Naomi Campbell

Photo Vincent Kessler/Reuters
Bon cela fait des semaines qu’on nous bassine avec Naomi et ses diamants. Après David Cameron et Wayne Rooney, c’est donc le moment parfait pour apprendre sept choses sur Naomi Campbell:
1. Naomi a choisi sa famille
Naomi est une sarf (south) london girl: elle vient de Streatham, pas loin de Brixton, dans la banlieue sud de Londres. Sa mère est une danseuse d’origine jamaïcaine qui a eu Naomi à 19 ans et qui était souvent absente car en tournée de par le monde. Elle n’a jamais connu son père, qui serait jamaïcain d’origine chinoise. Elle considère les producteurs Quincy Jones et Chris Blackwell comme ses pères adoptifs, et Nelson Mandela comme son grand-père adoptif. Elle était aussi très proche de Gianni Versace et Yves Saint Laurent.

Noami et sa mère Valerie
À 40 ans, Naomi songe maintenant à fonder une famille avec son compagnon du moment, le milliardaire russe Vladimir Doronin. Ses conquêtes précédentes se nomment Mike Tyson (boxeur), Robert De Niro (acteur), Mohammad Al Habtoor (businessman), Joaquim Cortes (danseur), Flavio Briatore (manager de Formule 1) et Adam Clayton (bassiste de U2).
2. Naomi est une supermodel
C’est même la seule supermodel à la peau noire. Et dans l’univers raciste de la mode, ce n’est pas rien. Elle fait partie des Big Six (avec Claudia Schiffer, Cindy Crawford, Kate Moss, Linda Evangelista, et Christy Turlington), mais contrairement à ses collègues les supermodels blondes, Naomi a dû se battre pour s’imposer.
Sans l’aide de Christy Turlington and Linda Evangelista, qui refusaient de défiler si les agents de castings ne voulaient pas de Naomi ("No Naomi; no Christy or Linda."), Naomi n’aurait jamais pu participer aux défilés de beaucoup de ‘grands’ couturiers. Sans son ami et mentor Yves Saint Laurent, elle n’aurait jamais pu figurer sur la couverture du magazine Vogue français d’août 1998 (ci dessous), le magazine refusant d’afficher un mannequin noir en une.

L’année dernière, Naomi, qui dit souvent avoir été inspirée par le mannequin Iman, a déclaré dans le magazine Glamour: ‘You know, the American president may be black, but as a black woman, I am still an exception in this business. I always have to work harder to be treated equally.’ (Vous savez, le président américain a beau être noir, moi, en tant que femme noire, je suis toujours une exception dans cette industrie. Je dois toujours travailler plus pour être considérée égale aux autres.)
Tout ça après 25 ans de carrière... Toutes les statistiques (et ce documentaire, The Colour of Beauty) lui donnent raison.
3. Naomi a un grand sourire

Style.com
Contrairement à beaucoup de ses collègues qui font des têtes de zombies, Naomi défile souvent avec un sourire en coin – quand elle ne rigole pas pendant les défilés. Et c'est vrai qu'avec un sourire comme ça, pourquoi se priver... Elle apporte donc de la bonne humeur et peut-être un soupçon d'ironie (il me semble que plus les robes qu'elle porte sont excentriques, plus le sourire est narquois).
Elle n'a pas peur de montrer ses émotions pendant les défilés, pleurant durant le premier show de Donatella Versace après la mort de son frère et rigolant durant le dernier défilé d'Yves Saint Laurent. Bon d'accord, parfois Naomi montre un peu trop ses émotions...
4. Naomi est colérique

Naomi est connue pour ses grosses colères contre ses employées sur lesquelles elle balance des téléphones portables, et ses coups sur des policiers qui tentent de la calmer quand ses bagages n'arrivent pas à l'aéroport. Elle a été condamnée plusieurs fois à des amendes et des peines de travaux d'intérêt général. Mais comme le prouve cette photo, elle ne se prend pas trop au sérieux.... et a du culot.
Elle explique tenter de trouver des solutions à son problème, car: 'Anger is a manifestation of a deeper issue... and that, for me, is based on insecurity, self-esteem and loneliness.' (Mes colères sont une manifestation d'un problème plus profond... et pour moi, cela est basé sur le sentiment d'insécurité, le manque d'estime de soi et la solitude). Comme quoi, être riche et belle ne résout pas tous les problèmes...
5. Naomi a dansé avec Bob!
À l’age de 7 ans, Naomi est apparue dans le clip de Is this Love de Bob Marley. La classe, non? En tout cas c’est une bonne excuse pour revoir ce clip classique de Bob Marley tourné à Londres en 1978 avec une ribambelle d’enfants de toutes les couleurs...

