mercredi 30 novembre 2011

La grève générale

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Photo: la grève générale de 1926, DM

Les Anglais adorent se moquer des Frenchies qui font grève à tout bout de champ, mais aujourd'hui on va voir de quoi ils sont capables: presque 2 millions d'employés du secteur public sont en grève ce mercredi contre la réforme des pensions. La plupart des écoles ou des tribunaux seront fermés aujourd'hui, les hôpitaux fonctionneront au minimum et les opérations non essentielles sont annulées, les douanes d’aéroports aussi. Une grande manifestation partira de Lincoln’s Inn Fields à midi et se dirigera vers Victoria Embankment. Seul les pompiers sont encore en discussion avec le gouvernement.

Cette grève a lieu aujourd'hui car c'est le jour d'après le discours d'automne du ministre des finances Georges Osbourne, qui a confirmé un gel des salaires et la venue de plusieurs années très difficiles (Les experts prédisent tous une hausse du chômage et une baisse des dépenses des ménages pour l'année prochaine). La grève sera sans doute la plus importante depuis la General Strike de 1926. D’après un sondage récent, les grévistes ont le soutient de 61% de la population. Ils en auront besoin, et doivent vraiment être au bout du rouleau, car l’histoire des grèves britanniques est surtout faite de grandes défaites pour les travailleurs. Petit récapitulatif:


La bataille de George Square, 1919

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Les tanks sont de sorties à Saltmarket à Glasgow

Les mineurs écossais ne veulent pas travailler moins: lorsque le gouvernement décide de passer d’une semaine de 54h à une semaine de 40h (pour faire baisser le taux de chômage après la première guerre mondiale), les travailleurs se révoltent. Il y a émeute, l’armée intervient, et finalement tout le monde se met d’accord pour une semaine de 47h. La gauche gagne les élections suivantes.

Black Friday, 1921

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Des chalutiers bloqués au port de Milford pendant la grève de 1921

Les syndicats des travailleurs du rail et des transports abandonnent les mineurs et les dockers qui se battaient contre la baisse de leurs salaires. A cette époque, le charbon est encore un produit crucial utilisé comme chauffage et source d'énergie pour les locomotives etc. Seuls contre le gouvernement, les mineurs doivent attendre 1925 pour une subvention permettant de maintenir leurs salaires.

General strike, 1926

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Cette grève générale, contre la baisse des salaires et les conditions de travail des mineurs, a duré 9 jours. Malheureusement, ce fut un échec total. Beaucoup de grévistes ne retrouvèrent jamais de travail, et les mineurs toujours au charbon furent forcés d’accepter de travailler plus longtemps pour moins d’argent.

Industrial actions, 1970s


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Dans les années 1970s, plusieurs professions font grève séparément. Durant la Colour Strike, les techniciens de la chaîne télé ITV, refusent de diffuser en couleur pendant plusieurs mois pour protester contre leurs salaires. Ensuite c’est au tour des postiers puis des journalistes et imprimeurs de faire grève dans ce que l'on a appelé la Wapping Dispute (les nouvelles technologies mettant en cause les postes de beaucoup d’employés). Là encore, les grévistes ont perdu. À part beaucoup de violence et de nombreuses arrestations, la seule conséquence c'est de faire perdre à l'union des imprimeurs son contrôle sur l'industrie.

Winter of Discontent, 1977-1978

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Lorsque pour combattre l’inflation le gouvernement propose un gel des salaires, le secteur public et les syndicats se révoltent: les routiers arrêtent de travailler, les stations essence ferment, les magasins se vident, les poubelles restent dans la rue. Tout cela durant un hiver très froid. La faiblesse du gouvernement de gauche face à cette situation est l’un des principaux facteurs aidant l’élection de Margaret Thatcher.

UK Miners’ strike, 1984-1985

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Dans les années 1980s, comme partout en Europe, l’industrie du charbon était subventionnée par l’état en Angleterre. La plupart des mines étant déficitaires, le gouvernement décide de les fermer. L’un après l’autre, les pits ferment, et les mineurs se mettent en grève. Ils résistent pendant un an, durant lequel le gouvernement les fait crever de faim, en gros. Sans revenus, eux et leurs familles survivent grâce à des organisation caritatives et des subventions de la CEE. Le film et la comédie musicale Billy Elliott se déroule pendant cette période. Résultat: les mines furent fermées, et la grève se termina en une énorme victoire politique et idéologique pour Margaret Thatcher.

 

Aujourd’hui ce n’est plus les mineurs sans avenir, ou des professions mises en péril par de nouvelles technologies qui font grève, mais des profs, douaniers, infirmiers et juges. Une foule de gens symbolisant le ‘squeezed middle,' Cette expression, élue mot de l’année 2011 (voir la liste 2010), désigne les classes moyennes souffrant particulièrement du climat économique, des coupes budgétaires et gels de salaire. Voyons donc jusqu'à où on peut les squeezer.

