dimanche 31 juillet 2011

Les prénoms des babies

Baby-names

Les prénoms les plus populaires pour les british babies nés en 2010? Olivia et Oliver! C'est bizarre, parce qu'Olivia c'est le nom d'une héroine de livres pour enfants ici, une petite cochonne (au sens propre!). Et qu'Oliver, ben ça rappelle surtout le pauvre Oliver Twist de Dickens... 

Leurs grand-parents s'appellent sans doute George, Mary, Michael, Christine, David, Margaret ou John. Leurs parents se prénomment surement Mark, Kate, Tom, Julie, Rick, Ben, Jess. Et les bébés de 2010 ont bien des chances de s'appeller:

  girls boys
1 Olivia Oliver
2 Sophie Jack
3 Emily Harry
4 Lily Alfie
5 Amelia Charlie
6 Jessica Thomas
7 Ruby William
8 Chloe Joshua
9 Grace
George
10 Evie James
11 Ava Daniel
12 Isabella Jacob
13 Mia Ethan
14 Maisie Samuel
15 Daisy
Joseph
16 Poppy
Dylan
17 Isabelle Mohammed
18 Ella Noah
19 Freya Oscar/Lucas
20 Charlotte Alexander

Vous trouverez la liste complète sur le Guardian. Il semblerait donc qu'il y aie beaucoup de petites Chloé et de petits Lucas des deux côtés de la Manche... sinon, c'est une liste très différente de celle des prénoms français. Il faut aussi noter que les petits Mohammed, en 17ème position sur cette liste, sont en réalité beaucoup plus nombreux (autour de la 4ème place), si l'on prend en compte les différentes façons d'écrire ce prénom. Et si l'on compte les Isabelle, Bella, et Isabella ensemble, là aussi ce prénom remonte en flèche en pole position.

Je dirais que c'est une sélection super classique, très traditionnelle. Il faut savoir que beaucoup de ces prénoms ne sont utilisés dans la vie courante que sous forme abrégée: ainsi les Oliver s'appellent en fait Ollie; les Daniel, Dan; les Thomas, Tom. C'est drôle de voir que certains prénoms féminins ont déjà l'air d'être abrégés à la naissance, les rendant plus mignons pour des petites filles, mais peut-être un peu condescendants lorsque les petites Maisies auront atteint 50 ans?

Et comme en France, les prénoms sont bien sûr liés aux classes sociales. Si à Paris on ne mélange pas les Kevin avec les Charles-Henri, et ben à Londres les Tracey et les Arabella ne sont en général pas très bonnes copines. Les Jack, Harry, Sophie et Emily sont dans le top 10 parce qu'ils sont plutôt neutres et donc aimés de tous, mais si l'on descend dans la liste, on trouve quelques perles... Petit test: saurez vous dire si un prénom est posh (bourge) ou pas (et si c'est un prénom de fille ou de mec)?

1) Jayden 2) Imogen 3) Edward 4) Georgia
5) Frederick 6) Kyle 7) Lacey 8) Jade

Surligner ci-dessous avec votre souris pour avoir les réponses:
1 Jayden (mec, pas posh) 2 Imogen (fille, posh) 3 Edward (mec, posh) 4 Georgia (fille, posh) 5 Frederick (mec, posh) 6 Kyle (mec, pas posh) 7 Lacey (fille, pas posh) 8 Jade (fille, pas posh)

Will et Harry sont déjà dans le top 20, mais je prédis pour l'année 2011 une flopée de petite Kate et Pippa...

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vendredi 29 juillet 2011

Tracey Emin: Love is What You Want

 TraceyEmin

Voici encore une petite dose d'art, mais cette fois-ci je vais vous parler d'une artiste bien différente, Tracey Emin, qui est en ce moment le sujet de l'expo Love Is What You Want à la Hayward Gallery de Londres. Son truc, ce n'est pas les portraits mais plutôt les autoportraits, sous toutes les formes possibles. C'est une expo très intéressante qu'il vaut le coup de voir si vous aimez l'art contemporain.

