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France - Royaume Uni, même combat: pour les journalistes, peu importe de quel côté de la Manche ils se trouvent, il n'y a que leur capitale chérie qui compte. En lisant les journaux français, on pourrait presque croire que la France, c'est Paris. Et selon Michael Hann du Guardian, les médias britanniques sont aussi très doués pour ignorer tout ce qui n'est pas Londonien. Dans un article récent, il explique que c'est seulement en période d'élection que les journalistes quittent Londres. Le reste du temps, leurs lecteurs ont droit à un ramassis de clichés:

'The rest of the time, the UK can be broken down into a series of convenient media tags. The north-east: men take shirts off to watch football, women pass out drunk in street; Brighton: gay people – almost as good as London; the West Midlands: funny voices and balti; the industrial north: race riots, poor diet and misery (Leeds and Manchester get dispensations for having, respectively, a branch of  Harvey Nichols and some trendy bars); Liverpool: sentimentality, football and crime; Wales, Scotland and Northern Ireland: here be dragons. In fairness, the East Anglian coast and the south-west are often reported sympathetically, though that might not be unrelated to the number of media executives who holiday in second homes there.'

'Le reste du temps, le Royaume Uni peut être divisé en une série de catégories très pratiques pour les médias. Le nord-est: les hommes enlèvent leur chemise pour regarder le foot, les femmes tombent ivres mortes dans la rue. Brighton: plein de gays, presque aussi bien que Londres. Les West Midlands [autour de Birmingham]: drôles d'accents et balti [curry, spécialité du coin]. Le nord industriel: émeutes raciales, mauvaises habitudes alimentaires et pauvreté (Leeds et Manchester sont dispensées car elles ont, respectivement, une branche de Harvey Nichols [grand magasin chic] et des bars à la mode). Liverpool: sentimentalité, football et crime. Pays de Galles, Écosse et Irlande du Nord: là où il y a des dragons [Expression signifiant territoires dangereux ou inexplorés, d'après la pratique médiévale de placer des serpents de mer et autres dragons dans les coins des cartes.] Pour être honnête, la côte est et le sud-ouest sont souvent traités de manière sympathique, cela étant peut-être lié au nombre de journalistes qui ont des maisons de vacances de le coin.'

> Pour lire l'article de Michael Hann