Quality_street

À Noël, les étagères des supermarchés britanniques croulent sous des piles de boîtes violettes de Quality Street. Cet assortiment de caramels et chocolats est un cadeau typique, le genre de truc qu'on apporte à tata quand on est invité à un Christmas dinner de famille.

L'histoire de Quality Street commence dans les années 1890, à Halifax, dans le nord de l'Angleterre, avec John Mackintosh, le 'Toffee King' (Roi du Caramel). Mackintosh méritait bien son titre: son 'Makintosh's Celebrated Toffee', un mélange de butterscotch (caramel dur traditionnel) et de caramel mou, eut très vite énormément de succès. Mais c'est seulement lorsque son fils décide d'acheter la Caley chocolate factory de Norwich, que les fameux sweets apparaissent, en 1936.

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La marque tient son nom d'une pièce de théâtre de J M Barrie (l'auteur de Peter Pan). D'ailleurs, les personnages qui figuraient sur les boîtes Quality Street (The Major et Miss) jusqu'à il y a quelques années étaient inspirés des héros de la pièce. Presque 7 millions de bonbons Quality Street sont fabriqués chaque jour à l'usine d'Halifax (comme pratiquement tout ce qu'on mange, la marque appartient maintenant à Nestlé); environ 30% est envoyé à l'étranger – apparemment, les Canadiens adorent ça. Chaque Britannique mangerait sept Quality Streets chaque Noël.

Dans une boîte ronde (qui contient en moyenne 113 bonbons!) vous trouverez 12 sortes de sucreries, emballées dans de jolis petits papiers transparents colorés – qui sont faits non de plastique, mais d'un matériel tiré du bois - et qui peuvent donc être compostés (les petits papiers en alu, eux, ne peuvent qu'être recyclés). Les wrappers colorés sont aussi utilisés par tous les petits Anglais pour faire de jolis collages et autres cartes de Noël.

It's a tough job, but somebody had to do it (c'est un boulot difficile, mais il fallait bien que quelqu'un le fasse): je les ai testés pour vous. Ils sont au goût des Britanniques, donc très très très très sucrés. Sérieusement, j'ai dû m'y prendre à plusieurs fois pour goûter les 12 différents bonbons, et j'ai même parfois dû avaler une bonne gorgée de tisane pour vite faire passer le goût. Vous voilà prévenus.

Voici mes tasting notes (commentaires de dégustation), pour vous aider à choisir le bon si quelqu'un vous propose de piocher dans une boîte de Quality Street ces prochains jours:

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The green triangle

Chocolat fourré d'une sorte de praliné...
ça a un peu le goût de Nutella quoi 



Coconut eclair
    Alors celui là c'est un peu comme un petit Bounty,
    sauf que la pâte de noix coco est plus dense
   

   Strawberry Delight
   
Beurk!  C'est fourré avec une espèce de pâte de sucre
   au goût chimique fraise – vraiment pas bon



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  Orange chocolate crunch
  Chocolat avec intérieur praliné un peu croquant,
  au goût d'orange, pas mal...

   

       Toffee Deluxe
   
Chocolat rempli de caramel semi-dur, très bon




     Fudge
     Chocolat rempli de caramel mou..
     c'est celui là mon préféré!

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Caramel swirl
Chocolat rempli de caramel mou presque liquide,
comme la branche Cadbury Caramel

    Toffee finger
    Chocolat enveloppant un bâton de caramel semi-dur
    qui est très bon mais qui colle beaucoup aux dents



Milk choc block
Celui-ci c'est supposé être du chocolat, mais vraiment, le manger
c'est comme de croquer dans un sucre en cube. C'est le moins
aimé de tous les Quality Street...


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     The purple one
     Chocolat rempli de caramel presque liquide et d'une noisette
     C'est celui-là que tout le monde préfère, donc le premier
     à disparaître de la boîte



Orange creme
Berk et re-berk! C'est aussi pire que le Strawberry Delight,
sauf que c'est à l'orange



Toffee penny
Petit bouton de caramel dur,
un peu comme les Werthers...

Maintenant, saurez vous reconnaître les Quality Streets préférés de ces trois spectatrices à l'hippodrome d'Ascot, où les chapeaux sont presque aussi importants que les chevaux?

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PS: Aujourd'hui il neige à Londres, il y a déjà au moins dix centimètres... Mais la neige à Londres ce n'est pas si rare que ça, comme le montrent ces photos du The Big Freeze of 1962-62, avec la Tamise gelée à Windsor et un skieur à Earls Court.