D'abord, parce que Tracey Emin est une des artistes les plus connues de la scène britannique, grâce à ses oeuvres chocs, comme sa tente (couverte d'une liste de nom de tous les mecs avec qui elle à couché) et son lit sale (aucun des deux ne sont dans l'expo); grâce à sa grande gueule; et malgré ses apparitions genre Gainsbarre à la télé.

C'est aussi un point de vue féminin bienvenu dans un monde artistique très masculin... Une femme qui montre tout, ses avortements, ses tampons usagés, ses culottes sales. Une femme qui parle d'amour, de sexe, de peines de coeur. Une femme qui dévoile son intimité, ses photos de famille, ses failles, mais n'en paraît que plus forte.

Image 2

Emin fait de l'art comme d'autre font une thérapie, décrivant sa vie, ses histoires de coeur, ses émotions. Elle déballe tout, ses traumatismes comme ses joies sur des grandes couvertures ou dans des messages en néons. Voir son expo c'est donc un peu comme rentrer dans sa vie, lire son journal intime. Mais ce n'est pas voyeur ni auto-suffisant: au contraire, elle touche à des émotions et des expériences universelles ou presque.


Image 4
Photo: Giga Joule

Dans l'expo vous trouverez entre autre une salle de couvertures en appliqué, faites avec des bouts de tissus (draps d'hôtel etc) qu'Emin collectionne, et couvertes de ses fameux slogans qui vont droit au coeur (beaucoup avec des fautes d'orthographe), par exemple I do not expect to be a mother, but I do expect to die alone (je ne m'attends pas être une mère, mais je m'attends à mourir seule):

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Ainsi qu'une salle de néons, inspirés par les signes des restos et des hôtels de Margate, la ville du bord mer où elle a grandi:

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J'ai trouvé deux de ses films particulièrement beaux: "Why I never became a dancer" explique comment elle s'est enfuie en pleurs d'un concours de danse après que les garçons du coin l'aient traitée de trainée, et un autre où elle est à cheval sur un âne (les donkey rides sont une activité traditionnelle dans les stations balnéaires anglaises) comme une cowgirl sans peur, sur la chanson reggae Riding for a Fall de John Holt.

J'ai aussi beaucoup aimé ses dessins, et sa collections d'effets personnels et de lettres. Sur la terrasse de la galerie se cachent trois de ses sculptures, de minuscules objets trouvés coulés en bronze. Cela n'a l'air de rien, mais c'est touchant.

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Sad shower in New York, 1995

Emin est une vraie conteuse, ses mots choquent parfois mais sonnent toujours juste, et son histoire vaut la peine d'être écoutée.

> Tracey Emin: Love Is What You Want, jusqu'au 29 août, £12, Hayward Gallery, Southbank Centre (voir carte). Métro Waterloo ou Embankment.

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mercredi 27 juillet 2011

Lucian Freud

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A Man and His Daughter’ (1963-4)

La mort de Lucian Freud, 88 ans, la semaine dernière, n'a sans doute pas fait d'aussi gros titres que celle de la jeune Amy Winehouse. Mais pourtant, Freud était l'un des peintres les plus importants du 20ème siècle – ce qui explique sans doute pourquoi l'un de ces tableaux, Benefits Supervisor Sleeping, a été vendu récemment au prix record de £17 million.

En 50 ans, il a créé des milliers de portraits révélant la personnalité de la personne représentée presque mieux qu'une séance de psychanalyse que son grand-père Sigmund aimait tant. Arrivé avec sa famille en Angleterre à l'âge de dix ans après avoir fuit l'Allemagne nazie, Freud a gardé son accent allemand durant toute sa vie. Selon ses proches, il était très drôle et n'en faisait qu'à sa tête. C'était aussi un coureur de jupon qui apparaissait souvent dans les colonnes people des journaux (normal avec ses innombrables amantes et 13 enfants).

