fut fondée en 1999 par une jeune maman, Thea Green. Nails Inc vend à présent plus de 30,000 vernis à ongle autour du monde (et vous pouvez vous faire faire une manucure dans ces quelques boutiques à Londres). Jolie idée: chaque vernis tient son nom d’une rue ou d’un quartier londonien: Carnaby Street (jaune vif), Camden (noir), Shoreditch (rose pétant)... Les pots de vernis sont plus chers que la moyenne, mais selon les experts, durent plus longtemps que les autres marques.
Selon les copines: Un grand choix de couleurs et un bon rapport qualité-prix


Neal's Yard Remedies

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Cela fait depuis plus de 30 ans que Neal’s Yard Remedies (qui tient son nom de la jolie cour colorée à Covent Garden où se trouve la boutique d’origine) offre aux Londoniens une gamme de produits de beauté bio. Ce sont donc de véritable pionniers en termes de questions de développement et d’écologie (ils ont même leur propre ferme dans le Dorset), une approche qui marche puisqu’ils ont maintenant 35 magasins aux UK. On y trouve des produits comme des baumes à la rose sauvage et des savons à la lavande et à l’arbre à thé. Leur plus grand succès: le Frankincense Nourishing Cream.
Selon les copines: c’est cher mais c’est qu’est ce que c’est bien

 

Ren

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Ren (ça veut dire propre en suédois apparemment) a été créée il y a une dizaine d'année par Robert Calcraft and Antony Buck, après que la femme d'Antony, Jane, soit tombée enceinte et soit devenue allergique à la plupart des produits de beauté. Elle s'est rabattue sur les produits naturels, qu'elle n'aimait pas parce que souvent collant et sentant trop fort. En bon mari et copain dévoués, et devinant sans doute une bonne opportunité commerciale, les Calcraft et Buck se sont donc empressés de créer un ligne de produits haut de gamme 'bio-actifs'. Une idée de génie à l'époque, et une vraie success story, puis que la marque est à présent vendue partout dans le monde.
Selon les copines: elles adorent le Frankincense Revitalising Night Cream et Micro-Polish Cleanser; et les produits de la série à la rose du Maroc

 

Rimmel

 

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Il y a aussi Rimmel, la marque de maquillage fondée par le jeune Eugène Rimmel en 1834 sur Regent Street (elle appartient maintenant à Coty). Les mascaras de cette marque, développés à l’origine par les fils d’Eugène à la fin du 19ème, sont devenu si populaire que rimmel veut dire mascara dans de nombreuses langues (comme le Portugais et le Roumain). Plus British tu meurs, comme le confirme leur slogan: ‘Get the London Look’ et leurs égéries (Kate Moss, Sophie Ellis-Bextor, Lily Cole, Georgia May Jagger)
Selon les copines: pas une (sauf moi bien sûr) qui n’aie jamais mis de Rimmel

 

Simple

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En vente depuis 1960 et appartenant à Unilever, Simple est une marque ‘basique’ qui comme son nom l’indique ne fait pas dans les trucs compliqués: son premier produit était un savon sans parfum ni colorant. Une bonne qualité de produits pour les peaux sensibles à des tous petits prix – souvent moins de £4 – font que les Anglaises (et à présent les Américaines aussi apparemment) adorent. Leur bestseller: les lingettes pour le visage. Ils s’en vendrait plus que tout autre produit de beauté au UK.
Selon les copines: c’est pratique quand on est étudiante sans le sou!

 

Soap & Glory

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Vous ne pouvez pas rater les produits Soap & Glory dans les rayons, ils sautent aux yeux avec leur packaging rétro et girly rose bonbon. C’est une marque créée par l’experte renommée Marcia Kilgore (la même qui a ouvert le Bliss Spa à New York fréquenté par les stars). La gamme inclue des trucs avec des noms rigolos comme le gel douche Clean on Me, le beurre pour le corps Righteous, le bain moussant Calm One Calm All, et la crème pour les mains Hand Food.
Selon les copines: elles adorent the Breakfast Scrub (sirop d'érable, banane, miel) et les beurres pour le corps

 

Bien sûr il y a tout plein d'autres marques cosmétiques britanniques, dont: Balm Balm (100% bio), Jo Malone (bougies parfumées); Penhaligon's (parfums depuis 1870); Elemis (marque de spa de luxe); Yardley London (parfums et savons depuis 1770); Neom (crèmes aux huiles essentielles); Scottish Fine Soaps Company (une compagnie familiale écossaise), Balance Me (gagnant du prix Best British Brand 2013), Lulu Organics (la marque d'une ancienne popstar avec de jolis emballages), Rodial (spécialistes antirides), Andrea Garland (fabriqué à Hackney), Crystal Clear (anti-âge/acné de luxe) ou enfin Butter London (vernis à ongle non-toxiques).

Si vous voulez l'avis d'une experte, une vraie, allez faire un tour chez A French Beauty Addict in London. Vous pouvez achetez ces produits chez Boots et Superdrug, comme les Anglaises, et pour ceux qui aiment les éditions limitées et les échantillons gratuits, chez Liberty's ou Selfridges.

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jeudi 2 mai 2013

Orchard

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Avez-vous déjà fait un tour sur Sicilian Avenue, une petite rue piétonne près de Holborn? Jusqu'il n'y a pas si longtemps, seul les amateurs d'architecture Edwardienne lui trouvait grand intérêt – l'allée diagonale, construite en 1910 pour amener un petit bout des piazza d'Italie à Londres, est très jolie avec des boutiques aux façades en bois et une série de colonnes ornées – les magasins et restos du coin laissaient vraiment à désirer.

Heureusement il y a un an ou deux à fleuri en ces lieux Orchard (Verger), un petit café végétarien ouvert par les propriétaires de Vanilla Black, l'un des restos veggie les plus réputés – et chic – de la capitale. C'est le genre d'endroit où les employés du quartiers viennent acheter une soupe, où l'on passe prendre le thé dans l'après-midi. On y sert de la cuisine toute simple mais originale, un menu qui change chaque jour, et qui utilise des ingrédients de saison, produits au UK, et des recettes anglaises, comme le rice pudding ou les scones.

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Le décor est chaleureux, dans la lignée shabby chic, avec de la vaisselle dépareillée, des paniers en osier et des vieilles tables en bois. Et quand il fait beau, on peut même s'assoir en terrasse, loin des voitures. Le seul hic: c'est tout petit, et très, très populaire.

Pas étonnant quand les options petit-dèj comprennent des scones au cheddar ou un oeuf poché sur un muffin aux épinards; le lunch des pasties accompagnées de salades aux goûts vraiment différents ou des soupes de céleri rave crémeuses. Les desserts, comme le golden syrup pudding ci-dessous, sont vraiment – mais vraiment – délicieux. Lors de ma visite à l'automne dernier, j'ai dégusté une superbe tarte aux pommes au caramel salé.

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Photos: Pickyglutton; Scoffler; Guardian; CultureFixBlog...

Bref, un endroit parfait, pour les végétariens et les autres aussi, où goûter aux produits du terroir anglais... Et, en plus, c'est aussi à quelques pas du British Museum, de Lincoln's Field, et de Covent Garden.
 

> 11 Sicilian Avenue, métro Holborn, WC1A 2QH, tel: 020 7831 2715, www.orchard-kitchen.co.uk

 

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lundi 29 avril 2013

Les bancs de Londres

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Photo: Gary Knight

Le printemps est enfin là (ouf!), c’est l’occasion d’aller s’assoir sur un joli banc – entre deux bouquets de jonquilles, sous un cerisier en fleur – dans un des nombreux parcs de Londres. Ce que j’aime particulièrement au UK, c’est que souvent ces simples bancs en bois viennent avec une jolie histoire: beaucoup sont des ‘memorial benches’ et sont ornés d’une petite plaque commémorant un habitué du coin. Un souvenir, une poésie placée par ses proches sur un banc tout simple – bien plus visité, et pratique, qu’une tombe dans un cimetière.

C’est une tradition qui date, comme beaucoup ici, du temps des Victoriens: l’un des plus vieux bancs commémoratifs date de 1897, et célèbre le Jubilée de diamant de la reine Victoria. Mais la plupart des bancs que l’on retrouve dans les parcs du pays datent d’après la deuxième guerre mondiale. Ils sont si populaires à certains endroits – je me souviens d'en avoir vu des centaines dans la petite ville de Leamington Spa – qu'il y a plus de bancs que de parterres de fleurs dans certains parcs du pays. Vous pouvez en voir plein ici.

Il y en aurait plus de 475 à Hampstead Heath. Il y en a des drôles: “'Now in years astride my eighties, this Elysian seat I have vacated, but gentle neighbour sigh not yet, I've only moved to Somerset” (Ayant à présent plus de 80ans, j’ai quitté ce siège élyséen, mais doux voisin ne soupire pas, j’ai seulement déménagé au Somerset) ou 'They could do with a bench here' (Un banc ici cela serait sympa). Il y a en un près des bouquinistes de la South Bank sur lequel est inscrit: "Memorial to the Unknown Husband. Often Imagined. Much Desired. Never Found." (Mémorial au Mari Inconnu. Souvent imaginé. Très désiré. Jamais trouvé).