Mise à jour: C'était effectivement la plus grande grève générale depuis 1926, comme l'explique cet article de la BBC. Il y avait plus de 30,000 grévistes manifestant à Londres. Et on en a entendu de belles: pour le premier ministre Cameron, c'était 'futile' et 'a damp squib' (un pétard mouillé). Le présentateur de Top Gear, Jeremy Clarkson, a dit des grévistes "I'd have them all shot. I would take them outside and execute them in front of their families." (Je les ferais tous tuer. Je les ferai sortir dehors et les exécuterai devant leur famille.) Dave Prentis, secrétaire général d'Unison, réplique: 'Whilst he is driving round in fast cars for a living, public sector workers are busy holding our society together - they save others' lives on a daily basis, they care for the sick, the vulnerable, the elderly. They wipe bottoms, noses, they help children to learn, and empty bins. They deserve all our thanks - certainly not the unbelievable level of abuse he threw at them' (Alors que lui gagne sa vie en conduisant des voitures de course, les travailleurs du secteur public sont occupés à maintenir l'union de notre société – ils sauvent des vies chaque jour, ils s'occupent des malades, des personnes vulnérables, des personnes agées. Ils torchent les derrières, les nez, ils aident les enfants à apprendre, et vides les poubelles. Ils méritent nos remerciements, et certainement pas ces incroyables insultes.')

Le secrétaire général du syndicat TUC a dit: 'Uniting so many people in such strong opposition to their pension plans should give the government pause for thought.' (L'union de tant de gens en un mouvement d'opposition si fort devrait donner à réfléchir au gouvernement.) Chris Hill, directeur d'école à Hounslow, explique que son équipe a fait grève pour la première fois. 'It's not a decision we take lightly but we have to take a stand.' (Ce n'est pas une décision que nous avons pris à la légère, mais nous devons prendre position.)

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lundi 28 novembre 2011

De quoi sont fiers les Britanniques?

Patriotisme

Un sondage récent du think thank Demos s'est penché sur le patriotisme des Britanniques, demandant à 2,000 personnes ce qu'ils pensaient symboliser le 'best of British', c'est à dire le meilleur de leur pays.

Apparemment, ce dont les Anglais sont le plus fiers, c'est de leur politesse et de leur comportement généreux. Cela comprend leur don pour les bonnes manières, leur habitude de faire la queue patiemment, et le fait de faire du bénévolat pour des bonnes causes (apparemment deux-tiers des participants avaient fait du bénévolat au moins une fois durant l'année passée).

Et sinon, voici les douze trésors nationaux que les sondés ont estimés représenter les meilleures valeurs de leur pays:

1. Shakespeare – 75%
Trois siècles après sa mort, le Barde de Stratford upon Avon ne lasse toujours pas. En fait le poète et dramaturge est un symbole très fort et très pratique de toute la culture anglaise, littéraire ou autre... L'anglais, c'est la langue de Shakespeare, et m'est avis que cela le restera encore quelques siècles...

2. The National Trust – 72%
Après la culture, l'architecture, la nature et l'histoire: le National Trust est une association à but non lucratif fondée dans le but de conserver et de mettre en valeur toutes sortes de trésors anglais, comme les palais ou les demeures historiques de personnages célèbres; ou des parcs et réserves naturelles (un quart du Lake District appartient au NT).

3. The armed forces – 72%
Malgré le fait qu'énormément de Britanniques soient contre la guerre de Tony Blair, la très grande majorité est de tout coeur derrière les soldats de la British Army, en guerre en ce moment en Afghanistan. Poppies à l'appui.

4. The Union Jack – 71%
Le fameux drapeau, symbole coloré de l'union de quatre royaumes. Il est si joli, c'est difficile de ne pas l'aimer même quand on est pas Britannique.

5. The pound – 70 %
C'est clair les Anglais ne sont pas près d'adopter l'euro – et pas seulement à cause de la crise. Ils adorent les grosse pièces épaisses de un pounds, les grandes et plates de 50 pences, et leurs billets tout froissés, et ne les échangeraient pour rien au monde. Déjà que se débarrasser des shillings a été dur...

6. The NHS – 69%
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la NHS offre des soins gratuits aux Britanniques. Un système unique au monde, que le gouvernement actuel s'empresse de démanteler sans manquer de s'attirer les foudres de toute la population.

7. The monarchy – 68%
A mon avis, c'est sans aucun doute le mariage de Will and Kate qui a fait remonter le score de la monarchie britannique. Sans eux, la reine, le prince Philippe et le prince Charles ne pèseraient pas lourd dans le coeur des Anglais...

8. The BBC – 63%
Fondée en 1922, la Beeb, ou Auntie, est réputée pour ses programmes de grande qualité (comme BBC News ou Frozen Planet, par exemple). C’est la plus puissante société de diffusion au monde en termes de revenu brut et de téléspectateurs, et les anglais en sont très justement fiers.