Freud a rencontré beaucoup d'artistes au cours de sa vie: il se souvient de Picasso comme étant "complètement vénéneux"; Man Ray étant "bruyant et vulgaire" et Max Ernst "lourd et raide". Bref, il disait ce qui lui plaisait, et surtout ne peignait que ce qu'il lui plaisait. Il ne prenait que très rarement des commandes, et passait des années à peaufiner ses tableaux, gardant ses modèles – y compris the Queen et Kate Moss – sous sa loupe pendant des mois et des mois.

Ses tableaux réalistes sont pour la plupart des portraits intenses (souvent des nus), crus, dérangeants et très très loin des portraits traditionnels visant à mettre la personne en beauté. Beaucoup sont morbides, et la grande majorité ont pour décor son atelier londonien à Paddington. Son obsession? "Pour moi le tableau EST la personne" et "Je veux que la peinture soit chair" expliquait-il, des portraits comme celui de Dorian Gray, en somme... "Je peint ce que je vois, pas ce que vous voulez que je voie," disait-il.

Pour apprécier son oeuvre, il faut passer outre la tristesse apparente et admirer la justesse des détails... Voici quelques-uns de ces portraits les plus connus (et un ou deux tableaux que j'aime beaucoup):

Image 3
Girl with a white dog
, 1951 - 1952

Image 9
Naked Man, Back View (Leigh Bowery)
1991-92

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Benefits Supervisor Sleeping (1995)

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Kate Moss (2002)

Image 8 Image 10
The Queen (2001)
et Reflection (1985), autoportrait

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Baby on a green sofa (1969)

Image 14
Buttercups (1968)

Vous pouvez voir plus de ses oeuvres ici, ou admirer l'état de son atelier dans la vidéo suivante, préparée par le Centre Pompidou pour l'expo qui lui était consacrée l'année dernière:

 

ENFIN MAIS ÇA N'A RIEN À VOIR DU TOUT DU TOUT...
Londres Calling répond aux questions de Mamans à Londres.

 

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lundi 25 juillet 2011

Hit No 7: Fuck me pumps

Image 2

Ce weekend ce qui a fait les gros titres en Angleterre – avec la tragédie norvégienne – c'est bien sûr la mort de la chanteuse Amy Winehouse, 27 ans. Connue pour sa voix énorme, sa coiffure beehive immense et ses gros problèmes de drogues, Amy Winehouse a marqué les esprits avec ses chansons Rehab et Valerie, dans lesquelles sa voix était mise en valeur par les trompettes souls de Marc Ronson. Le Guardian revient ici très bien sur sa très brève carrière et son influence.

Personnellement, je n'ai jamais vraiment accroché à son style, malgré sa très belle voix. Mais j'aime beaucoup une de ses premières chansons, F*ck me pumps, tirée de son premier album Frank. C'est une chanson légère, rigolote, et la vidéo la montre heureuse, sans tous les tatouages dont elle se couvrira le corps plus tard, mais quand même avec son air fragile, qui m'a toujours donné l'impression d'une grande vulnérabilité malgré son énorme talent...

Bref, voici F*ck me pumps, une chanson toute bête sur les filles qui mettent des chaussures "baise-moi"  (fuck me pumps est un terme d'argot pour des chaussures à talon sexy) et qui veulent se marier à un footballeur, avec un clip tourné sur Brick Lane et devant le magasin Beyond Rétro...

Fuck me pumps, de Amy Winehouse (2003)

When you walk in the bar/ Quand tu entres dans le bar
And you dressed like a star/ Habillée comme une star
Rockin' your F me pumps/ Assurant dans tes talons aiguilles

And the men notice you/ Et les mecs te remarquent
With your Gucci bag crew/ Toi et ta bande en sac Gucci
Can't tell who he's lookin' to/ Mais ils ne savent pas qui tu es

Cause you all look the same/ Car vous vous ressemblez toutes
Everyone knows your name/ Tout le monde connait ton nom
And that's you whole claim to fame/ Et c'est ton seul titre de gloire

Never miss a night/ Tu ne rates jamais une soirée
Cause your dream in life/ Parce que ton rêve dans la vie
Is to be a footballers wife/ C'est d'être une femme de footballeur
You don't like players/ Tu n'aimes pas les playboys
That's what you say-a/ C'est ce que tu dis
But you really wouldn't mind a millionaire/
Mais un millionnaire ça ne te dérangerais pas