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Photo: Fish

Il y en a aussi des énigmatiques – I was born tomorrow, today I live, yesterday killed me… (Je suis né demain, je vis aujourd’hui, hier m’a tué) – et d’autres dédié à des personnalités, comme le chanteur Ian Dury, qui aimait à s'asseoir sur un banc à Richmond Park, un banc aujourd’hui portant une plaque ‘Reasons to be Cheerful’ du nom d’une de ses chansons.

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Photo: Barnflakes

Mais bien sûr le plus grand nombre est inscrit ‘In loving memory’ (à la douce mémoire) d’une mère, d’un enfant, d’un grand oncle... Vous voulez votre propre banc? Il vous en coûtera des centaines de livres: à Camden par exemple, un memorial bench coûte £831.

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Photo: Annemieke 5

Il y avait même des bancs avec des plaques dans le Parc Olympique, mais au lieu d'être des memorial benches, c'était des fact benches: des bancs avec des anecdotes et chiffres sur le quartier:

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Photo: Xciv

Que ce soit dans un grand parc comme Richmond, ou l’un de ces petits square verts dont la City à le secret, profitez d’un rayon de soleil entre deux averses pour vous asseoir sur un simple banc en bois et imaginer les vies de ceux qui s’y sont assis avant vous, et s’y assiéront dans quelques années.

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dimanche 21 avril 2013

Carte postale du... Rutland

 

Rutland

 

Rutland

Coincé en plein coeur du pays, le Rutland est le plus petit comté d'Angleterre. Mais comme le dit si bien sa devise, Multum In Parvo – "much in little" – il y a beaucoup de choses à faire dans ce petit bout de pays et ses alentours. Un énorme plan d'eau ravira les sportifs, de nombreuses maisons historiques plairont aux fans de costume dramas, et les gourmands seront tout aussi aux anges, car les produits et pubs locaux sont tout simplement remarquables. Sans compter qu'en ce moment, avec le printemps enfin arrivé, la campagne anglaise est vraiment très jolie...


Où donc?

C'est un comté un peu caché dont beaucoup d'Anglais n'ont jamais entendu parler. Cette région très rurale et très peu peuplée est située entre les villes industrielles de Peterborough et Leicester, à la même hauteur que Birmingham environ (voir carte). Pour vous y rendre en transports publics, vous pouvez prendre le train de Londres King's Cross, St Pancras, ou Luton jusqu'à Oakham (East Midland Trains, 1h40, 1 changement, £27-60) puis les bus ou taxis locaux. Mais c'est quand même mieux d'y aller en voiture (tout droit sur la A1 jusqu'à Stamford), autrement impossible de vraiment découvrir les coins de campagne un peu perdus qui font le charme de ce comté.


Qu'y faire?

Bien sûr explorer Rutland Water, un réservoir artificiel construit au début des années 1970s (c'était à l'époque le plus grand lac artificiel d'Europe, on a mis quatre ans à le remplir). Vous pouvez en faire le tour (40km) en vélo, en admirant les oiseaux – l'endroit est une réserve naturelle ou l'on trouve de nombreux ospreys (Balbuzard pêcheur) – ou faire toutes sortes d'activités sur l'eau, de la croisière tranquille sur le Rutland Belle, aux cours de voile, canoé et windsurfing. Toutes les infos sont ici.

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Le symbole du comté est l'église de Normanton, sauvée des eaux (contrairement à son village):

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La campagne environnante est très jolie, et vous trouverez ici 5 Walking Leaflets avec des idées de balades à travers champs et villages...

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Faites aussi un tour à Oakham, le chef-lieu. Suivez le Heritage Trail pour découvrir les monuments historiques de la petite ville, comme la Butter Cross, une pompe à eau couverte sur la place principale:

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Ou le Oakham Castle, le hall d'un manoir du 12ème siècle, rare exemple d'architecture Normande domestique, rempli du sol au plafond avec des fers à cheval, donnés en forfait au Lord of the Manor du coin. Lucky guy!

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Si vous avez le temps je vous conseille aussi d'aller voir Woolthorpe Manor, la maison natale d'Isaac Newton (c'est juste à quelques minutes de la A1 en direction de Grantham). La vie du grand scientifique aux origines modestes est fascinante, le lieu magnifique (les intérieurs du 17èmes ont été reconstitués) et il y a même des expériences scientifiques pour les enfants (et les grands) dans une grange avoisinante.

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Et vous pouvez même voir le fameux pommier...

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Autre endroit magique, tiré tout droit d'Alice au Pays des Merveilles (et aussi pas très loin de la A1, en suivant des toutes petites routes de campagne) le Clipsham Yew Tree Avenue. Cette allée de 150 ifs taillés est très ancienne (c'était la route pour aller au Clipsham Estate). Le chef forestier du coin a eu l'idée de tailler ces arbres en toutes sortes d'animaux et de formes bizarres en 1870, et la tradition continue depuis. Un endroit vraiment inattendu.

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Où manger et dormir?

Je vous recommande Barnsdale Lodge, un hôtel restaurant situé dans une ancienne ferme du 18ème en pleine campagne, à 3 miles d'Oakham et de Rutland Water. Le joli restaurant sert des produits locaux (asperges, framboises, fraises, agneau) et des herbes et légumes de leur propre jardin; les chambres sont très classiques.

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Autre bonne adresse dans le coin: la Hambleton Bakery, élue la meilleure boulangerie du pays. Ils ont des boulangeries à Stamford et Oakham, mais le mieux c'est d'aller voir leur QG, au milieu de nulle part, entouré de verdure...

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Photos: Hambleton Bakery

Il y a de nombreux autres hôtels sympas dans le coin, comme le très chic Hambleton Hall, et les B&B Broccoli Bottom (pour les cyclistes et marcheurs) et Lakeside B&B (au bord de l'eau). Quand aux pubs, café et restos, The Fox & Hound et The Shoe Inn semblent recueillir le plus d'éloges, mais il y en a vraiment beaucoup de très bons.

 

Dans les environs...

À ne pas manquer: la charmante petite ville de Stamford, et le palais de Burghley House, qui sont juste à côté du Rutland et dont je vous avais parlé dans une carte postale précédente:

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Quelques kilomètres au nord de la maison de Newton, vous trouverez le bourg de Grantham (la ville de Margaret Thatcher) et surtout Belton House, une magnifique maison du 17ème, avec une cuisine impressionnante, de très jolis jardins et même un park avec des daims et un petit labyrinthe:

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Autre château à voir dans le coin (à 7 miles de Grantham): Belvoir Castle, la maison des ducs du Rutland, qui a l'air assez sympa mais que nous n'avons pas eu le temps de visiter (ce n'est pas ouvert tous les jours puisque la famille y habite encore, et vous pouvez même y aller chasser des faisans).

Enfin, à quelques kilomètres à l'ouest de Rutland Water (direction Nottingham) se trouve le market town de Melton Mowbray, une petite ville connue pour ses produits gastronomiques: les pork pies et le délicieux fromage bleu Stilton (AOC). Parfait pour faire quelques courses – au Ye Olde Pork Pie Shoppe, ou au farmers' market –  pour un picnic au bord de Rutland Water.

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Melton Mowbray est aussi connue pour son pub historique, le Anne of Cleves, qui est soi-disant hanté et date du 14ème siècle (et tient son nom de la plus chanceuse des femmes d'Henry VIII). Allez donc boire un verre dans la salle sombre, pleine d'histoire et très cosy, ou le joli beer garden.

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mercredi 17 avril 2013

Margaret Thatcher

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Aujourd'hui ont lieu – sous très haute sécurité – les funérailles de Margaret Thatcher, la fille d’épicier de Grantham qui est devenue la première première ministre femme du pays. Le personnage est considéré par les média ici, en un mot, comme divisive (qui divise l'opinion). Le bloggeur londonien Diamond Geezer a très bien résumé la situation ici – c'est un peu comme la Marmite, you either love it or hate it. Et je dirais que la grande majorité des Britanniques ne la porte pas dans leur coeur. Pendant que certains veulent rebaptiser Heathrow Airport en son honneur, et ouvrir un musée dédié à la Iron Lady, d'autres ont attendu sa mort pendant des années (comme ce site web) et ont célébré l'annonce de son décès en sabrant le champagne sur Trafalgar Square et en faisant un hit de la vieille chanson 'Ding Dong! the Witch is Dead'.

Mais qui était donc cette fameuse Mrs T?

 

1. Maggie avait de drôles d'amis...

Apparemment, il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations. Je ne vais pas me priver de le faire, car Maggie était entouré d'une foule de gens vraiment hors du commun. Elle adorait Rupert Murdoch, le président de News International (derrière le scandale des écoutes téléphoniques) qui lui a fait gagner quelques élections. Elle était aussi très pote avec Jimmy Savile, le présentateur vedette démasqué après sa mort comme l'un des pire pédophiles de l'époque (il est venu fêter nouvel an chaque année pendant 11 ans avec Maggie). Mais le plus beau c'est quand même ses alliés politiques étrangers: elle buvait le thé avec le dictateur Pinochet, refusait de sanctionner le régime apartheid en Afrique du Sud, et a même supporté les Khmers Rouges au Cambodge et Saddam Hussein contre l'Iran. Bref, vous l'avez compris, comme son best friend Ronald Reagan, Maggie avait un faible pour les dictateurs, de Mubarak à Suharto...