9. British sporting achievements – 58%
Du rugby au golf, il semble parfois que le UK aie inventés tous les sports les plus populaires. Et les Anglais adorent leurs champions sportifs, que ce soit David Beckham ou Wayne Rooney, Andy Murray ou Lewis Hamilton.

10. The Beatles – 55%
Plus de 40 ans après la fin des Beatles, John, Paul, George et Ringo sont toujours d'actualité. Le groupe de rock le plus vendeur du monde passionne toujours les foules. Dernier film marquant sur le groupe de Liverpool, et surtout l'enfance de John: Nowhere Boy.

11. The legal system – 51%
Les plus vieilles lois anglaises datent du 13ème siècle – et viennent de la Magna Carta (que vous pouvez voir à la British Library). De nos jours la justice britannique ne me parait pas si exceptionnelle que ça – voir cet article sur les jugements hâtifs et "pour l'exemple" de certains des rioters.

12. Parliament – 47%
Après le scandale des expenses, les Anglais sont sans doute plus fiers de leur système politique que des politiciens immoraux qui en font partie...

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samedi 26 novembre 2011

Carte postale d'Argyll, suite et fin...

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Après l'Île de Mull, nous sommes retournés vers le Loch Awe, suivant des routes de plus en plus minuscules, pour arriver enfin à un autre château merveilleux: Ardenesaig, construit en 1834 pour un certain Archibald du clan Campbell. La plupart des chambres ont une très belle vue sur le loch, le bâtiment est superbe, et pour couronner le tout, le restaurant est l'un des meilleurs d'Écosse (seul bémol: le prix). Chaque soir, le chef Gary Goldie prépare un menu délicieux en utilisant des produits locaux: on a eu droit à un dîner incroyablement bon: soupe à la courge et aux châtaignes, coquilles saint jacques, steak Angus qui fond dans la bouche et tarte aux figues servie avec une belle boule de glace vanille. Un vrai régal...

Le bar avec ses milliers de bouteilles de whisky; la vue de notre chambre et le salon:

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Ensuite, nous avons continué dans le brouillard le long du loch...

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Enfin un peu de soleil en sortant du loch et de ses sombres forêts – juste au bon moment pour admirer le Carnesserie Castle, une ruine du 16ème qui domine la vallée de Kilmartin:

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Kilmartin Glen est considérée comme le berceau de la civilisation écossaise, puisque cette vallée contient le plus grand nombre de monuments préhistoriques et sites historiques du pays: on trouve plus de 350 monuments dans un rayon de 6 miles. Un petit village en haut d'une colline, Kilmartin est aussi connu pour son importante collection de tombes sculptées paléochrétiennes et  médiévales, que l'on peut voir dans son église et cimetière:

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Après avoir admiré ces pierres représentant des entrelacs celtiques et des braves guerriers, vous pouvez visiter le Kilmartin Museum juste à côté, pour en apprendre plus sur toute l'histoire de la vallée et ramasser une carte des sites à visiter. Il y a aussi un café très sympa, avec vue sur un cairn (amoncellements de pierres recouvrant une tombe) datant du néolithique, quatre siècles avant J-C:

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Quelques prés et moutons plus loin...

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... vous trouverez les Nether Largie standing stones (menhirs) et un cercle de pierre sacrées, où furent enterrées des personnes importantes de la communauté, et que l'on a recouvert d'un cairn...

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Et quelques kilomètres au sud, vous pouvez grimper sur le fort de Dunadd. Datant de l'âge de fer, il est perché sur un crag (colline rocheuse) surplombant la vallée de la River Add et Kilmartin Glen. C'était l'un des lieux les plus importants de Dal Riata, un royaume ancien à cheval entre l'Écosse et l'Irlande du Nord. A l'époque, il était entouré par des marécages appelé Mòine Mhòr (Grande Mousse). C'est un site absolument magnifique.

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Voici une vidéo de la vue depuis le sommet (enlevez le son pour ne pas avoir mal aux oreilles à cause du vent)

Un lieu absolument magique. Au sommet vous trouverez également une petite inscription en écriture oghamique, la gravure d'un sanglier et une empreinte de pied gravée dans la pierre:

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Apparement, c'est ici que les rois de Dál Riata étaient couronnés, et l'on pense qu'il y avait des rituels basés sur cette empreinte. J'ai mis mon pied dedans, et cela rentrait tout juste – peut-être que les anciens rois de Dál Riata étaient des reines?