You don't like ballers/ Tu n'aimes pas les mecs cools
They don't do nothing for ya/ Ils ne t'intéressent pas
But you'd love a rich man six foot two or taller/
Mais tu adorerais un mec riche d'1m 89 ou plus grand

You're more than a fan/ Tu es plus qu'une fan
Lookin' for a man/ À la recherche d'un mec
But you end up with one-nights-stands/
Mais tu finis avec des liaisons sans lendemain

He could be your whole life/ Il pourrait être toute ta vie
If you got past one night/ Si cela pouvait durer plus qu'une nuit
But that part never goes right/ Mais cette partie finit toujours mal

In the morning you're vexed/ Le matin tu es vexée
He's onto the next/ Il est déjà passé à la prochaine
And you didn't even get no taste/ Et tu n'y a même pas eu goût

Don't be too upset/ Mais ne soit pas trop triste
If they call you a skank/ S'ils t'appellent une fille facile
Cause like the news everyday you get pressed/
Parce que comme les nouvelles tous les jours tu te fais imprimer

You don't like players/ Tu n'aimes pas les playboys
That's what you say-a/ C'est ce que tu dis
But you really wouldn't mind a millionaire/
Mais un millionnaire ça ne te dérangerais pas

You don't like ballers/ Tu n'aimes pas les mecs cools
They don't do nothing for ya/ Ils ne t'intéressent pas
But you'd love a rich man six foot two or taller/
Mais tu adorerais un mec riche d'1m 89 ou plus grand

You can't sit down right/ Tu peux pas t'assoir normalement
Cause you jeans are too tight/ Car tes jeans sont trop étroits
And your lucky it's ladies night/
Et tu as de la chance que ce soit la Soirée Filles

With your big empty purse/ Avec ton grand sac à main vide
Every week it gets worse/ Chaque semaine ça empire
At least your breasts cost more than hers/
Au moin tes seins ont coûté plus que les siens

So you did Miami/ Comme ça tu as été à Miami
Cause you got there for free/ Parce que tu pouvais y aller gratuit
But somehow you missed the plane/
Mais d'une manière ou d'une autre tu as raté l'avion

You did too much E/ Tu as fait trop d'Ecstasy
Met somebody/ Rencontré quelqu'un
And spent the night getting caned/ Et passé la nuit à te bourrer la gueule

Without girls like you/ Sans des filles comme toi
There'd be no fun/ Il n'y aurait pas de fun
We'd go to the club and not see anyone/ On irait en boîte et verrait personne

Without girls like you/ Sans des filles comme toi
There's no nightlife/ Il n'y a pas de vie nocturne
All those men just go home to their wives/
Et tout ces hommes rentreraient à la maison voir leur femme

Don't be mad at me/ Ne soit pas fâchée contre moi
Cause you're pushing thirty/ Parce que tu as bientôt 30 ans
And your old tricks no longer work/ Et que tes vieilles astuces ne marchent plus

You should have known from the job/ Tu aurais dû savoir par ton boulot
That you always get dumped/ Que tu te fais toujours plaquer
So dust off your fuck me pumps/ Alors dépoussière ces talons aiguilles

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samedi 23 juillet 2011

London 2012, ça commence maintenant!

 JO

JEUX OLYMPIQUES: J - 369

Plus qu'un an avant les prochains Jeux Olympiques! Avez-vous réussi à obtenir des tickets? Moi oui, donc l'année prochaine je vous raconterai tout tout tout sur les JO – enfin plus précisément sur le match de handball féminin que je vais aller voir (comme quoi la stratégie de demander des tickets pour des sports pas très populaires a bien marché pour moi). 

Pour ceux qui ont gagné des billets, rassurez-vous: tout roule à Stratford, les stades et bâtiments sont presque tous terminés, dans les délais et sans trop dépasser le budget. Le stade, l'arène de basketball, de handball et le vélodrome sont fini, le centre aquatique a déjà son toit, et la gare de Stratford est prête. Ouf!

