lundi 7 juin 2010

Delicate Mayhem

DelicateMayhem

Voici une des nombreuses œuvres de Laura Jordan, une artiste Britannique basée à Londres qui s'inspire de scènes de la vie quotidienne et des rues de la capitale pour produire des dessins magiques sous le nom de Delicate Mayhem (Chaos délicat). Très détaillés et très bien composés, ils comprennent souvent des symboles du coin comme les cabines de téléphones et les black cabs... et font donc de super souvenirs ou cadeaux  pour tout les amoureux de Londres.

Malheureusement les images ci-dessous, tirées de son site mais de trop basse qualité, ne font pas vraiment justice aux tableaux... et il vaut mieux les voir en vrai si vous en avez l'occasion.

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Laura a une petite boutique en ligne, mais le mieux c'est de s'arrêter à l'un de ses stands: les samedis à Portobello Road, (depuis la station Notting Hill Gate, remontez Portobello Road, passez sont le pont du métro et de l'autoroute Westway, tournez toute suite à gauche et continuez en direction de la station Ladbroke Grove); les dimanches au Backyard Market, Brick Lane  (près du Old Truman Brewery) et à Spitalfields Old Market (métro Liverpool Street).

> Le site de Delicate Mayhem

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vendredi 16 avril 2010

Un grand ciel bleu

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Aujourd'hui j'ai vu une chose extraordinaire: un grand ciel bleu. C'est la première fois depuis que je vis à Londres. Évidemment, je ne parle pas d'un ciel bleu sans nuages – cela arrive très souvent (peu importe les clichés sur le mauvais temps britannique, et mon blog précédent sur les parapluies). Mais d'habitude, quand il fait beau, on voit plutôt cela:

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Londres est desservie par pas moins de cinq aéroports (Heathrow, Luton, Stanstead, City, Gatwick), dont deux en ville (Heathrow et City). Ce qui fait beaucoup de monde dans l'air. Quand il n'y a pas de nuage de cendres volcaniques islandais les menaçant, les avions atterrissent à Heathrow toutes les deux minutes. Et si l'aéroport Charles de Gaulle a pour voisin champs et lapins, Heathrow, tout comme l'aéroport de Genève, est bien entouré:

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Le photographe Alisdair MacDonald, mort en 2007, a travaillé pour les plus grand journaux londoniens et était connu pour sa patience et sa technique. Sa série de montages sur les avions est magnifique:

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La deuxième image, par exemple, montre le nombre d'avions passés au dessus d'une tour d'habitation de Hounslow, à côté de Heathrow, en juste une heure. Tout cela pour dire que les Londoniens qui n'avaient pas prévu de quitter la terre ferme, et n'attendaient pas de visiteurs, sont plutôt contents de cette trêve aérienne causée par l'éruption du volcan Eyjafjallajokull.

Et en bonus, voici un autre montage de MacDonald, fabriqué en superposant des photos prises pendant une heure également, et montrant le trafic sur la Tamise:

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samedi 13 mars 2010

Sur les murs: Banksy

 

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Après Lascaux, les graffiti de Pompéi et les wagons New Yorkais plein de tags, le monde des graffiti s’est trouvé un nouveau élan grace à Banksy. Au cas ou vous n'auriez pas encore entendu parler de lui, Banksy est le nom de scène d'un artiste Britannique (probablement basé à Bristol et à Londres) qui préfère rester anonyme et a malgré tout réussi à faire connaître – et accepter par Mr and Mrs Tout-le-Monde – le street art comme forme d'art contemporain.

Ses œuvres sont maintenant bien souvent protégées par des panneaux en plexiglas, et font doubler le prix des maisons sur lesquelles elles sont installées. Comme Blek le Rat, Banksy utilise souvent des pochoirs pour créer ses œuvres. Parce qu’il est un peu nul avec les bombes de peinture, et que les pochoirs permettent de faire des graffiti très détaillés en très peu de temps (donc moins de chance de se faire coincer par les cops ou les soldats Israéliens (Banksy fut le premier à réaliser que le mur construit par Israël, à défaut d'être légal, était un très bon support).

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Son nouveau film, Exit through the Gift Shop, vu à Sundance et Berlin et sur les écrans britanniques en ce moment, suit un Frenchie totalement fou, et montre des artistes comme Shephard Fairey (l'auteur du fameux poster d'Obama) et Space Invaders en pleine action. Il montre surtout comment le street art s'est tout un coup trouvé super coté dans les marchés de l'art traditionels, en partie grace à une expo de Banksy à Los Angeles. Inspiré par l'expression 'an elephant in the room' (un problème important dont tout le monde est conscient, mais qui n'est pas discuté), il a exposé un vrai éléphant au milieu de la galerie. Toutes les stars d'Hollywood ont accouru, les prix se sont envolés. Le documentaire, qui suit la carrière de pseudo artiste du Frenchie fou, est drôle et très bien fait. A voir pour les interviews, les scènes de rue et la réaction des passants, qui montrent l'esprit originel du mouvement street art.

Voir la bande annonce en anglais:

 

 

Malgré son succès inattendu (il n'est pas du genre à faire des plans de carrière), Banksy ne se prend pas trop au sérieux et continue à faire de bonnes blagues. Sur la couverture de son livre, Wall and Piece, il y a une citation très typique de son style. Elle vient de l’attaché de presse de la police londonienne, qui dit: ‘There’s no way you’re going to get a quote from us to use on your book cover.' (Il n’y a pas moyen qu’on vous donne une citation pour mettre sur la couverture de votre livre)

Il continue à poser très clairement la question: qu'est ce qu’est l’art, et à quoi ça sert? L’art dans les musées, l’art sur les murs, l’art sous nos pieds, l’art dans nos porte-monnaies. Il a fabriqué des billets de 10 pounds avec Lady Di à la place de la reine (ils étaient si réalistes qu’il ne sait plus quoi en faire de peur de se faire pincer pour faux-monnayage); placé une fausse gravure préhistorique au British Museum (elle est restée 8 jours sur place avant qu’un responsable ne la remarque); installé un insecte armé jusqu'au ailes (appelé Withus Oragainstus, United States) au Natural History Museum de New York (resté 12 jours); démonté une cabine de téléphone pour faire croire qu’elle avait été tuée par une hache.

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Ses installations dialoguent souvent avec l’endroit ou elles sont installées. Comme il dit, "Mindless vandalism can take a bit of thought" (Le vandalisme irréfléchi peut demander un peu de réflexion). Il aime aussi beaucoup les petits rats, mais il ne faut pas vraiment y voir trop de symbolisme. "I’d been painting rats for three years before someone said that’s clever its an anagram of art and I had to pretend I’d known that allalong." (Je peignais des rats depuis trois ans avant que quelqu’un me fasse la remarque que c’était très intelligent, c’est un anagramme d’art, et j’ai du faire semblant que je savais ça depuis le début et que j’avais fait exprès).

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C'est toujours un grand plaisir de tomber sur une de ses interventions, que ce soit un faux tableau dans un musée ou un pochoir tout frais sur un mur de Londres. Si vous voulez voir un Banksy, il suffit de se balader à Bristol ou à Londres, le long du Regents Canal, dans le East End ou vers Hackney par exemple, et de garder les yeux bien ouverts.

Et il vous a même préparé une petite carte postale de Londres à télécharger sur son site.

> Le site de Banksy
> Pour suivre ses derniers exploits
> Si vous voulez faire du point de croix street art

MISE A JOUR 08/10/10

Le film sort en France le 15 décembre 2010 sous le nom de Faites le mur; le site français se trouve ici.

 

 

Posté par llleeeaaa à 00:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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