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Au passage, apprenez que c'est dans cette région qu'en février commencera le tournage du prochain James Bond. Les scènes finales du film seront tournées à Duntrune Castle, pas très loin de Dunadd Fort. L'Écosse est décidemment très populaire ces jours-ci: la star du prochain dessin animé de Pixar, Brave (Rebelle, voir la bande annonce ici), qui sort l'été prochain, est une princesse Écossaise – vous ne trouvez pas que les menhirs ressemblent fortement à ceux de Kilmartin? Et heureusement, ils ont gardé l'accent écossais, vraiment trop mignon.

Ensuite, nous sommes retourné vers Glasgow en passant par le très beau Loch Fyne, et la jolie petite ville d'Inveraray:

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Inveraray est une "ville nouvelle" construite sur les plans d'un architecte au 18ème siècle. C'est ici que vous trouverez Inveraray Castle, le château du Duke of Argyll, ouvert aux visiteurs tout l'été. La petite ville au bord du loch est faite de jolies maisons blanches bien rangées, leurs fenêtres bordées de noir. Longtemps, elle a été un centre de pêche important. Les armes de la ville représentent un filet de pêche et cinq harengs. Il y a quelques petits cafés sympas...

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Le George Hotel est aussi un superbe pub et l'endroit parfait pour déjeuner – sandwich au saumon fumé, frites et salade: miam...Il y aussi quelques boutiques, où vous trouverez du saumon fumé, des pulls en laine, du whisky, des savons, et des kilts bien sûr.

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Nous avons repris la route, franchissant les magnifiques Arrochar Alps (voir une des vallées, depuis le bien nommé col Rest and Be Thankful) avant de retrouver le brouillard et la route de Glasgow...

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C'est sûr, on y retourne bientôt en Écosse...

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jeudi 24 novembre 2011

Carte postale d'Argyll, Écosse

Argyll

Il y a quelques semaines j'ai eu la chance de visiter une très belle région de l'Écosse. Voici une petite carte postale en deux parties pour vous faire partager de belles couleurs d'automne une dernière fois avant que l'hiver ne s'installe...

Argyll

Un petit tour en Argyll, une province écossaise juste au nord de Glasgow, et sur l'Île of Mull, et vous aurez votre plein de lochs, châteaux, whisky, saumon fumé et paysages grandioses... Le nom d'Argyll vient de Earra-Ghaidheal, ou la Côte des Gaels, et c'est une région pleine d'histoire, de vieilles pierres et de légendes.

On peut y voir toutes sortes d'animaux, et faire de magnifiques balades  en montagne ou au bord de l'eau – il y a plus de 4,800km de côte, presque autant que dans toute la France. Et seulement 89,200 personnes pour 6,909km. Beaucoup vivent dans des cottages isolés, perdus dans une vallée au bout d'une route single track (à voie unique avec des passing places). Bref un dépaysement total pour les citadins, et une région magnifique, à visiter plutôt en automne ou au printemps.

Où donc?

Argyll est une région située juste au nord de Glasgow. Londres-Glasgow se fait en train (East Coast Trains, 4h30) ou en avion (BA, Easyjet, 1h20) – les deux options environ £100 aller-retour (vous pouvez trouver à £50 ou moins en réservant très à l'avance). Depuis Glasgow, cela prend environ trois heures de voiture et de train (Scotrail, à partir de £20) pour aller à Oban par exemple. Les ferries de la région sont gérés par Caledonian MacBrayne; un aller-retour Oban-Isle of Mull dure 45mins et coûte environ £60 par voiture (réservez en avance, surtout en été; et arrivez une demi-heure en avance sous peine de vous faire recaler). Les bus Citylink vont un peut partout... Voir carte avec itinéraire

Qu'y faire?

Flâner au bord du Loch Lomond, le plus grand lac du UK, qui chaque été fait le plein de navigateurs, skieurs nautiques et pêcheurs... Vous pouvez y faire un petit tour en bateau, c'est joli il y a tout plein de petites îles au milieu. Il fait partie du parc national de Loch Lomond & Trossachs, adoré par tous les Glaswegians.

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La route monte vers le nord, longeant le loch puis passant devant des chutes d'eau, entre des montagnes pelées mais toujours magnifiques...

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Avec de temps en temps l'orée de sombres plantations de sapin où l'on n'aimerait pas se perdre...

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On arrive ensuite au Loch Awe, avec un très beau château du XVième siècle, Kilchurn Castle, en ruines au bord de l'eau...(vu depuis la terrasse du Loch Awe Hotel)

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Au passage vous pouvez visiter ici une central électrique creusée dans la montagne Ben Cruachan, et son barrage, surnommée la Hollow Mountain (comme ça vous êtes à l'abri s'il pleut des cordes!) et vous arrêter à Inverawe Smokehouses, là où sont produits les meilleurs saumons fumés d'Écosse.

Après de magnifiques vues de la mer, on arrive à Oban juste avant le coucher du soleil. C'est le petit port d'où partent les ferries pour l'Île de Mull... Il y a une distillerie de whisky bien sûr. J'ai beaucoup aimé la vitrine de la librairie, et ses livres pour enfants écossais...