Malheureux au jeu des JO? Pas de tickets pour l'année prochaine? C'est pas grave, ne vous inquiétez pas, vous pouvez faire plein d'autres choses pour vous y croire dès à présent. Par exemple:

1. Assistez au séances d'entraînement et de test des différents sites. Cela s'appelle London Prepares, et vous pouvez acheter plein de tickets pour des évènements (qui ont lieu de maintenant jusqu'au JO) comme un match de volleyball sur Horseguard Parade, ou une course de BMX dans le parc olympique... 

2. Allez voir l'Orbit au Olympic Park, que vous pouvez admirer depuis le View Tube.

3. Participez à l'Open Weekend, qui a lieu aujourd'hui et demain à travers tout le pays. Vous pouvez participer à toutes sortes d'évènements culturels et sportifs. Vous trouverez la liste complète ici, et le meilleur des évènements londoniens ici.

4.Achetez des timbres des JO, qui viennent de sortir.

5. Apprenez-en plus sur le design de la torche olympique, par Barber Osgerby

6. Prenez 5 secondes pour vous inscrire sur le site du London 2012 Festival, le pendant culturel des JO qui aura lieu du 21 juin au 9 Septembre 2012. Vous serez ainsi tenus au courant de tous les évènements culturels, dont beaucoup gratuits, et serez les premiers à savoir quand les billets seront disponibles...

7. Achetez les mascottes monstrueuses au magasin London 2012 à St Pancras

8. Et n'oubliez pas: en Septembre prochain (9-30 septembre 2011) seront mis en vente les tickets pour les Jeux Paralympiques (29 août - 9 septembre 2012). Si ce n'est pas déjà fait, inscrivez vous sur le site pour être tenu au courant. C'est une occasion à ne pas rater: des sportifs encore plus sportifs que ceux des JO, et moins de difficulté à se loger ou se déplacer dans la capitale...

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jeudi 21 juillet 2011

Il pleut, il mouille...

Pluie2

Ce mois de juillet c'est la fête aux grenouilles à Londres. Non seulement on vient de survivre au mois de juin le plus froid depuis 1991, mais maintenant on se tape un nombre record de grosses averses (cela fait depuis 2007 qu'il n'avait pas plu comme ça). Et apparemment, on en aurait pour encore des jours et des jours... Bref, de nombreuses occasions de chantonner singing in the rain nous attendent dans les prochaines semaines...

Donc c'est vrai, je l'avoue, le cliché disant qu'il pleut tout le temps à Londres n'est pas complètement faux (je tapote ce billet en écoutant la pluie tomber sur mon toit...). Et cette vidéo d'images satellites de Londres pendant un an (vous inquiétez pas c'est en accéléré) semble confirmer le tout...

Mais penchons nous d'un peu plus près sur les chiffres – et relativisons! Les endroits où il pleut le plus dans le monde sont Lloró, Colombie (13m) et Mawsynram, Inde (12m). En Europe, étonnamment c'est Crkvice, Monténégro, qui reçoit le plus de gouttes, avec 4,6m de pluie par an. Et Londres dans tout ça? La capitale ne reçoit qu'environ 60cm de pluie par an.

Maintenant comparons cela avec d'autre grandes villes du monde entier:

1217mm – Sydney
1173 mm – New York
711mm Rome
619
mm – Paris
600mm – Londres
571mm – Berlin
493mm – Jérusalem
475mm – San Francisco

Oui oui vous avez bien lu! Bon c'est à prendre avec une pincée de sel puisque ce sont des moyennes glanées sur le net, sur les sites les plus fiables possibles. Il n'empêche que dans les grandes lignes, il pleut autant à Londres qu'à Paris, et qu'il pleut moins à Londres qu'à New York et Sydney! Ha! Le climat à Londres n'est donc pas si pire que ça (c'est ce que je me dis en tout cas en regardant les plantes en pots sur mon balcon se noyer).