2. ... et s'est fait beaucoup d'ennemis

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Maggie était une star de Spitting Image, l'ancêtre des Guignols...

• les mineurs qui avait humilié son prédécesseur Edward Heath s'en sont pris plein la gueule. Ils ont fait la grève et ont perdu (leurs familles étaient au bord de la famine); on en a même fait une scène de Billy Elliot

Maggie aimait les syndicats mais seulement quand ils étaient en Pologne (Lech Walesa). Au Royaume-Uni, elle les a écrasés, et ils ne s'en sont toujours pas vraiment remis.

• les docteurs et infirmiers; les profs et les élèves: pendant son 'règne', le manque d'investissement dans les services publiques se voyait très vite dans les écoles, où parfois le chauffage n'était allumé qu'une heure par jour, les livres tombaient en miette, et on utilisait du scotch pour réparer tout ce qui se cassait... Glenda Jackson s'est souvenue de tout ça dans un discours très remarqué. Ayant supprimé le verre de lait gratuit pour les écoliers, Maggie s'est aussi vue surnommée le Milk Snatcher...

• certains Irlandais (une bombe de l'IRA a failli la tuer à Brighton)

• les Liverpuldiens: à cause de la façon dont le Hillborough disaster a été géré, et bien sûr la fermeture des docks de la ville, l'une des plus touchées par le Thatchérisme, dont la stratégie pour Liverpool était celle du 'managed decline'. En gros la laisser mourir... Pas surprenant que thatcher soit un gros mot pour beaucoup de Scousers.

• à l'étranger, les Argentins (cf la Guerre des Falklands) et les Chiliens (cf son ami Pinochet)

• et last but not least, son propre parti, les Conservateurs, qui l'ont quand même foutue dehors.

 

3. Maggie était une femme extraordinaire...

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À 26 ans, la plus jeune candidate conservatrice à l'élection générale de 1951

Fille d'épicier de Grantham, elle est née en 1925, sept ans après que les femmes aient gagné le droit de vote. Elle a étudié la chimie à Oxford, à une époque où très peu de femmes allaient à l'université (c'était aussi la première de sa famille à aller à l'uni), et a travaillé comme scientifique à une époque où il y avaient très peu de femmes dans les labos. Elle fut choisie comme candidate du parti Conservateur en 1951, à seulement 25 ans – cela serait remarquable même en 2013. Elle est devenue avocate en 1953, quatre mois après avoir accouché de jumeaux. Mère de deux jeunes enfants, elle s'est battue pour gagner des sièges tenu par la gauche pendant trois élections, avant de gagner un siège facile, à Finchley dans le nord de Londres, en 1959. Elle a ensuite gagné chaque élection générale à laquelle elle s'est présentée... (en partie grâce à la gauche divisée)


4.... mais pas une féministe

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Maggie adorait poser dans sa cuisine, et préparait un petit déj chaud pour son mari Denis – qui l'adorait – tout les matins (et elle dormait seulement quatre par nuit, apparemment). Mais ses enfants Carole et Mark (un drôle de zigoto celui-là) ont beaucoup souffert de ne pas la voir très souvent...

Même si Maggie n'avait pas haute opinion des hommes ("If you want something said, ask a man; if you want something done, ask a woman" disait-elle), elle n'était pas une feministe: "I owe nothing to women's lib" a-t-elle déclaré (sa motivation venait sans doute de son père, qui, n'ayant pas de fils a mis toutes ses ambitions dans sa fille). De toute façon, en tant que femme d'état avec un mari millionnaire, ses préoccupations étaient bien loin de celles des femmes Britanniques ordinaires. Et en politique ce n'était pas mieux: en 11 ans au pouvoir, elle n'a engagé qu'une seule femme, Lady Young, dans son cabinet.

Elle qui n'est jamais entrée dans un bar ou un pub toute seule, mais toujours accompagnée par un homme, était carrément accro au whisky, comme un vrai homme politique... Pour réussir, on a l'impression qu'elle est devenue plus dure, plus forte, plus autoritaire que les hommes. Et a même changé sa voix et sa diction (trop haute) pour se faire respecter.

5. Maggie était une power dresser

Star du power dressing, Maggie ne portait presque jamais de pantalon, mais un uniforme de jupe bleue, collier en perles ou chemise avec pussycat bow, et son fameux Asprey handbag (on n'aurait pas dit que les Swinging Sixties avaient eu lieu).

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6. Maggie ne s'appelait pas la dame de fer pour rien

Selon Mitterrand, Maggie avec 'la bouche de Marilyn et les yeux de Caligula.’ Un regard dur, et sans concession: Maggie avait la réputation d'être inflexible, insensible et sans tact, et le surnom de Iron Lady, inventé par un journal soviétique, lui allait comme un gant. C'était aussi quelqu'un avec un grand respect pour les lois: elle disait qu'elle avait appris avec son père, méthodiste, les lois de Dieu; à Oxford, les lois de la nature; au barreau, les lois des hommes.

Contrairement à beaucoup de politiciens, Maggie n'en avait rien à fiche de ce que les autres pensaient, les sondages ne lui faisaient ni chaud ni froid, et une fois qu'elle avait pris une décision, elle s'y tenait (David Cameron devrait peut-être apprendre deux-trois trucs de son prédécesseur). Elle a résumé ceci avec une fameuse réplique: the Lady is not for turning. Comme l'explique son biographe, Hugo Young: "I think by far her greatest virtue, in retrospect, is how little she cared if people like her." (Sa plus grande vertu, et de loin, c'est le peu que lui importait que les gens l'aiment)

 

7. Ses politiques ont marqué le pays à jamais

Comme l'explique cet article du Guardian et ce mini-site très complet de la BBC, Maggie a laissé une empreinte indélébile sur le pays: privatisations (BT, BP, Jaguar, British Steel, etc), déclin du nord de l'Angleterre (fermeture des mines et des usines), sentiment très fort anti-européen; individualisme; droit à la propriété (cause des problèmes immobiliers aujourd'hui) et dérégulation des marchés financiers (et on sait où ça nous a mené) et création de Canary Wharf, donnant un nouvel essor à Londres en tant que place financière. Il faut aussi souligné qu'elle a eu une chance que Cameron n'a pas aujourd'hui, c'est d'être au pouvoir pendant un boom du pétrole (découvert dans la Mer du Nord)....

Pour ses détracteurs, pendant ses 11 ans au pouvoir, le chômage augmenté à un niveau pas vu depuis la Grande Dépression des années trente; le pays est devenu plus inégalitaire; et une certaine idée de communauté, de société a laissé place à l'individualisme et l'égoïsme. Pour ses fans, elle a dépoussiéré une économie restée coincée dans le passé, libéré l'état du chantage des syndicats et enclenché une série de changements nécessaires au succès du pays, et même aidé à résoudre le conflit en Irlande du Nord. Je vous l'avais dit, c'est une dame très 'divisive'...

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lundi 15 avril 2013

Look right

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Photo: George Zimbel

L'autre jour j'ai vu deux petits cinquièmes de quelque part dans le sud de la France manquer de se faire renverser par un bus doubledecker. Ils avaient regardé avant de traverser en courant pour rejoindre leurs copains – sauf que c'était du mauvais côté! Malgré les signes peints par terre dans tout le centre ville de Londres, des centaines de touristes font la même erreur chaque jour. Il suffit de s'assoir en haut d'un bus sur Shaftesbury Avenue pour assister au spectacle. "Je suis un touriste, je ne sais pas où je vais, mais je suis pressé d'y aller alors je traverse au rouge en regardant à gauche." Pauvres chauffeurs de bus et de taxis!

Bref tout ça pour dire que d'un coup je me suis rappelée que moi aussi, quand je voyage sur the Continent, j'ai parfois besoin d'un petit temps d'adaptation pour traverser la route. Et je me suis aussi souvenue de mon voyage de classe du collège à Bath, et de la peur que j'ai eu quand la gentille dame qui nous hébergeait nous à conduit chez elle en passant par une série de ronds-points...

Le Royaume-Uni fait toujours partie d'une minorité de pays autour du monde (dont le Japon, la Thaïlande, le Népal et toute les anciennes colonies britanniques de l'Afrique du Sud en passant par la Gambie) où l'on conduit à gauche. Pourquoi? Ben, comme d'habitude, c'est une histoire de vieille tradition qui perdure et résiste en Angleterre (grandement aidée par le fait que c'est une île, comme les autres pays européens qui conduisent à gauche – Chypre, Malte, Irlande...)