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Ensuite, on fait la queue pour le ferry... Le Calmac c'est toute une ambiance, avec les vieux fauteuils vintages, les moquettes roses, les habitués qui se précipitent à la cantine pour manger pendant la traversée. On a vraiment l'impression d'être au bout du monde... Et encore plus quand on sort du ferry dans le noir, et que l'on suit une route qui ne fait que de se rétrécir, puis devient une piste remplie d'ornières et zigzagant au milieu de nulle part... Mais quel bonheur le lendemain de se réveiller à Glengorm Castle:

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Un château B&B avec des chambres et un accueil superbes. (voir la brochure). Le château a été construit au 19ème par un vieux monsieur très méchant, qui a cruellement expulsé tout les pauvres bougres qui vivaient sur le terrain. On dit qu'une vieille du coin l'aurait maudit, et prédit qu'il ne verrait jamais le château fini. Il a bien vu le château être terminé, mais il n'y a jamais dormi; il est mort d'une chute de cheval juste avant d'emménager. Des chambres on peut surveiller les ferries passer et les moutons brouter...

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Ensuite, cap sur Tobermory, la ville principale de l'île, toute mignonne avec ses maisons de toutes les couleurs...

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Il y a dans ce port une adresse incontournable: le Cafe Fish, situé dans l'ancien bureau du ferry, un bâtiment tout blanc aux lignes art déco. La salle à manger est toute petite, les fenêtres décorées de guirlandes, le menu change chaque jour. Leur slogan: 'The only thing frozen are our fishermen' (Le seul truc de congelé c'est nos pêcheurs) et effectivement, tout y est super frais. On y a dégusté du crabe, du homard, des fish cakes et une fish pie to die for, c'était vraiment excellent. D'ailleurs, Café Fish vient de gagner le prix du meilleur restaurant de fruits de mer du pays. Cerise sur le gâteau: les prix sont très raisonnables, et l'équipe ultra sympa (y a qu'a voir la photo officielle...)

Il y tout plein de chose à faire sur l'Île de Mull, on peut visiter la distillerie et le très beau Duart Castle, se promener dans les montagnes, faire un tour en bateau pour voir les puffins et l'incroyable île de Staffa et ses cavernes et orgues basaltiques; on peut aller voir l'abbeye de Iona sur sa petite île avec ses croix celtiques.

Nous avons choisi de faire un tour avec Ruth de Mull Magic, dans le but de voir des loutres sauvages. Une guide vraiment très sympa, qui nous a régalé avec ses d'histoires sur le comportement des animaux du coin, mais aussi ses anecdotes sur la vie sur l'île (et son picnic fait maison, délicieux). En sa compagnie, nous avons vu des loutres, des dauphins, des aigles, des cerfs et toutes sortes d'oiseaux. Voici quelques paysages vus lors de notre balade:

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Ensuite, on a attendu le Calmac pour Oban... en regardant les dauphins s'amuser sous la lumière rose du sunset... et en se disant qu'il fallait vite que l'on revienne pour faire tout ce qu'on n'avait pas eu le temps de faire.

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Suite de l'aventure au prochain numéro...

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mardi 22 novembre 2011

Les nouvelles de Londres

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Photo:Herschell Hershey

Vous venez d'arriver à Londres, et aimeriez connaître les sites d'info les plus utiles pour être au courant de tout tout tout ce qui se passe dans la capitale? Bien sûr il y a Londres Calling, mais ici on s'occupe plutôt du background, du contexte, que de l'actualité à la seconde ou les listes d'évènements. Et ce parce qu'il y a déjà tout plein d'autres sites qui s'occupent très bien des news and events. Voici la liste de ces sites sur lesquels il vous faut vous brancher tout de suite pour ne pas perdre une miette de ce qui se passe à Londres...

 

Image 10BBC News London

Le site de la BBC est un classique, peut-être plus facile à comprendre pour les étrangers que les sites des journaux locaux. Avec la météo, des podcasts, et bien sûr des vidéos. En ce moment on y parle des plans du maire de Londres pour un aéroport dans l'estuaire, des campeurs d'Occupy London, et du nouveau musical Mathilda. Si vous préférez votre journal télévisé, les BBC London News passent sur BBC1 à 18h30 et 22h25.

 

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Le journal de Londres depuis 1827. Devenu gratuit depuis quelques années, il est distribué à la sortie du métro le soir. Il appartient au millionnaire russe/ex-agent du KGB Alexander Lebedev. En ce moment il y a un article sur les 1000 personnes les plus influentes de la capitale, un article sur les banques anglaises coupant les ponts avec l'Iran. La section sport est particulièrement importante... Son concurrent principal, c'est Metro, distribué gratuitement tous les matins... Et pour des news de quartier, c'est ici.