Si l'on regarde maintenant la situation de Londres par rapport au reste du UK, là encore, il y de quoi être rassuré. Comme cette belle carte le montre, on est au sec à Londres – en tout cas comparé à l'Écosse ou au Pays de Galles (qui détiennent certains records européens de précipitation ). De manière générale, l'ouest du pays reçoit bien plus de pluie que l'est, puisque les nuages nous arrivent toujours depuis l'Atlantique du Nord. Le point le plus pluvieux du pays est Crib Goch, en Snowdonia (4m par an). La région la plus au sec du pays est l'Essex, juste à côté de Londres.

Et comme le rappelle la chanteuse de jazz américaine Blossom Dearie, Londres sous la pluie, cela a son charme:

PS: savez-vous que partout dans le monde, il pleut plus le weekend qu'en semaine? Un effet de la pollution paraît-il.

PPS: Et savez-vous pourquoi cela sent bon après une averse? C'est l'odeur du petrichor...

PPPS: et pour les parapluies c'est ici...

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mardi 19 juillet 2011

Les cols Peter Pan

Image 10


Après les cartables de Harry Potter, voici la mode des cols de Peter Pan. Ces petits cols aux pointes toutes petites et toutes arrondies sont très très très à la mode par ici. Ils datent du début du 20ème siècle, lorsqu'ils étaient généralement porté par des enfants – les petites filles surtout. Ils s'appellent Peter Pan sans doute parce que dans le roman les enfants comme Wendy et Peter devaient porter des vêtements avec des cols similaires – qui apparaissaient sur beaucoup d'uniformes scolaires anglais des années 1950. (La statue de Peter Pan à Kensington Gardens porte un col similaire)

En tout cas, impossible de les rater ici, il y en a dans tout les magasins, sur les manteaux, les robes et les tops (on peut même en acheter des détachables):

Image 2

Je trouve ça joli sur les photos, mais je n'en porterai jamais – le style petite fille bien gentille c'est pas mon style du tout! Et vous, vous aimez?

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dimanche 17 juillet 2011

TED Talks

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Les vidéos sur YouTube, c'est super, mais parfois on a besoin d'un peu plus de substance qu'un centième clip de chaton tout mignon. Heureusement, il y a notre ami TED, une fondation américaine de plus en plus populaire dont le but est le partage des idées, à travers des conférences mais surtout des vidéos accessibles à tous. Ces petites présentations sont passionnantes (le projet de l'artiste JR), envoutantes (Rokia Traore chante Kounandi), belles (les icebergs de Camille Seaman), choquantes (la bulle-filtre internet d'Eli Pariser) ou édifiantes (la machine à laver de Hans Rosling).

Vous pourrez y apprendre comment la High Line de New York est née, ou comment William Kamkwamba a construit une éolienne de bric à brac. Il y a des stars comme Annie Lennox, qui explique pourquoi elle est devenue une militante anti-SIDA et James Cameron sur l'avant-Avatar; ou des geeks multi-millionaires comme les gars de Google ou Bill Gates, qui parlent de leurs entreprises et de leurs organisations caritatives. Et en plus, beaucoup sont même traduites en français. Vous pouvez lire la transcription de la vidéo dans des dizaines de langues, en cliquant sur "Interactive Transcript" en haut à droite et choisissant votre langue...

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La semaine dernière justement s'est déroulée a Édimbourg en Écosse la conférence TED Global 2011. Son thème: 'The Stuff of Life'. Toutes sortes d'experts venus du monde entier se sont réunis pendant quatre jours pour se demander ensemble: Qu'est ce que la vie? et comment peut-on mieux la vivre?, et parler de thèmes comme l'extrémisme, l'athéisme, internet, l'intelligence des bébés ou l'importance du microblogging en Chine.

