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(Dan Kitwood/Getty Images)

 

Tu sais que c’est les Jeux Olympiques de Londres quand...

• tes collègues passent plus de temps à regarder BBC Sports qu’à bosser (quoique cela arrive en temps ‘normal’ aussi, cf Wimbledon, FA cup etc etc)

• tu intitules ton post London 2012 et tu espères que tu vas pas te faire chopper par la copyright police (c'est une marque déposée)

• tu vas en ville et n'y trouve personne, pas de clients dans les magasins (mais il y a foule au Parc Olympique); les rues étaient vraiment désertes il y a quelques jours:

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• cela te met en moyenne 10 minutes de moins pour aller au boulot. Malgré toutes les prévisions des autorités – ou grâce à leurs messages de prévention? –  il y a beaucoup moins de trafic. Mais selon TfL, le nombre de passagers cette semaine a augmenté de 7.5% (et même 65% sur le DLR)

• tu voulais pas forcément voir la flamme olympique, mais t'as été un peu obligé vu qu'elle passait à côté de chez toi ou de ton bureau (ou sur le London Eye)

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• la réalité dépasse la fiction. Tout le monde hallucine que deux histoires la sitcom Twenty Twelve soient arrivées pour de vrai: l'horloge olympique de Trafalgar Square est bien tombée en panne, et un bus d'athlète s'est bien perdu en route pour le village olympique.

• tu vois les touristes ignorer St Paul pour se prendre en photo avec les mascottes Wenlock et Mandeville

• tu es enchanté par les efforts sportifs du maire de Londres Boris Johnson, qui est resté coincé une demi-heure sur une tyrolienne à Victoria Park où il célébrait une victoire du Team GB (vous pouvez voir la vidéo ici). l a meublé en agitant ses petits drapeaux, et maitenant il y a même un blog, #DangleBoris hours of fun! C'est le même Boris qui a décrit les joueuses de beach-volley "comme luisantes comme des loutres"

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• tu es presque choquée de voir que finalement c'est plutôt sympa ce petit festival sportif, après tout ces mois d'attente, et ces innombrables articles négatifs (missiles sur les toits, billets qui sont trop difficile à avoir, voies prioritaires)

• il y a des Games Maker partout, et tout le monde les adore. Voir une vidéo ici.

• tu n'arrive plus à savoir ce qui se passe dans le monde. Les sites de news comme BBC ou Guardian n’en n’ont rien à fiche de la Syrie ou de Mitt Romney, ce qu’ils veulent c’est des articles sur les joueuses de badminton qui font exprès de perdre, les fesses des joueuses de beach volley, les fans lituaniens racistes, ou les places non-utilisées par la Olympic family

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• tu sais que si tu veux voir des athlètes, il suffit d'aller au centre commercial: Westfield est plein a craquer des sportifs et de leurs entraineurs, qui profite du fait que le village olympique est en pleine ville, à côté du plus grand centre commercial d'Europe (d'habitude ils sont relégué aux fond de banlieues où il n'y a rien à faire)

• tu entends dire que la cérémonie d'ouverture de Danny Boyle était géniale à chaque fois que tu prends l'ascenseur.

• tu es allergique au sport mais tu t''émerveilles quand même devant les exploits de l'équipe de waterpolo (sport de fous) et des tireuses à l'arc chinoises. En même temps, y'a pas le choix; il n'y a rien d'autre à la télé. Et les athlètes font de tellement drôles de têtes que ça vaut le coup... surtout les plongeurs:

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• tu te rends compte que les touristes américains sont moins gros que d’habitude, et la plupart portent des T-shirts Moscow 80, Sydney 00 ou Atlanta 96, et se promènent avec des passes olympiques VIP... (ils cherchent toujours le fameux London Bridge par contre).

• tu ne sais pas quelle expos à thème sportif choisir tellement il y a de choix: Designed to Win au Design Museum, Superhuman à la Wellcome Collection, Olympex 2012: Collecting the Olympic Games à la British Library; Summer of Sport au Science Museum; The Olympic Journey à la Royal Opera House; The Architecture Behind 2012 à RIBA; ou Mascotts of the Olympic Games au Museum of Childhood...

• tu peux pas faire plus de trois pas sans tomber sur des filles qui font du houla-hop, des installations sonores, des sculptures temporaires, des interventions artistiques plus ou moins bizarre... comme Hatwalk, 99 Tiny Games; ou Wonder...

• tu croyais avoir enfin trouvé une rue sans bannières London 2012 partout... quand tu te rends compte que même le street-art est olympique. Banksy s'y est mis aussi bien sûr:

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• quand tu es au boulot, les haut-parleurs qui annoncent d’habitude les alarmes incendie sont utilisés pour annoncer une médaille d’or de Team GB... tout le monde ici est à présent expert en canoë double, cyclisme féminin et aviron.

• tu te dis que tu devrais quand même aller voir un de ces écrans géants pour regarder les events, ou une des Hospitality houses installées par les pays comme la France, la Suisse ou le Brésil (le Danemark a un parc olympique en légo). Mais finalement tu restes chez toi à regarder la BBC.

• comme sur ce blog, tu vois des anneaux olympiques partout

• tu en as marre de voir devant chaque café et pub une ardoise avec écrit Olympic quelquechose – le official olympic burrito? le olympic dry-cleaning? etc

• tu te dis que les costumes nationaux représentent quand même quelque chose du pays: les Russes ont des crystaux bling bling sur les leurs!

• tu te réjouis de savoir que contrairement à Beijing, ici les jeux peuvent être vertement critiqués (cf scandale des places vides et des billets) et utilisés pour contester la politique du gouvernement (cf la cérémonie d'ouverture) et réclamer un meilleur enseignement sportif au UK.

• tu découvres que deux choses très importantes sont à la mode: les figurines Lego Team GB:

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et les ongles patriotiques:

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• et tu te marres quand tu entends les Anglais dire "we did it" quand un membre de Team GB gagne, et "he lost the game" quand un autre perd sa chance de médaille...