Elle est aussi apparue dans les clips de George Michael, Aretha Franklin, Michael Jackson, Macy Gray, Madonna and Jay-Z. Bref...
6. Naomi ne chôme pas
Naomi bosse dur et exploite ses multiples talents:
• elle danse: elle étudiait le ballet lorsqu’elle s’est fait repérer à 16 ans par l’agence de mannequin.
• elle chante: sa chanson Love and Tears (plutôt nulle, mais pas bien pire que celles de Madonna) s'est fait démolir par les critiques, mais s'est quand même vendue à plus d'un million d'exemplaires dans le monde; son album a même fait un hit au Japon.
• elle écrit: son roman Swan paru en 1994 raconte la vie d'une supermodel. Bon d'accord, c'est plutôt l'auteur Caroline Upcher qui l'a écrit, Naomi expliquant un peu plus tard: 'I just did not have time to sit down and write a book.' (Je n'avais tout simplement pas le temps de m'assoir et d'écrire un livre).
• elle utilise son image et ses contacts pour promouvoir de nombreuses organisations charitables, de Nelson Mandela Children's Fund et Breakthrough Breast Cancer à Atlha Onlus, We Love Brazil, et Fashion For Relief – de quoi faire pâlir Angelina.
7. Naomi a reçu des diamants
D'après ce que j'ai compris, Naomi aurait reçu des diamants au milieu de la nuit après un dîner avec Nelson Mandela où le dictateur Charles Taylor se serait invité. Elle les a ensuite remis à la fondation de Nelson Mandela. Son seul tort serait d'avoir menti en disant qu'elle ne savait pas que les diamants venaient de Charles Taylor. Elle se justifie en disant qu'elle ne veut rien avoir à faire avec Charles Taylor - et là je crois que tout le monde la comprend...
Pourquoi cela fait-il tout un foin? Les journalistes préfèrent sans doute éviter de s'en prendre à un général cruel et sanguinaire à l'origine d'une guerre qui a fait plus de 400 000 morts.
Mais certains spécialistes de la communication disent que la présence de Naomi Campbell aurait été bénéfique à la couverture médiatique du procès, et un très bon prétexte pour faire parler du problème des 'blood diamonds', qui serait sans doute passé largement inaperçu cet 'été.
Tatty Devine, des bijoux tout fous

Tatty Devine est une marque de bijoux créée par les artistes Harriet Vine and Rosie Wolfenden. Depuis dix ans, Tatty Devine propose aux amatrices de parures un peu folles des modèles en acrylique coloré de toutes sortes, fabriquées à la main au Royaume-Uni. Il y a des colliers en pavois, des boucles d'oreilles en forme de raquettes de ping pong, des bracelets en forme de chat... Tous un peu excentriques, bariolés et rigolos.
Apparus sur la couverture de Vogue ou sur le cou de Claudia Schiffer, les bijoux Tatty Devine sont à la mode même s'ils sont faits de beau plastique et non de diamants. La marque sort deux collections de bijoux par année, et le duo de joaillières s'inspire souvent de symboles tout britanniques: des broches mouettes ou bouteille de gin, des colliers en lunettes des artistes Gilbert & Georges ou du chanteur de Pulp, Jarvis Cocker, ou des mots du coin en acrylique, comme Chips ou Cockney...
> Vous trouverez les bijoux Tatty Devine sur Brick Lane et à Covent Garden
La dernière mode

Avec le printemps vient la saison des fashion weeks... Gravement touchées par la crise, les maisons de mode défilent pourtant toujours, avec des mannequins plus maigres que jamais... Après New-York, Londres et Milan le 'fash pack' s’installe à Paris, où le défilé d’Alexander McQueen, mort il y a quelques jours, a été déprogrammé.
L’occasion de revenir sur la carrière toute britannique de ce grand couturier. Rien ne le destinait à la mode: il a grandi dans les banlieues bien grises de Londres, son père était chauffeur de taxi et sa mère prof. Il quitte l’école à 16 ans, mais un apprentissage à Savile Row, la rue des tailleurs pour homme ultra-chic , lui ouvre les portes du monde de la mode. Sa réputation grandit, et il se retrouve à tailler des costards pour le Prince Charles – apparemment, il aurait laissé le message ‘I am a cunt’ dans une doublure d’une veste pour le Prince.
Il crée aussi des costumes de théâtre, pour le musical Les Misérables par exemple. McQueen continue ensuite ses études à Central St Martins, là où passent tous les plus grands stylistes du pays. Dans la lignée de Vivienne Westwood et John Galliano, et la grande tradition britannique de couturiers excentriques et rebelles, il crée des pièces spectaculaires portées par les plus grandes stars et choque le monde de la mode avec ses silhouettes étranges et ses mannequins hors-normes. Il a mis à la mode les imprimés têtes de mort, les pantalons bumster taille basse, le tartan et inventé les chaussures les plus folles des derniers défilés.
Sa dernière collection, inspirée par le moyen-age, est pleine de broderies et voiles enchantés






Le jeune styliste Gareth Pugh, connu pour ses vêtements déjantés, sombres et gothiques, pourrait reprendre la maison McQueen.
Sinon sur les podiums de la London Fashion Week, on a pu voir beaucoup de noir, de couleur chair, d'imprimés ultramodernes, de gros tricots et même un retour du bon vieux crochet...




Photos de London Fashion Week
Les snow hats

Et au niveau des pieds, c'est plutôt les horribles Ugg boots australiennes (celles qui coûtent super cher et qui se déforment tout de suite)... Les samedis, il faut faire la queue devant le magasin de Covent Garden rien que pour pouvoir les essayer. Auparavant réservées aux blondes de Chelsea, elles sont maintenant à tous les pieds – y compris ceux de cette super mamie allant au marché, vue un matin à Clerkenwell.