Il y a à présent plus de 900 vidéos sur le sites, la plupart des intervenants étant américains. Mais voici quelques idées de visionnage de très belles présentations faites par des personnalités britanniques:

1. Thomas Heatherwick, l'architecte du UK Pavillion à Shanghai, présente cinq de ses projets inspirés par la nature: 

2. L'artiste Alison Jackson questionn notre obsession pour la vie privée des célébrités:

3. Sir Ken Robinson, expert ès créativité, critique le système actuel d'éducation:

4. Le jeune designer Thomas Thwaites tente de fabriquer un toaster:

5. La scientifique Elaine Morgan sur nos ancêtres les singes aquatiques:

Et pour finir, voici quelques autres personnalités britanniques toutes aussi intéressantes: le mathématicien Marcus du Sautoy sur la symétrie; le physicien Brian Cox sur l'accélérateur de particule du CERN; le philosophe Alain de Botton sur le succès; Jamie Oliver sur l'éducation gastonomique des enfants; JK Rowling sur les bénéfices de l'échec; Stephen Hawkins sur l'univers; et le cuisinier Arthur Potts Dowson sur les restaurants durables.

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vendredi 15 juillet 2011

One Day de David Nicholls

OneDay

Le 15 juillet, pour les Français, c’est juste le jour d’après le 14 juillet (et d’avant le 16, of course). Mais pour les lecteurs de romans britanniques, c’est aussi la fête de la Saint Swithin: le jour où Emma et Dexter, les héros du One Day de David Nicholls, se sont rencontrés.

Ce bestseller a touché un vaste public grâce à une histoire d’amour impossible ou presque, une histoire will-they-won’t they (vont-ils, ne vont-ils pas) comme on dit ici. On suit les deux héros pendant plus de 20 ans, depuis leur rencontre en 1988, alors qu’ils étaient jeune étudiants, mais le truc, c’est que Nicholls  ne raconte seulement ce qui se passe dans leur vie chaque 15 juillet (en s’aidant de flashbacks bien sûr). Année après année, on voit donc Emma et Dexter évoluer, de succès professionnels en désastres amoureux.

Ils se retrouvent, ils se perdent, ils sont fait l’un pour l’autre mais le destin les sépare. Dit comme ça, on pourrait croire que ce n’est qu’ un roman à l’eau de rose… Mais non, One Day est bien plus que ça (d’ailleurs, le roman a plu autant aux hommes qu’aux femmes ici – peut-être parce que la couverture est orange et non rose!). Son auteur, déjà connu pour son roman Starter for Ten (à présent sur ma liste de lecture), parvient à décrire avec justesse la vie au UK de ces dernières années, et rend ses deux personnages très attachants.

Ils sont parfois au bord de la caricature: Emma la rebelle, la fille working class qui fait du théâtre sans conviction et travaille comme serveuse avant de trouver sa voie dans l’enseignement puis en tant qu’écrivaine de roman pour adolescents; et Dexter le fils de riches qui devient présentateur télé sans grands efforts, avant de sombrer dans la drogue. En mettant leurs vies en parallèle, Nicholls parvient à dresser le portrait du pays et de sa culture contemporaine.

Le roman est excellent, ni trop léger, ni trop lourd, touchant, très drôle et très triste aussi, car il explore les thèmes de l’amitié, de la solitude et du destin, la différence entre ce qu’on rêvait d’être quand on était jeune, et ce que l’on est devenu. C’est une fable pleine d’esprit, dont la morale est sans doute qu’il est important de faire attention aux uns et aux autres, car la vie est courte.

Comme tous les romans à succès, One Day vient d'être adapté au cinéma par Lone Scherfig, avec Anne Hathaway et Jim Sturgess. Je parie que vous en entendrez parler quand il sortira fin août. En attendant, si vous cherchez un truc à lire sur la plage, One Day est ce qu’il vous faut… En plus, en anglais il est aussi disponible dans l'édition flapback, ce nouveau format tout petit et tout léger, de la taille d'une cassette audio (pour ceux qui se rappellent ce que c'est!)