En fait, ce ne sont pas les Anglais qui roulent à gauche mais les Français et les autres qui roulent à droite. De l'antiquité jusqu'à l'époque moderne, tout les pays d'Europe et d'ailleurs roulaient à gauche lorsque les chemins étaient assez large, puisque la population majoritairement droitière préférait tenir ses armes à droite pour être prêt en cas de mauvaises rencontres (même si tenir son arme à droite laisse le côté gauche très vulnérable aux attaques de bandits de grands chemins cachés dans les fourrés du bord de la route...). Cette théorie tient la route puisqu'on sait qu'à Rome déjà il fallait conduire sinisbrosus... et que les chevaliers du Moyen-Âge tenaient leur lance à droite, et chevauchaient à gauche.

Autre explication: rouler à gauche permettaient aux postillons des diligences d'éviter que leurs fouets se prennent dans les branches des arbres sur le bord de la route... Quoiqu'il en soit, au Royaume-Uni, la première loi relative au côté du trafic remonte à 1756 et impose le côté gauche pour traverser le pont de Londres.

Alors pourquoi tout d'un coup les Français et compagnie se sont-ils mis à conduire à droite? C'est la faute à Napoléon, apparemment. Ce gaucher faisait marcher ses troupes du mauvais côté de la route, et surgir ses armées d'un côté inattendu pour surprendre ses ennemis. Une technique militaire couronnée de succès puisqu'il a envahit l'Europe et forcé ses conquêtes à rouler à droite, un symbole puissant de changement de pouvoir. Théorie corroborée par le fait que seuls les territoires qui lui ont résisté, comme la Suède et la Grande-Bretagne, continuèrent à privilégier la gauche. (Saviez-vous que la Suède est le dernier pays européen à avoir changer de sens, en 1967, en une nuit d'un samedi à dimanche!)

Au prochain numéro, je vous parlerai de quelqu'un qui aimait plutôt rouler à droite....

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jeudi 28 mars 2013

Les meilleurs chocolatiers de Londres

Chocolat

Vous êtes à Londres pour le week-end de Pâques? Vous habitez ici et avez eu votre dose de Cream eggs, faux chocolat Cadbury et mini eggs dégueux? Pourquoi ne pas aller faire un tour dans une belle chocolaterie? Après tout, c'est le pays de Charlie et Willy Wonka ici... Voici une liste des meilleurs chocolatiers de la capitale – j'ai testé personnellement des produits de la majorité de ces adresses, et je me réjouis de goûter le reste très bientôt. Ils sont tous très, très, très bons (mais évidemment, à choisir, give me une plaque d'Ovomaltine ou une branche Cailler anytime – c'est obligatoire quand on a un passeport à croix blanche).

Artisan du Chocolat
Créé par le chocolatier Gerard Coleman, cette marque se spécialise dans les infusion d'herbes et épices exotiques et les caramels salés. Les chocolats viennent avec des parfums étonnants comme cardamome, banane et thym, ou même tabac. Artisan du Chocolat, deux magasins à Londres (Chelsea ou Notting Hill), plus un stand à Borough Market

Cocomaya
Situé à quelques pas de Marble Arch, cet artisan chocolatier et pâtissier très chic a été fondé par un trio issu du monde de la mode. Parfums intéressants aux fruits, design original, et grand choix de boissons, mousses et cakes au chocolat. Cocomaya, 3 Porchester Place

Charbonnel et Walker
Chocolatier de luxe depuis 1875, avec une jolie boutique traditionnelle sur la Royal Arcade à Mayfair. Connus pour leurs chocolats noirs extra-fins, ils vendent également des truffes au champagne ou des bouchées à la crème de rose et de violette. Charbonnel et Walker, Royal Arcade, Old Bond Street

Choccywoccydoodah
Ce chocolatier originaire de Brighton est un spécialiste des fleurs en chocolat et gâteaux super chargés, et ses produits sont destinés à ceux qui aiment leur cacao kitsch et leur emballages fleuris et dorés. Très bon chocolat chaud, servi avec des marshmallows bien sûr. Choccywoccydoodah, 30-32 Fouberts Place, Carnaby Street

Hotel Chocolat
Fondé il y a une vingtaine d'années par un couple d'anglais, Hotel Chocolat vend du chocolat fait à partir de cacao de Saint Lucie et du Ghana. Ils proposent un grand choix d'oeufs de Pâques et de jolies boîtes cadeaux. Hotel Chocolat, plus d'une douzaine de magasins à Londres

Montezuma
Montezuma propose dans leur boutique de Spitalfields des chocolats épicés dans des emballages frais et modernes. Le produit phare de cette marque fondée par un couple d'ancien juristes en 2000: des truffes au chili. Montezuma, Brushfield Street

Paul A Young
Les créations de ce rouquin, faites entièrement de manière artisanale, lui ont valu de nombreux prix; Paul A Young est considéré comme l'un des meilleurs chocolatier au monde. Il a à présent trois boutiques à Londres (Soho, Angel, Bank). Paul A Young

Prestat
Fondé par le Français Antoine Dufour en 1902, Prestat est l'un des plus anciens et réputés chocolatiers de la capitale. La marque est connue pour ses truffes, vendues aujourd'hui dans des boîtes rose et bleu pétant un poil kitsch. Prestat, 14 Princes Arcade, Picadilly

Rococo
Cette chocolaterie ouverte en 1983 par Chantal Coady utilise du cacao bio et commerce équitable pour produire des chocolats primés. Ils organisent de nombreuses séances de dégustation/cours. Rococo, 5 Motcomb Street

Thorntons
Fondé en 1910 à Sheffield, Thorntons est une marque classique de chocolat anglais, avec plus de 600 magasins dans tout le pays – pensez quantité plutôt que qualité... À Covent Garden ils vendent des glaces au chocolat et tout un assortiment de boîtes et de barres. Thorntons

William Curley
Comme Paul A Young, c'est l'un des meilleurs artisans chocolatiers du pays. Avec sa femme japonaise Suzue, il créé des chocolats très fins, de belles plaques de chocolat noir et des bouchées au caramel salé. William Curley, deux boutiques, Richmond et Belgravia

 

Et bien sûr n'oubliez pas les grands magasins comme Harrods, Fortnum & MasonsSelfridges et Liberty's, qui proposent tous des rayons chocolats superbes pour Pâques, avec beaucoup de produits faits en Angleterre par les marques ci-dessus ou des petits artisans comme Amelia Rope, Demarquette ou Audrey's Chocolates.

Happy Easter!

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mercredi 27 mars 2013

Eltham Palace

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Perché sur une colline, caché dans la banlieue profonde de Londres, se trouve un petit trésor d'architecture art déco que l'on dirait sorti tout droit d'un film hollywoodien des années 1930. Il s'agit de Eltham Palace, l'ancienne demeure de Stephen et Virginia Courtauld, un jeune couple branché et riche (la famille de Stephen ayant fait fortune en fabricant de la rayonne, la soie artificielle; 'Ginie' étant une Italienne très chic, avec un tatouage de serpent à la cheville). Le noms Courtauld est familier aux Londoniens à cause de la collection d'art de la famille, que l'on peut voir aujourd'hui à la Courtauld Gallery à Somerset House.

Cherchant une maison proche de Londres, mais dans ce qui était à l'époque encore la campagne, les Courtaulds tombent sur Eltham Palace, un château en ruine datant du 14ème siècle et ayant été la maison d'enfance du roi Henry VIII. Avec l'aide des architectes Seely et Paget, ils décident le restaurer (on peut encore y voir un grand hall médiéval impressionnant, avec un plafond sculpté magnifique) et d'y adjoindre la maison de leurs rêves, ultra-moderne, à la pointe des techniques et des styles de l'époque.

Voici leur grand salon de réception, la pièce maîtresse de leur maison, et les Courtaulds avec leur lémurien Mah-Jongg:

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Photos: English Heritage

L'oeuvre d'une équipe de choc européenne, comprenant des talentueux artistes italiens, suédois et britanniques, la décoration du Palace est tout simplement sublime. On y trouve des fresques, des bois précieux, des détails en dorures et des murs peints en couleurs claires et modernes.

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La visite du palais permet de se promener dans de nombreuses pièces, et d'imaginer la vie des Courtaulds, entre deux parties et receptions – une période faste mais brève, puisque la guerre est arrivée et ils n'y ont vécu que très peu de temps. Grands voyageurs, ils se sont ensuite installés en Écosse, puis au Zimbabwe et à Jersey, léguant leur maison à l'état.

J'ai beaucoup aimé les mosaïques des salles de bains aux couleurs magnifiques, et les petits détails, comme les téléphones cachés, l'aspirateur central, ou la salle prévue pour arranger les fleurs du jardin. Et les enfants adoreront voire la chambre de Jongy le lémure (acheté à Harrods), qui a vécu 15 ans avec eux et qui avait sa propre échelle pour descendre au rez-de-chaussé. L'ancienne cuisine est maintenant un petit café; l'ancien hall des serviteurs est une boutique où l'on peut acheter entre autre des lémuriens en peluche.

Voici l'entrée principale de la maison:

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Kotomi Creations
Photo: Kotomi Creations

Elle est entourée de beaux jardins qui valent le coup d'oeil, avec anciennes douves, pont en bois, roseraie, statues et en cette saison (s'il n'y a pas trop de neige) des jonquilles qui fleurissent dans tous les recoins.