 

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La référence en terme de listings. Time Out est paru pour la première fois en 1968. Depuis le petit hebdomadaire a fait du chemin avec des Time Out magazines publiés dans les plus grandes villes du monde. Le magazine (10 numéro pour £5, l'affaire du siècle), ainsi que son site web, ses apps (iPhone et Android, gratuits) et son blog Now Here This sont tous très utiles pour les habitants de la capitale. Vous y trouverez des bonnes affaires, la liste la plus complète des évènements de la région (théâtre, musique, ciné, nouveaux restos etc) et tout plein d'articles très intéressants...

 

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Londonist

C'est un croisement entre blog et site de news traditionnel, écrit par des passionnés de Londres. Des critiques de pièces de théâtre aux dernières mésaventures du maire de Londres, rien ne leur échappe. Un site particulièrement utile pour ses listes hebdomadaires d'évènements par thème, par exemple: Week in Geek pour les nerds; Things to Do in London on the Cheap pour les sans le sou, ou encore Things to Do at the Weekend pour ceux qui veulent remplir leur weekend. Incontournable.

 

 

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Enfin ce site incroyable, Ian Visits. C'est un blogueur d'une patience extraordinaire, puisqu'il rassemble tous les évènements spéciaux (expositions temporaires, visites guidées, conférences etc) de la capitale dans un calendrier hyper-précis et super organisé. Chapeau! Le site officiel Visit London propose un truc bien moins spécialisé.

 

 

Bien sûr tout ceci est en Anglais. Vous trouverez des sites d'informations en français (et des blogs) sur votre gauche, dans la section Londres.Fr. Mais vraiment, si vous voulez les nouvelles les plus fraîches et les plus intéressantes, il faut vous mettre à l'anglais, of course. Mention spéciale pour le blog Tea Time in Wonderland, qui vous propose chaque semaine une liste de choses à faire pour le weekend (plutôt girlie, plutôt foodie) en anglais et en français.

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dimanche 20 novembre 2011

Le Booking Office

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La semaine dernière j'ai testé pour vous le Booking Office bar de la gare Saint-Pancras – un endroit très classe et très British pour boire un verre avec vos amis tout juste sortis de l'Eurostar... En fait, je dirais même que c'est un très beau bar à visiter, que vous attendiez un train ou non. L'endroit vaut le détour pour le décor, d'abord: c'est l'ancienne billetterie de la magnifique gare de Saint Pancras, construite en 1872 par l'architecte George Gilbert Scott. Un bâtiment grandiose Victorien en briques rouges et blanches qui accueillait aussi l'ancien Midland Hotel, maintenant le Marriott Saint Pancras Renaissance.

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On accède donc au bar soit par le lobby de l'hôtel, soit par les quais (au premier étage):

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Photos: carolineld.blogspot.com; Lisa Francesca Nand

Voici à quoi ressemblait le Booking office à l'origine, puis plus récemment:

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Les guichets en bois sont maintenant derrière le joli bar... qui se spécialise dans des cocktails de toutes sortes, inspirés par la mode des mixed drinks qui faisait fureur lors de l'ouverture de l'hôtel dans les années 1870s. Par exemple, on trouve au Booking Office six différents punchs, comme le United Service (thé Lady Grey, sucre, jus de citron et arack – délicieux), et des cocktails originaux comme le Season Ticket (cidre, sherry, curaçao orange et citron) ou le Orchard Sour (gin, liqueur de sureau, jus de pomme, citron vert et blanc d'oeuf). Les boissons sans alcool sont toutes aussi soignées – un verre de Sarsaparilla (jus de citron vert, sirop de salsepareille et soda), anyone? Et les amateurs de bière seront ravis, avec des mousseuses fabriquées à Londres, comme la Meantime Pale Ale ou la Camden Hell lager. (le drinks menu)

Les punchs sont servis dans de jolies tasses en cuivre, les bières dans de belles chopes en étain.

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Photos: presse, the beer prole

On y sert aussi à manger (chicken pie, burger, fish n' chips et autres classiques de gastropub). Je n'y ai pas goûté, mais cela avait l'air délicieux – nos voisins ont fini leurs assiettes très vite... Le bar est ouvert tous les jours jusqu'à 3h du matin, avec des concerts les jeudi, vendredi et samedi soirs.

> The Booking Office Bar, Saint Pancras Renaissance Hotel, Euston Road, Tel: 20 7841 3566 (vaut mieux réserver une table si vous voulez y diner, c'était plein à craquer)

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vendredi 18 novembre 2011

Les Black cab sessions

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J'ai découvert récemment les Black Cab Sessions, un superbe site rassemblant de superbes vidéos de musique. Le concept, inventé par deux amis (de Just So Productions et Hidden Fruit) en 2008 pour promouvoir leurs groupes et leurs concerts: filmer des musiciens jouant une de leurs chansons à l'arrière d'un fameux black cab, les taxis noirs londoniens. Le résultat, c'est des centaines de performances acoustiques de chanteurs au sommet de leur profession.