> One Day de David Nicholls, Hodder & Stoughton; traduction française parue aux Editions Belfond

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mercredi 13 juillet 2011

Six choses à ne pas faire à Londres

Sign

D'habitude je vous recommande des belles choses à faire, à voir et à manger, mais aujourd'hui je vais plutôt vous parler de trucs que vous ne devriez jamais faire si vous venez passer un weekend à Londres (où même si vous y habitez, dans la mesure du possible). Des trucs expressément INTERDITS par Londres Calling. Des trucs qu'il faut éviter sous peine d'avoir de bien mauvais souvenirs de la capitale... Je ne vous parle pas d'endroits comme Harrods ou Mme Tussauds, qui ont leurs mérites respectifs, mais des choses franchement désagréables, inutiles ou juste de beaux cas d'attrape-touristes (tourist traps) où jamais vous ne verrez un Londonien s'aventurer.

1 Ne prenez pas le métro à l’heure de pointe
Je sais, ce n'est pas facile à faire si vous habitez Londres et travaillez à plein temps. Mais si vous venez en touristes, pas d'excuses: évitez le Tube entre 8 et 10h, et 17-19h en semaine. Allez boire un café/une bière au pub en attendant que les wagons soient moins bondés (sur certaines lignes, comme la Central line, il faut parfois attendre 3-4 trains pour pouvoir enfin prendre le métro tellement c'est bondé) ou mieux, prenez un bus et comme ça vous découvrirez vraiment la ville. Et gardez votre trajet en métro – une expérience à ne pas manquer: c'est le métro le plus ancien du monde, après tout – pour un lundi après midi par exemple...

2 Ne vous arrêtez pas dans un pub Wetherspoon
Wetherspoon
est une chaîne de pubs connue pour ses boissons super cheap, ses moquettes moches et sa bouffe dégeu. La plupart des Londoniens évitent les pubs Wetherspoon autant que possible, car ils ont une sale réputation. Leurs pubs sont souvent 'grotty' (minable) et leur clientèle 'dodgy' (douteuse). Mais surtout, pourquoi aller dans un endroit sans âme alors qu'il y a tant de magnifiques pubs à Londres? Le seul truc, c'est que les Wetherspoons sont parfois dur à repérer (regardez sur le menu, cela sera écrit en petit quelque part, et vous saurez qu'il ne faut en tout cas pas commander à manger).

3 Ne mangez sous aucun prétexte à Angus Steak House,
Aberdeen Steak House et Garfunkel’s

On s’en fout que vous mourriez de faim et que vous ayez mal aux pieds: Angus Steak House, Aberdeen Steak House et Garfunkel's sont trois chaînes sont à éviter à tout prix… Un Londonien préfèrerait mourir que de manger un steak ou une salade dans ces établissements, qui se font des sous sur le dos des touristes paresseux. La bouffe est déplorable, le service nul – ce n'est pas un hasard si ces "restaurants" ne se trouvent uniquement dans le centre touristique de Londres.

4 N'allez pas à la City of London le weekend...
...Sauf si vous voulez voir une ville fantôme. Le quartier du business et des banques, autour de Moorgate, Bank et Liverpool Street se visite en semaine, ou mieux, un vendredi après-midi, à la sortie du travail, lorsque les hommes en costumes cravates débordent des pubs comme une foule de pingouins.

5 N'allez pas voir le Dickens museum
Vous aviez peut-être envie de visiter un petit musée hors des sentiers battus? Eh ben le Dickens Museum à Bloomsbury ne vaut pas le détour (sauf si vous êtes un fan absolu de Dickens). Les deux seuls points positifs à mon avis: il est situé dans l'ancienne maison de l'écrivain, et on peut y voir le bureau de Dickens, et la petite figurine d'un singe qu'il aimait y poser. Heureusement, d'autres se sont émus de l'état décevant de la muséographie de ce lieu, et le Dickens Museum va recevoir £2 millions pour se transformer. Il faudra y repasser dans quelques années...

6 N’allez pas sur Leicester Square
Déjà en temps normal, ce n'est pas terrible, mais il se trouve que cette année la place est en travaux, vous n'y verrez donc que des palissades et des pelleteuses, entourées par une foule de touristes se dirigeant vers M&M World ou Lillywhite, et les cinémas les plus chers du pays.

Je suis sûre que vous aurez bien d'autres conseils d'endroits à éviter à rajouter? J'attends vos suggestions!

Posté par llleeeaaa à 21:14 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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