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Il y aura aussi des oeufs en chocolat cachés dans les jardins le week-end prochain, si le temps le permet bien sûr.

> Eltham Palace. Ouvert du 31 mars au 2 novembre, les lundis, mardis, mercredis, et dimanches de 10h à 17h. Il y a souvent des évènements spéciaux, il vaut mieux vérifier sur le site avant d'y aller. Billets: adultes £9.90; enfants £5.90. Adresse: Court Yard, Eltham, Greenwich, SE9 5QE (voir carte). Pour vous y rendre en transports publics: prenez un train Southeastern depuis Charing Cross (deux par heure; 20 minutes; £8 aller-retour; Zone 4 sur Oyster travelcard) et descendez à Eltham. La maison est a 10-15 minute de marche de la gare (ça monte).

> Sinon vous pouvez toujours aussi visiter un autre trésor dans la banlieue moche de Londres, mais au nord cette fois-ci: le magnifique Shri Swaminarayan Mandir, à Neasden.

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dimanche 24 mars 2013

London vs Paris

 Tours

 

Ce mois-ci j'ai été une busy busy bee et mis le blog un peu de côté. J'ai quand même eu le temps de vous préparer quelques nouvelles illustrations pour ma série Londres vs Paris, ci-dessous. J'espère qu'elles vous plairont! Et comme on dit ici, normal service will resume shortly...

 

LondresvParis-suiteA

LondresvParis-suiteB

LondresvsParissuiteC

LondresvsParissuiteD

 


Et voici le reste de ma série Londres vs Paris, inspirée du très beau blog Paris vs New York. Merci à tous pour vos belles idées! Alors, Londres vs Paris – qui gagne le match de la plus belle ville au monde selon vous?

Pulls

Etoiles

Livres

Dechets

Moutardes

Arbres


* cf les bus, voir ci-dessous...

 

Drinks

Et voici le reste de la série:

cathedrale

miam

Cartables

mairies

police

pie

reine       tea

street

      dog

toast

 

bigben

vin

pub

tube

parc

beer

taxi

stpaul

Birds

 

mode

 

sandwich

bancs

Thames

bus

finance

chips

 

architecture

bikes

 

fleurs

cheese

cabines

taps

biscuits

ponts

jus

musee

coins

post

Et un dernier just for fun:

dessins-animés

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dimanche 10 mars 2013

Les noms des pubs

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Les Brits adorent tout ce qui est historique et excentrique, et cela se retrouve évidemment dans les noms des établissements les plus importants du pays, les pubs. Avez-vous déjà bu une pinte dans un Dog & Duck, au Flying Spoon, ou au Ye Olde Fighting Cocks? Non? En tout cas je mettrais fort à parier que vous avez goûté une ale dans un Red Lion ou un Crown – les deux noms de pubs les plus répandus au UK.

Il n'y a pas de boring Harry's Bar, ou Café Machin ici. Les noms de pubs se doivent être à la limite royaux, drôles, mémorables et traduisibles en une jolie enseigne  – une stratégie de marketing qui date du Moyen-Âge, quand les panneaux colorés aidaient les clients illettrés à retrouver leur pub préféré. Après tout, il y a plus de 50,000 pubs au UK, et la concurrence est rude.

 Certains sont nommés après les gens qui les fréquentent (Bricklayer's Arms, Freemasons Arms, Cricketeers), ou les outils des gens qui les fréquentent (Anchor, Plough); d'autres, surtout à la campagne, sont inspirés du monde de la chasse (Fox & Hounds, Dog & Gun) ou de leur propre apparence (The Crooked House); d'autres encore des noms de bateaux (Mayflower, Cutty Sark) ou de lieux connus près desquels ils sont situés (Railway, Castle), de gens célèbres (Duke of Cambridge, Lord Nelson), ou encore de symboles religieux (Hope & Anchor, Cross Keys, Lamb & Flag, Mitre), de légendes (The Fox and Grapes, George & Dragon) ou de guildes médiévales – comme Elephant & Castle, qui a donné son nom à un quartier de Londres, basé sur le symbole de la guilde des couteliers, figurant un éléphant (pour l'ivoire) et un château, qui avait un atelier de le coin.

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Ceux qui ont des double noms – comme la chaîne moderne de pub Slug & Lettuce – sont souvent drôles, avec des combinaisons inattendues. Ce sont souvent des corruptions de phrases différentes, transformées au fil du temps. Par exemple, le Bull and Mouth célébrait à l'origine la victoire d'Henry VIII à Boulogne Mouth; le Cat and Fiddle serait basé sur Caton le Fidèle, un gouverneur anglais de Calais. D'autres, comme le Fox & Anchor, ont acquis des doubles noms lorsque qu'un tenancier changeait de pub et voulait attirer son ancienne clientèle dans son nouvel établissement.

Voici l'histoire des noms de pub les plus répandus du pays:

The Red Lion – comme beaucoup de noms de pub, le Red Lion provient de blason héraldique. Soit d'un propriétaire du coin, soit en hommage à John of Gaunt, l'un des hommes les plus puissants du 14ème siècle, fondateur de la House of Lancaster, soit en symbole de l'Écosse. Et surtout ça fait un super signe, bien anglais, comme les lions de l'équipe de foot nationale.

The Royal Oak – ce nom commémore la fuite de Prince Charles au 17ème. Ayant perdu la Battle of Worcester, il se réfugie dans un chêne où il se cache pendant un jour avant de s'enfuir en France (il reviendra plus tard et se fera couronner, d'où l'enthousiasme des tenanciers.

The White Hart – le symbole de Richard II, le roi qui introduit une loi obligeant tavernes et inns à avoir un signe. À une époque, le nom White Hart était si répandu qu'il est devenu presque un mot générique pour dire pub.

The Rose and Crown – la rose était le symbole d'Edward III, dont les fils s'entretuèrent dans la Guerre des Roses. Combinée avec la couronne, c'est un symbole de la monarchie britannique. Il y a aussi beaucoup de pub s'appelant tout simplement Crown.

The King's Head – avant qu'Henry VIII décide de divorcer, et donc de se séparer du catholicisme, de nombreux pubs s'appelaient the Pope's Head. Lorsque le roi a envoyé paître Rome, il ont donc changé leur noms pour celui du roi... Il y aussi les Queen's Head bien sûr.

The Swan – le cygne était un symbole d'innocence, très apprécié des rois Edward III et Henry VIII. Évidemment il fait très beau sur les enseignes, et c'est sans doute la raison de son succès.

The White Horse – le symbole de la House of Hanover, adopté par beaucoup de pubs au 18ème pour montrer leur loyauté à la nouvelle dynastie; mais aussi du comté du Kent.

The Bell – un rappel de l'étroite relation entre église et pubs. Beaucoup d'établissements religieux brassaient leur propres ales et les vendaient pour récolter des fonds.

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Et il y en a aussi avec des noms complètement fous: The Bucket of Blood en Cornouailles; Donkey on Fire à Ramsgate; the Bull & Spectacle dans le Staffordshire (renommé après qu'un client ait dessiné des lunettes sur la tête du taureau); ou le Round of Carrots, Struggling Monkey et Quiet Woman.

> Vous pouvez voir tout plein d'exemples de signes traditionnels ici
> Vous trouverez ici une page sur les noms de pubs les plus connus de Londres

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mardi 5 mars 2013

Trois photos

Aujourd'hui je vous propose trois photos qui m'ont bien fait rigoler en ce début d'année

Janvier: Prince Charles, assisté par excellence, prend le métro pour la premiere fois depuis 30 ans. Et pour un arrêt seulement. C'est pour les 150 ans du metro londonien et l'image ci-dessus, symbolisant parfaitement le côté out of touch de la famille royale, est tout simplement parfaite.

Prince Charles



Février: Le petit fabriquant de drapeaux, peint par Banksy à Wood Green pour célébrer le Jubilee, a été mis en vente puis retiré des enchères - le street art est bankable, rien à dire. Mais pour moi le meilleur dans cette histoire ce sont les graffiti qui sont apparu à l'emplacement du fameux Banksy - plus typiquement londonien tu meurs!

Banksy

 

Mars: et bien sûr le Batman de Bradford, qui emmène son pote au poste de police... Les Anglais adorent les déguisements, ils ont ça dans le sang (d'ailleurs Batman revenait d'un match de foot...).

Batman

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samedi 2 mars 2013

Les chaussures Clarks

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Après les vestes Barbour, les Cambridge satchels et le Harris tweed, voici une autre marque britannique classique: les chaussures Clarks. Elle n’est pas particulièrement à la mode en ce moment, mais je suis une très grande fan de leurs chaussures, qui sont super confortables, solides et pas trop chères – et tant pis si elles ne sont pas assez cool pour les fashionistas! À mon avis, c’est le meilleur rapport qualité prix que l’on peut trouver sur les high streets du pays... Je ne suis pas la seule à aimer: après tout les chanteurs Florence Welch, Bob Dylan, Dizzee Rascal et Robbie Williams ont tous été photographiés Clarks aux pieds.

