Météo pourrie, équipe de foot nulle, vacances au soleil plus chères pour cause de baisse de la livre, politique d'austérité du parti Tory fustigée par l'ONU, qui la juge contraire aux droits de l'homme.... les pauvres Brits ne sont pas gâtés cet été (Murray a bien gagné Wimbledon, mais il est Écossais...).

Mais ils n'ont pas le temps de s'ennuyer: le référendum n'a pas seulement porté un coup à l'image du UK et à ses relations à ses voisins, mais aussi créé un véritable chamboulement politique. C'est un feuilleton avec des rebondissements incroyables tous les jours. Des têtes tombent, d'autres se désistent, d'autres plantent des coups de couteau dans le dos de leurs anciens camarades... Au final, on se rend compte que Westminster c'est bien pire que Westeros.

Pour résumer ce qui s'est passé depuis le 24 juin

– les personnes responsables de ce chaos se sont enfuies: le premier ministre David Cameron a démissionné; Boris Johnson ne s'est pas présenté; son sous-fifre Michael Gove (pro-Brexit), s'est présenté sans succès; et le troisième larron de la farce, Nigel Farage, leader du UKIP, a démissionné car il avait atteint son objectif politique (!)
– les personnes sensées reprendre les choses en main prennent peur: Andrea Leadsome, catapultée dans la course au poste de premier ministre, a postulé puis abandonné face aux critiques qui ont plu après sa première semaine sous le feu des média
– l'opposition est déchirée par des querelles intestines, la MP Angela Eagle ayant jugé bon ce moment pour contester el leadership de Jeremy Corbin, qu'elle juge non éligible (même si il a été élu dirigeant du Labour avec 60% des votes, le meilleur score depuis des lustres)
– et même les retraités font des leurs: Tony Blair, face au rapport accablant du Chilcot enquiry, a tout simplement dit qu'il reprendrait la même décision si c'était à refaire.

Ce qui fait que Theresa May, ministre de l'intérieur très anti-immigration, va devenir Premier Ministre. Sauf nouveau retournement de situation évidemment...