L'endroit est intime, pour ne pas dire minuscule (la chanteuse Joanna Newsom a dû refuser, sa harpe ne rentrait pas dans le cab), les performances à couper le souffle (c'est fou le pouvoir de la musique simple, sans production) et les paysages qui défilent derrière les vitres on ne peut plus londoniens (sauf quand les artistes reviennent d'un festival...). Le tout présenté par le chauffeur de taxi, qui accepte pour une course seulement d'assister à un concert impromptu.

On trouve de tout à l'arrière (où il y a de la place pour cinq, je vous le rappelle): des stars étrangères, comme Seasick Steve, Amadou & Mariam, Martha Wainwright, My Morning Jacket ou Lykke Li cotôient les musiciens britanniques comme la toute jeune Lianne La Havas, les poètes Ghostpoet et Benjamin Zephaniah ou le groupe Bombay Bicycle Club... Bref de quoi passer des soirées entières à découvrir ou redécouvrir des musiciens. Voici trois artistes du UK pour vous donner envie:

King Charles (son album sort l'année prochaine, il va être une méga star – cf Love Lust, Bam Bam ou Mr Flick):


VV Brown, une chanteuse originaire de Northampton signée chez Islands Records:

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Ou encore The Maccabees, un groupe de rock indé de Brighton, avec Love you Better:

Have a nice ride!

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mercredi 16 novembre 2011

Le gentleman de la City

On continue avec une autre moustache, celle du gentleman de la City – tel qu'il était habillé d'environ 1850 à 1960... Et oui, si vous étiez venus travailler dans une banque de la City de Londres en 1960, il y a fort à parier que la plupart de vos collègues auraient été habillés comme ci-dessous. Un uniforme ultra-connu, puisque c'est celui de toutes sortes de célébrités anglaises, de Charlie Chaplin et Laurel & Hardy, à John Steed dans The Avengers (Chapeau Melon et Bottes de Cuir) et – plus inquiétant – celui de Alex DeLarge dans Orange Mécanique... Et cela ne fait aucun doute: Hergé a regardé de l'autre côté de la Manche pour trouver l'inspiration pour ses frères Dupondt.

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1 Le bowler hat
Le chapeau melon, inventé en 1850, est devenu tout de suite très populaire chez les classes moyennes, qui le voyait comme une alternative au haut-de-forme, jugé trop formel. On en trouve encore chez Bates sur Jermyn Street près de Picadilly...

3 Le pinstripe suit
Le costume trois-pièces à rayures est sans doute apparu dans les années 1920s. C'était un costume flashy, de m'as-tu-vu, sans doute inspiré des boating suits. Contrairement aux bowler hats, il est toujours porté par les investment bankers et traders de la City... fait sur mesure à Savile Row, ou moins cher à Aquascutum...

4 Les gants
En cuir couleur chair, peut-être de chez Dents. À surtout ne pas oublier à l'arrière d'un black cab, ou au pub après quelques pintes de trop...

5 Le parapluie
On l'ouvre vite en cas d'averse, et surtout lorsqu'une jolie dame passe, pour lui offrir un petit coin de paradis... Et si vous êtes d'humeur à chanter, c'est un accessoire essentiel pour Singing in the Rain... On l'achète à James Smith & Sons, where else?

 

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lundi 14 novembre 2011

Hit No 10: I want to break free

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Voila ce mois-ci c'est Movember, et qui de mieux pour célébrer le mois de la moustache que le beau Freddie Mercury, la Reine du stadium rock et l'un des plus grands chanteurs de rock de tout les temps. J'ai donc choisi comme Hit No 10, I Want to Break Free de Queen, à cause de son clip tout simplement incroyable: minijupe en cuir, top rose, moustache et aspirateur – que demande le peuple?

Queen bien sûr tout le monde connaît, avec des hits internationaux comme Bohemian Rhapsody; Another One Bites the Dust; et We Will Rock You et le sublime Don't stop me know. Rien de tel pour vous mettre la pêche quand vous faites le ménage... Selon un sondage de la BBC en 2007, les Britanniques auraient choisi Queen comme le meilleur groupe britannique de tous les temps, devant les Beatles et les Stones.

Né Farrokh Bulsara à Zanzibar, d'origine Perse, éduqué en Inde, et à l'accent plus British tu meurs, Freddie Mercury n'a jamais été celui que vous croyez. Et encore moins dans le clip de I Want to Break Free. La chanson a été écrite par le bassiste de Queen John Deacon (apparemment inspiré par les combats féministes de l'époque) et est populaire en Afrique du Sud et même au Brésil.