L’histoire de la marque est aussi très intéressante: fondée en 1825 par les frères Cyrus et James Clark, à Street dans le Somerset, elle fabriquait à l’origine des pantoufles avec les restes de peaux de mouton de l’activité principale de la compagnie, une tannerie. Leur chausson en peau de mouton, le ‘Brown Petersburg’, connu un tel succès qu’en 1842 il s’en vendait 1000 paires par mois.

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Clarks, qui a inventé en 1883 la première chaussure créée pour s’adapter à la forme du pied et se vante depuis de ses produits au confort imbattable, a connu plus tard un succès fou avec des modèles classiques ‘Desert Boot’ et sandales ‘Playdeck’ (1950), et petites chaussures ‘Wallabee’ (1965). Aujourd'hui la plupart des classiques sont encore en vente, ainsi que de nombreux modèles au goût du jour, avec des collaborations Liberty's, Kishimoto et Mary Portas:

Clarks-shoes

 

Ici toutes les petites Anglaises des années 1980 ont été enchantées par les fameuses Magic Steps, "fit for a princess". qui étaient vendues avec une clé magique, pouvant se porter en broche (certain modèles avaient même une clé qui ouvrait un compartiment dans la semelle, révélant des images secrètes). Elles ont tellement marqué les esprits que si Clarks se décidait à en mettre à nouveau en vente, elles seraient sold out en un mois c'est sûr.

Les frères Clarks étant Quaker, leur compagnie avait une forte conscience sociale, s’assurant du bien-être et de l’éducation de ses employés, et interdisant même la consommation d'alcool dans la ville de Street. Un siècle et quelques plus tard, la fabrication des chaussures n’est plus anglaise mais indienne, brésilienne, cambodgienne... Par contre la compagnie appartient toujours à la famille Clark. C’est devenu une multinationale, avec 1,000 magasins dans 160 pays, la marque de chaussure No 1 au UK et le quatrième plus grand fabricant de chaussures au monde...

Par ailleurs, les Clarks sont extrêmement populaires en Jamaïque, grâce au chanteur dancehall Vybz Kartel, qui leur a même dédié une chanson. Il y a aussi un nouveau livre sur le sujet:

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mardi 26 février 2013

Cinq maisons hors du commun

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Aujourd'hui j'aimerais vous présenter cinq maisons londoniennes extraordinaires. Ici la demande est telle qu'il y a longtemps que les vieilles églises, grandes écoles victoriennes et anciens entrepôts ont été convertis en appartements de luxe. Rien de bien étrange d'habiter sur une péniche non plus, il y en a partout, sur le Grand Union Canal comme sur la Lea River. Il y a même des appartement dans des containers dans les Docklands (ci-dessus). Mais je suis tombée sur quelques perles qui valent le coup d'oeil:


1. Underground Toilets , Crystal Palace

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La jeune architecte Laura Jane Clark, de l'agence Lamp Architects, s'est lancé le défi de convertir d'anciennes toilettes publiques, situées sous le trottoir d'une rue passante, en un appartement douillet. Le résultat est bluffant: même si la lumière ne provient que des plafonds en verre, l'endroit est accueillant et lumineux, et contient même un petit patio tout vert. De la rue, on ne pourrait pas s'imaginer qu'il y a logement là-dessous; du salon, on devine les semelles des passants. Vous pouvez voir des photos ici et lire un article ici.

 

2. Christ Church Tower, City of London

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De cette église de Christopher Wren datant du 17ème, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, il ne restait plus qu'un clocher. L'excentrique propriétaire, tombée amoureuse du lieu unique et de ses vues sur la City, a demandé aux architectes Boyarsky Murphy de transformer la tour de 52m de haut en une maison de luxe de 12 étages. À chaque étage (pas plus de 20m2 chacun) sa fonction, de bas en haut: l'entrée, la salle à manger, la cuisine, la salle de bain, quatre chambres, salon au neuvième étage, bibliothèque et plateforme d'observation au-dessus. La cliente a tellement aimé le résultat qu'elle a transformé une autre église, St Mary Somerset, de la même façon.

Vous pouvez voir cette église en faisant ma Balade No 1, de la Tate Modern à Angel.


3. Gap House, Notting Hill

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Ce projet de l'agence PitmanTozer a gagné de nombreux prix (dont la prestigieuse RIBA Manser Medal), et ce n'est pas étonnant: l'architecte Luke Tozer a réussi à coincer une maison de 185m2 entre deux autres propriétés, un site qui ne mesure que 2.3 mètres du côté de la rue. Ce tour de force est aussi une maison verte, super-isolée, récupérant l'eau de pluie, chauffée avec une pompe à chaleur et utilisant l'énergie solaire passive, et tout cela avec un petit budget (£500,000). La maison, en forme de L, n'a l'air de rien depuis la rue, mais de derrière elle s'étend en pièces à vivre lumineuses et plutôt spacieuses. Vous pouvez voir une vidéo de l'architecte ici.


4. Rutland Gate Mansion, Knightsbridge

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À l'origine quatre maisons différentes, ce palais a appartenu à l'ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri. Il est à présent à vendre pour la modeste somme de £300 millions. Avec sept étages, 5,000 mètres carré, 45 chambres à coucher, des vues de Hyde Park, et un espace à vivre équivalent à un terrain de foot (comprenant cuisine de restaurant et piscine), c'est la plus grande demeure de Londres (après Buckingham Palace of course). Malheureusement seul les acheteurs sérieux ont le droit de visiter l'intérieur, apparemment décoré à l'aide de moultes feuilles d'or.

Rutland Gate bat à plate couture l'ancienne maison la plus chère de Londres, Heath Hall à Hampstead (£100 millions), et les appartements les plus chers, à One Hyde Park (£65 millions).

 

5. Water Tower, Kennington

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Ce projet est l'un des plus récents filmés par l'émission culte Grand Designs (mais il y en a beaucoup d'autres, je vous laisse parcourir les archives). Ils'agit de la restauration d'un château d'eau, vieux de 150 ans et tombant en morceaux, dans le sud de Londres. Leigh Osborne et Graham Voce ont remporté le défi au la main: le bâtiment classé, au mur épais de 6 pieds, a été transformé en une maison de luxe avec quatre chambres et neuf étages. Le clou du spectacle: l'ancien réservoir devenu un nid d'aigle aux grandes fenêtres avec vue panoramique sur la capitale. Quant à la déco, bof. Plus d'images ici.

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samedi 23 février 2013

Les Brits à Hollywood

Hollywood

On pense toujours qu’Hollywood, c’est le symbole le plus scintillant de l’Amérique. Et quand on n'est pas anglophone ou cinéphile, on met toutes les stars des films hollywoodiens dans le même bateau – américain. Mais quand on habite en Angleterre, on se rend compte petit à petit que beaucoup de personnalités anglophones que l’on croyait sorties du New Jersey ou de l’Idaho sont en fait Britanniques. Tenez moi l’autre jour j’ai appris que les Bee Gees, ces symboles du Saturday Night Fever, étaient Anglais (Isle of Man, Manchester) – incroyable non? Et saviez-vous que l'acteur Sam Worthington, qui a prêté sa voix au héros du plus gros succès de l'histoire du cinéma, Avatar, vient du Surrey? Non moi non plus. Ou que le réalisateur Ridley Scott (Alien, Blade Runner, Thelma & Louise, Gladiator) venait de South Shields, près de Newcastle? Incredibeul.

Puisque c’est la saison des fameux Oscars où sont nominés Lincoln (dans lequel le président américain est joué par le grand acteur irlando-britannique Daniel Day Lewis); Les Misérables (le nouveau projet du réalisateur anglais du King’s Speech, Tom Hooper, qui a par ailleurs passé deux ans à filmer le soap opera typiquement british Eastenders); Skyfall (le petit dernier du plus hollywoodien des espions de sa Majesté) et aussi Hitchcock (un film sur le grand réalisateur lon-do-nien!), voici une petite liste de ces Brits qui ont made it in Hollywood!

 

Les réalisateurs

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Charlie Chaplin (né à Walworth Road, Londres); Alftred Hitchock (Londonien né à Leytonstone, éduqué à Stamford Hill); Stephen Frears, réalisateur de Mary Reilly et Hi Fidelity (Leicester); Ridley Scott, réalisateur de Alien et Blade Runner etc (né à South Shields dans le Nord); Mike Newell, réalisateur de Four Weddings and a Funeral et Donnie Brasco (St Albans); et Paul Greengrass, réalisateur de The Bourne Supremacy et United 93 (Cheam, Surrey). Il y a aussi Christopher Nolan (Batman Begins) qui est né à Londres et est Anglo-Américain. Évidemment il y a tout plein de réalisateurs britanniques qui n'ont pas vraiment travaillé à Hollywood mais y ont été récompensés, come Anthony Minghella, réalisateur du English Patient (Isle of Wight) ou Danny Boyle, réalisateur de Trainspotting et Slumdog Millionaire (né à Radcliffe, Lancashire). Quand à l'Américain Stanley Kubrick, il a vécu et travaillé toute sa vie au Royaume-Uni.