A part des hits à n'en plus finir, Queen est connu comme un des pionners du clip (voir Radio Ga Ga, inspirée par Métropolis de Fritz Lang), et cette vidéo réalisée par David Mallet (David Bowie, AC/DC, Def Lepard) est complètement folle. Le but, c'était de montrer que malgré leur succès, Queen avait gardé un sens de l'humour et ne se prenait pas trop au sérieux. Le résultat très British, c'est une parodie du feuilleton télé Coronation Street, un beau moment de cross-dressing, et une scène hallucinante avec des danseurs du Royal Ballet.

En 1984, ce clip était si controversé aux États-Unis qu'il fut censuré par MTV. Aujourd'hui la vidéo est soumise à une limite d'âge sur youtube. Incroyable quand on voit les clips sortis ces dernières années...

 

I want to break free, de Queen (1984)

I want to break free/ Je veux me libérer
I want to break free/ Je veux me libérer
I want to break free from your lies/  Je veux me libérer de tes mensonges
You're so self satisfied I don't need you/ Tu es tellement satisfait de toi que je n'ai pas besoin de toi
I've got to break free/ Je dois me libérer
God knows/ Dieu le sait
God knows I want to break free/ Dieu sait que je veux me libérer

I've fallen in love/ Je suis tombé amoureux
I've fallen in love for the first time/ Je suis tombé amoureux pour la première fois
And this time I know it's for real/  Et cette fois je sais que c'est pour de vrai
I've fallen in love/ Je suis tombé amoureux
God knows/ Dieu sait
God knows I've fallen in love/ Dieu sait que je suis tombé amoureux

It's so strange but it's true/  C'est étrange mais c'est vrai
Oh, I can't get over the way you love me like you do/
Je n'arrive pas à comprendre la façon dont tu m'aimes,
But I've got to be sure/ Mais je dois en être sûr
When I walk out that door/ Quand je franchirais cette porte
Ooh, how I want to be free, baby/ Ooh, comme je veux me libérer, bébé
How I want to be free/ Comme je veux être libre
How I want to break free/ Comme je veux me libérer

But life still goes on/ Mais la vie continue
I can't get used to living without/ Je ne peux pas m'habituer à vivre sans
Living without you by my side/ Vivre sans toi à mes cotés
I don't want to live alone/ Je ne veux pas vivre seul
So baby can't you see/ Alors bébé, ne vois-tu pas
Oh, I've got to break free/ Que je dois me libérer
Baby, baby can't you see/ Bébé, bébé ne vois-tu pas
I've got to break free/ Que je dois me libérer
God knows I want to/ Dieu sait que je veux
God knows I want to/ Dieu sait que je veux
God knows I want to break free/ Dieu sait que je veux me libérer

Posté par llleeeaaa à 21:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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vendredi 11 novembre 2011

Stitch London

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Ce petit soldat m'a fait tellement rigoler quand je l'ai vu l'autre jour que je me suis dit qu'il fallait que je vous parle de ce projet, Stitch London, un livre qui expliquera au tricoteurs et tricoteuses comment fabriquer un soldat de la reine – et même la reine et ses corgis – ainsi que des pigeons, renards et petites souris de Londres... Voici la reine devant Buckingham Palace, avec mini union jack:

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Une petite souris du métro, sur sa jolie moquette TFL:

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Une écharpe porte-Oyster card, et des petits bobbies:

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Et même Tower Bridge, Big Ben et une cabine de téléphone en maille!

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Quelle classe! (et quelle patience!) L'auteur du livre, Lauren O'Farrell, est la fondatrice du club de tricoteurs Stitch London, une artiste de rue spécialisée dans le knitting graffiti, et bien sûr une tricoteuse experte. Regardez-la fabriquer Cooey the Pigeon, la mascotte du livre (c'est beau à voir même si on se fiche des pelotes et des aiguilles):

Bref, de quoi vous occuper pendant les longues soirées d'hiver... En tout cas moi je préfère laisser ça aux pros. Si vous voulez d'autres idées de tricots, lisez mon message de l'année dernière sur le magasin Loop et les chiens tricotés...

> Stitch London, £14.99, publié par David & Charles, vendu avec tout le matériel nécessaire pour fabriquer un Cooey the Pigeon (mais oui, je le sais que vous avez toujours rêvé de savoir tricoter des pigeons londoniens!)

ET AUSSI: LIFE IN A DAY

Filmez votre journée de demain, envoyez le résultat à la BBC et vous pourriez faire partie d'un documentaire de la chaîne sur Britain in a day... (Un jour de la vie de la Grande Bretagne, sur vos écrans l'année prochaine). C'est inspiré d'un documentaire que je n'ai pas encore vu mais dont on m'a dit le plus grand bien, Life In A Day du Britannique Kevin McDonald...Vous pouvez le voir en ligne gratuitement depuis septembre dernier; le film a gagné tout pleins de prix et je me réjouis de le voir.

Posté par llleeeaaa à 07:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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