Les acteurs de l'Âge d'Or d'Hollywood

Agedor

Saviez-vous qu'une moitié du fameux duo Laurel & Hardy était britannique? Le mince s'appelait Stan Laurel, et il venait du Lancashire. Autres Britanniques stars du grand écran: Vivienne Leigh, parfaite Scarlet dans Gone with the Wind et héroïne de A Streetcar Named Desire (Londonienne née en Inde) et son mari Laurence Olivier, acteur de théâtre et de nombreux films shakespeariens comme Richard III et King Lear (né dans le Surrey). Autre couple hollywoodien: le Gallois Richard Burton (The Spy who Came in from the Cold, Who is Afraid of Virginia Woolf) et  Elizabeth Taylor, né à Londres de parents américains et ayant grandi à Hampstead. Également britanniques: de nombreuses stars des films d'Hitchcock, comme Cary Grant (né Archibald Leach à Bristol) et James Mason (du Yorkshire), apparus dans l'excellent North by Northwest (La Mort aux Trousses); ainsi que Dirk Bogarde (aussi de Hampstead) et Joan Collins (Paddington) et bien sûr Julie Andrews (Mary Poppins).

 

Les stars hollywoodiennes

Hollywood

Leurs successeurs s'appellent Anthony HopkinsHannibal, The Mask of Zorro, Amistad – et Catherine Zeta JonesTraffic, Chicago – (tous deux nés dans le Pays de Galles); Michael Caine (The Italian Job, The Dark Knight); Ian McKellen (Lord of the Rings, X Men); Kenneth Branagh (Much Ado about Nothing, Harry Potter); Sean Connery (Indiana Jones, Highlander); et Patrick Stewart (Star Trek); Gary Oldman (JFK, The Dark Knight); Ewan McGregor (Star Wars); Kate Winslet (Titanic); Liam Neeson (Schindler's List);  Andy Serkis (Lord of the Rings); Jeremy Irons (Die Hard); et Minnie Driver (Good Will Hunting, I Give it a Year); Rachel Weisz (The Constant Gardener); Keira Knightley (Pirates of the Carribean); Paul Bettany (A Beautiful Mind, Master & Commander); Dominic Cooper (Mamma Mia!, Captain America); et Orlando Bloom (Lord of the Rings; Pirates of the Carribean); Chiwetel Ejiofor (Amistad, 2012); Emily Blunt (The Devil Wears Prada)...

 

Les nouveaux super-héros

Superhero

Pendant des années, les Brits ont joué les méchants à Hollywood (les géniaux Alan Rickman et Christopher Lee s'en sont fait une spécialité, de Robin des Bois à James Bond; Peter Cushing a joué le commandant de la Death Star dans Star Wars; Ian McKellen le vilain Magneto dans X-Men; et même Shere Khan dans le Livre de la Jungle avec l'accent anglais de George Sanders). Mais ces dernières années il semblerait que les acteurs britanniques soient passés de méchants à héros: Christian Bale joue Batman; James McAvoy le leader des X men, Andrew Garfield joue Spiderman; Henry Cavill est Superman. Et quand au Londonien Robert Pattinson, il est devenu l'idole de toutes les adolescentes en jouant le héros-vampire de la trilogie Twilight.

 

Les stars de la télé

TV

Ce qui nous amène à un autre vampire, Stephen Moyer dans True Blood. Malgré son accent du sud des States, il vient en fait de l'Essex et fait partie d'un groupe d'acteurs britanniques qui ont connu leur plus grand succès sur les petits écrans américains, jouant dans les séries télé les plus populaires du moment, comme Alex Kingston (Urgences) avant eux. Il s'agit de Sonya Walger, Naveen Andrews and Adewale Akinnuoye-Agbaje (Lost), Damien Lewis (Homeland), Dominic West et Idris Elba (The Wire); Hugh Laurie (Dr House); Kit Harrington (Game of Thrones); ou Natascha McElhone (Californication).

Ajoutez à cela qu'Hollywood semble en pincer pour les Old Etonians, ces anciens élèves de l'école la plus prestigieuse d'Angleterre – comme Damian Lewis et Ed Redmayn. Il semblerait que les enfants privilégiés qui la fréquente y apprennent plus à être une movie star qu'un gentleman.

Mais pourquoi tant d'Anglais à Hollywood? C'est évidemment une histoire de talent, et de langue maternelle commune qui leur permet de travailler des deux côtés de l'Atlantique. Les Brits, étant bombardés de culture américaine depuis qu'ils sont petits, ayant grandi avec Starsky & Hutch, n'ont aucun mal à changer d'accent. Le contraire est beaucoup moins facile apparemment, et les Yankees se prennent en général de belles critiques dans la tronche s'ils s'y risquent (rares succès: Gwyneth Paltrow, Johnny Depp, Renée Zellweger et Denzel Washington). Les Anglais n'ont pas oublié le fameux Dick van Dyke de Mary Poppins, l'un des pire accents de l'histoire du cinéma selon eux...

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jeudi 21 février 2013

Bacon & tomato cakes with poached eggs

Baconcakes

Ce n’est un secret pour personne, les Anglais aiment faire la fête et ne sont pas tous des lève-tôt, surtout en fin de semaine. Ce qui explique sans doute qu’ils aient inventé le brunch, ce repas entre petit-déjeuner et déjeuner qui est devenu un classique du weekend. Le mot date de 1895 déjà, lorsqu’il apparait dans un numéro de Punch magazine pour décrire un repas du dimanche pour les ‘Saturday-night carousers’ (les fêtards du samedi soir).

Aujourd’hui je vous propose donc une recette parfaite pour un brunch du dimanche, devenue une des mes préférées depuis que je l’ai découpée dans un journal (elle provient de la fameuse Leith’s Cookery School).

Ces Bacon and tomato cakes with poached eggs, se sont des galettes de pomme de terre au bacon et à la tomate, servies avec des oeufs pochés. Remarquez que ces ingrédients se retrouvent – bien que cuisinés différemment – dans un autre repas adoré des fêtards, le full English breakfast. C’est un plat qui réconforte par un matin d’hiver, mais qui sent aussi le printemps, grâce à une ou deux pincées de ciboulette.

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Mais ce qui en fait un véritable délice c’est bien l’oeuf poché – ce petit nuage qui a l’air tellement plus élégant et plus fin que des oeufs sur le plat – que l’on place délicatement sur la galette. Les Britannique adorent les poached eggs, et c’est souvent la première chose qu’ils commandent au petit déjeuner quand ils vont à l’hôtel. Sinon ici chacun à son truc (et ses gadgets) pour préparer ses oeufs pochés à la maison.

Évidemment, quand on brunche on est un peu paresseux, et pour bien profiter d’une grasse matinée, vous pouvez préparez les galettes à l’avance, quand vous avez des pommes de terres cuites en rab. Personnellement je trouve ça tellement bon que je suis prête à tout cuisiner le matin même, ça en vaut l’effort!

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Bacon and tomato cakes with poached eggs

Ingrédients (pour 4 personnes)
- 200g de streaky bacon, lardons, ou pancetta
- 500g de purée de patate épaisse
- 2 tomates
- poivre et sel
- 1 cuillère à soupe d’huile
- ciboulette
- quelques poignées de farine
- 30g de beurre
- 4 oeufs

1  Coupez le streaky bacon en petits morceaux et faîtes revenir dans une poële jusqu’à ce qu’ils soient dorés et croustillants. Égouttez-les sur du papier cuisine.

2  Si vous êtes perfectionnistes, épluchez les tomates: incisez en croix le sommet de chaque tomate, placez dans un bol, recouvrir d’eau bouillante, laissez quelques minutes, puis pelez. Si vous êtes paresseux, passez directement à l’étape suivante: coupez les tomates en petits morceaux, en enlevant un peu des graines et le jus pour que cela ne soit pas trop liquide.

3 Placez la purée, le bacon, les tomates, et la ciboulette ciselée (en gardant quelques brins de côté pour décorer) dans un grand bol. Salez un tout petit peu, poivrez, et bien mélanger. Sur une surface enfarinée, formez quatre galettes d’environ 2cm d’épaisseur. Placez sur une assiette enfarinée au frigo pendant 15 minutes (si vous avez la patience d’attendre, sinon c'est pas grave).

4 Faites bouillir une casserole d’eau avec une goutte de vinaigre pour les oeufs pochés. Mettre l’huile et le beurre dans la poêle, et faire cuire les galettes 2-3 minutes de chaque côté, puis laissez sur feu très doux. Pendant ce temps, faites les oeufs pochés. Baisser la température, faites une spirale avec une cuillère en bois, cassez un oeuf dans une tasse, versez doucement au milieu de la casserole, faites cuire 3 minutes. Évidemment c’est plus facile avec les gadgets, car on peut en faire quatre à la fois.

5 Placez chaque oeuf sur une galette et parsemez de ciboulette. Bon appétit!

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mardi 19 février 2013

Gosh!

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Tout fan de BD venu s’installer à Londres et entrant dans une librairie (oui, il en reste quand même quelques unes!) pour la première fois fait face à une grande déception: si les rayons science-fiction, voyage ou cuisine font le triple (au moins) de leurs voisins français, le rayon BD est quasiment inexistant. Pour les Britanniques, la bande dessinée est considérée comme ‘européenne’ – un truc de geek quoi – et le choix se concentre souvent sur quelques comic books américains genre Superman.

Heureusement vous pouvez trouver toutes sortes de bandes dessinées, romans graphiques, livres pour enfants, mangas (et American comics bien sûr) ainsi que des livres sur le design et l'illustration à Gosh!. Cette institution londonienne – qui se décrit comme ‘a mean little comic shop in the heart of London’– s’est installée il n’y a pas très longtemps dans un super lieu, en plein coeur de Soho, après presque 25 ans passés en face du British Museum.

L’intérieur, créé par Lumsden Design Studio (déjà auteurs du génial magasin de la Tate Modern) et Active Interiors, est simple mais très joli. Les livres sont arrangés sur des vieux pupitres d’une école du East End.

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Photos: Andy Worthington, Gosh

Vous pouvez y acheter des Tintin et Babar (en anglais) mais aussi des BD britanniques comme Sandman, From Hell, et Tamara Drewe, des classiques du roman graphiques comme Chroniques de Jérusalem, Blankets et Les Pillules Bleues; ainsi que des livres pour enfant géniaux d'Oliver Jeffers et de Jan Klasson:

BD

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> Gosh!, 1 Berwick Street, London W1F 0DR, 10.30am – 7pm, sept jours sur sept

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dimanche 17 février 2013

Halley VI, Antarctique

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Je ne sais pas si c'est parce qu'ils sont attirés par un pays où il fait encore plus moche que chez eux, ou si simplement ils sont motivés par le même esprit d'exploration et d'aventure qui les pousse à braver les sommets de l'Himalaya (Edmund Hillary) ou les mouches tsé tsé d'Afrique du Sud (David Livingstone), mais les Britanniques ont toujours été fascinés par les grandes étendues blanches de l'Antarctique. Pendant la grande époque d'exploration du continent, au début du 20ème siècle, les Norvégiens, Allemands et Français ont tous organisé une, voire deux expéditions. Mais les British en ont organisé huit! Et pas toujours avec beaucoup de succès: celle de Scott se termine avec la mort de faim et de froid de tous ses participants; et la dernière du grand explorateur Ernest Shackleton se termine également avec la mort du capitaine.

Ces héros de l'histoire de l'exploration polaire, habitués à survivre dans des conditions inimaginables, dans des cabines en bois (voir ici et ici) sans confort, aux conditions du continent blanc (des températures de - 50 degrés, et trois mois de nuit totale en hiver) seraient étonnés de voir ce que la dernière expédition britannique, achevée il y a quelques semaines, a réussi à accomplir.

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Photos: British Antarctic Survey

Ressemblant à un vaisseau de science-fiction croisé avec un petit train, voire une caravane du désert de Star Wars, la nouvelle base scientifique britannique du British Antarctic Survey, Halley VI est une série de wagons bleu et rouge montés sur des skis. Pour moi elle symbolise tout à fait le mélange d'excentricité et d'ingénierie qui fait la force de l'architecture britannique contemporaine. Sa forme est une solution au problème qui a enseveli les stations précédentes (les vents de 100 miles à l'heure qui soufflent la neige) et ses skis permettent de la déplacer sans souci sur la plate-forme glaciaire du Brunt Ice Shelf, qui avance vers l'océan de plusieurs centaines de mètres par an.

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Ce projet ayant coûté £26m est l'oeuvre du tout petit bureau d'architecte Hugh Broughton et des ingénieurs Faber Maunsell. La base a été construite très vite, puisque la météo ne laisse qu'une fenêtre de 10 semaines durant "l'été" antarctique. Mais les éléments préfabriqués (débarqués du bateau, puis tirés pendant 10km) ne pouvant pas peser plus de 9 tonnes, pour ne pas casser le sol de glace, il a fallu beaucoup construire sur place. Vous pouvez voir une vidéo de la BBC expliquant les challenges du projet ici.

Voici l'équipe qui a permis au projet de se réaliser. Vous imaginez conduire des pelleteuses pendant deux mois et demi avec des températures de -20, et la prochaine ville à des milliers de kilomètres de là? 

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Halley VI est aussi pensée pour être le plus confortable possible: 65 personnes y vivent en été; 15 en hiver (dont deux femmes, y compris la commandante de la base) pendant 9 mois d'isolation totale. Il y a de grandes fenêtres, pour que l'équipe aie le plus de lumière possible, et puisse profiter des aurores boréales; des plafonds de hauteurs différentes, pour éviter la monotonie; un bar et même un salon avec une table de billard – un élément essentiel si vous voulez mon avis!

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Photo: Sam Burrell

Le tout avec une déco digne du dernier QG de Google. Si vous voulez voir des photos de l'intérieur, et en apprendre plus sur la vie à Halley VI, faites un tour sur le blog de Mike, un ingénieur de recherche du British Antarctic Survey.

 

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vendredi 15 février 2013

Hit No 17: Love Lust, de King Charles

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On finit cette love week en guitare avec cette chanson de King Charles, grand romantique devant l'éternel. Avec sa  moustache à la Dalí, ses dreadlocks incroyables et son style de dandy, ce garçon des beaux quartiers de l'ouest de Londres a un look hors du commun. Selon le Guardian, il fait partie 'of a tradition of uniquely English, psych-inflected pastoral whimsy' (d'une tradition uniquement Anglaise de fantaisie pastorale aux accents psychédéliques). Quant à King Charles, né Charles Costa, il se décrit plutôt comme 'a reggae-indie Adam Ant', un Adam Ant (du fameux groupe Adam and the Ants) reggae-indie).

Sur sa page Myspace, King Charles, qui jouait du violoncelle et chantait dans une chorale étant petit, a mis dans la case Genre: "Alternative / Country / Tropical". C'est un mélange tonifiant qui tient du songwriting folk, des solos de guitare inattendus, et de pointes de calypso et de reggae. Pas étonnant qu'il soit parti en tournée avec Laura Marling, Noah & The Whale et Mumford & Sons. Il ne se prend pas au sérieux pour autant: il suffit de voir son clip Bam Bam pour s'en assurer.

Voici donc l'un de ses hits, Love Lust, sur l'amour-désir, qui pourrait n'être qu'une balade sans grand intérêt mais qui est transformée par les excellentes paroles (King Charles a d'ailleurs gagné une compétition de songwriting) et des riffs de guitare surprenants:


Love Lust, de King Charles, 2011

Never let a woman go even when you know she can always be replaced/
Ne laisse jamais partir une femme même si tu sais qu’elle peut toujours être remplacée
She can always be replaced/ elle peut toujours être remplacée
Oh, lust only grows like anger and revenge or beauty comes and goes but love stays until the end/
Oh, le désir grandi seulement comme la colère et la vengeance, la beauté s’en va et s’en vient, mais l’amour reste jusqu’à la fin

I wrote you a song Mississippi Isabel/ Je t’ai écris une chanson Mississippi Isabel
I even sent you flowers when you felt ill/ Je t’ai même envoyé des fleurs quand tu es tombée malade
You've the strength of the Greeks/ Tu as la force des Grecs
You are god’s masterpiece/ Tu es le chef d’oeuvre de dieu

You are every triumph, every victory/ Tu es chaque triomphe, chaque victoire
I believe in every breath you breathe/ Je crois en chaque souffle que tu respires

And I always imagined you'd be by my side/ Je t’ai toujour imaginée à mes côtés
Whether I'm hiding in the city or tearing through the wild/
Que je sois en train de me cacher en ville, ou dévaster des régions sauvages
You're only an older noose on my throat/
Tu es seulement un vieux noeud coulant sur ma gorge
If your beauty is a fortress then my love will be the boat/
Si ta beauté est une forteresse alors mon amour sera un bateau.

Oh, fall in love with her. Fall in love with you, I must./
Oh, tomber amoureux d’elle. Tomber amoureux de toi, je dois.
I'll consume every part of you to indulge my love lust/
Je consommerai chaque partie de toi pour satisfaire mon amour-désir.

Never let a woman go even when you know she can always be replaced/
Ne laisse jamais partir une femme même si tu sais qu’elle peut toujours être remplacée
She can always be replaced/ elle peut toujours être remplacée
Oh, lust only grows like anger and revenge or beauty comes and goes but love stays until the end/
Oh, le désir grandi seulement comme la colère et la vengeance, la beauté s’en va et s’en vient, mais l’amour reste jusqu’à la fin

Whether a flower in my hand or a gun in my hand, I'd give it all up for your hand in my hand/
Que j’aie une fleur dans ma main, ou un pistolet dans ma main, je laisserais tout tomber pour ta main dans ma main
For the sun on my skin as the morning begins, I'd die in the dark just to feel your skin on my skin./
Pour le soleil sur ma peau lorsque le matin commence, je mourrai dans le noir juste pour sentir ta peau sur ma peau

Your soul Your love Your blood/ Ton âme, ton amour, ton sang
Treasure every beating heart that sets your soul on fire/ Je chérirai chaque batement de coeur qui enflamme ton âme
Love will set your soul on fire/ L’amour enflâmera ton âme.

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