dimanche 19 septembre 2010

Carte postale de... la New Forest, Hampshire

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La New Forest

Les paysages de forêts anciennes, landes parfumées et pâturages sauvages du parc national de la New Forest sont à ne pas manquer – surtout pour les amoureux des chevaux. La New Forest n'est pas si New que ça: son nom vient de 1079, lorsque la région devint une forêt royale sous le roi William I, qui aimait y venir chasser des daims. Depuis, pas grand chose n'a changé, ce qui en fait un lieu magique. Ce n'est pas vraiment une Forest non plus: la forêt s'étend sur moins de la moitié du parc; le reste est couvert par des landes et marécages.

Mais c'est quand même une véritable forêt enchantée. Grâce à une série de lois médiévales encore en vigueur, les habitants et paysans du coin, appelés 'commoners' (de 'common land', terre communale) ont le droit de faire paître leurs chevaux et autres quadrupèdes où bon leur semble sur les terres la New Forest. Du coup, les visiteurs de la New Forest peuvent non seulement admirer les paysages magnifiques, mais aussi  se promener au milieu de chevaux quasi-sauvages broutant gaiement entre deux buissons de heather (bruyère).   

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Où donc?

Située au sud-ouest de Londres, cette zone de 570km2 n'est pas très loin de l'île de Wight (voir carte). C'est à 2 heures 22 minutes de train de Londres. Les trains directs de la compagnie South West Trains partent toutes les demi-heures de London Waterloo (direction Weymouth).

Qu'y faire?

Des balades à pied, en vélo – où à cheval bien sûr. Il y énormément de pistes cyclables et de chemins pour les promeneurs du dimanche. Ces prochaines semaines, vous pouvez allez y ramasser des feuilles d'automnes, ou même des champignons...  Les paysages de la New Forest sont magnifiques en toute saison:

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Il y a environ 7,000 poneys et chevaux vivant en liberté dans la New Forest. Ils sont plutôt sauvages, donc vous ne pourrez pas vous approcher trop près.

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Ceci dit ils n'ont pas peur de s'approcher des maisons, comme ici à Brockenhurst:

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Vous pouvez louer des vélos à côté de la gare de Brokenhurst, à Country Lanes, et vous trouverez une liste des écuries proposant des balades à cheval ici

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Attention, si vous venez en voiture, n'oubliez pas: les chevaux ont la priorité et provoquent parfois des embouteillages:

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Où manger et dormir?

Brookley's Bistro sur la rue principale de Brockenhurst est un bon endroit pour sandwiches, salades, ou pauses café et gâteau. Le village a aussi plusieurs pubs et restaurants indiens, thaïs, etc.

Sinon, vous pouvez aussi vous balader le long de la Beaulieu River:

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Une jolie balade vous emmènera de Beaulieu à Buckler's Hard, un village datant du 18ème siècle situé sur le bord de la rivière (voir carte). C'est ici que les bateaux de l'amiral Nelson étaient construits. (Voir l'itinéraire de la balade).

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À Buckler's Hard, vous trouverez plein de voiliers, un beau musée et un superbe hôtel-restaurant, The Master's Builders.

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The Mill at Gordleton, situé un peu plus à l'ouest, est une autre très jolie auberge avec un grand restaurant. C'est un ancien moulin à eau couvert de lierre et entouré de magnifiques jardins. The Mill a même une mascotte: Crispie le canard.

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 > Le site de l'Office du Tourisme de la New Forest

> C'est une destination couverte par la Network Card

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vendredi 18 juin 2010

Guess who's back?

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Il n'y a pas que des cats and dogs au Royaume-Uni. Devinez qui est de retour? C'est Mlle la Martre (ou plutôt Ms Pine Marten par ici)...  Elle a pointé son petit museau dans un article récent du Guardian, et je n'ai pas pu m'empêcher de vous faire partager son histoire.

On les croyait presque disparues du pays, mais un rapport du Vincent Wildlife Trust révèle qu'elles sont toujours là, et en nombre. En fait les martres étaient tout simplement plus malines que les chercheurs qui tentaient de les compter. Du coup ce n'est pas un come-back qu'elles nous font, mais plutôt un pied de nez avant d'aller retourner se cacher dans leurs arbres.

Après des années passées à fuir les hommes qui n'en voulaient qu'à leur belle fourrure, les martres sont aussi rusées que des renards. Et même si elles restent très rares et difficiles à observer, elles semblent bien installées en Écosse, aux North York Moors ou dans le nord du Pays de Galle.

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dimanche 10 janvier 2010

Le Big Freeze

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Cette semaine au Royaume-Uni, on parle bien plus du temps que d'habitude. Bon d'accord, c'est presque impossible, puisqu'ici toute conversation débute avec une variation sur le thème: Oh, isn't it cold today? / Nice day, eh? D'habitude ce langage-météo agit comme un ice-breaker (brise-glace) et met tout le monde à l'aise. Mais cette semaine, on profite d'une avalanche de conversations météo cette fois-ci née d'un hiver exceptionnel plutôt que des politesses habituelles.

Voici une de mon île sous la neige prise le 7 janvier 2010 par le Terra satellite de la NASA:

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Hé oui, c'est l'hiver le plus froid depuis 1962: Londres est restée sous la neige quelque jours, des centaines d'écoles ont fermé, des familles sont restées sans eau ni chauffage, et la mer a même gelé au Dorset. Résultat: on a inventé un nouveau mot, les snowlidays (snow + holidays), très appréciées des pauvres gens forcés de rester chez eux à boire du mulled wine (vin chaud) et faire des snowmen (bonshommes de neige) au lieu d'aller au boulot.

Bien sur, tout le monde s'extasie sur le renouveau de community spirit causé par la météo extrême. Quelques flocons et ça y est tout le monde se parle, même les voisins s'ignorant depuis dix ans font connaissance sur les trottoirs gelés. On parle de beaucoup d'entraide et de solidarité – et celle-ci est aussi internationale: les Islandais nous ont même envoyé plein de gros pulls bien chauds. C'est l'idée de deux Islandais vivant à Manchester, surpris de voir combien le pays était désemparé et touchés par les Anglais désarmés face à ces quelques degrés de moins.

Dans les supermarchés, on achète des stock de conserves juste au cas où, et les ventes de sledges (luges) et wellies (les fameuses bottes en plastique Wellington) s'envolent. Les produits phares de ce Big Freeze: le sel de table et la litière pour chat, tout deux en rupture de stock dans la plupart des magasins. En l'absence de chaînes à neige et pelles, les Anglais couvrent leurs trottoirs et allées avec tout ce qu'ils trouvent – et apparemment, il n'y a pas plus efficace que la litière pour chat pour ne pas déraper en sortant de chez soi.

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Denton, près de Newcastle

 

On reste donc au chaud et on regarde la télé, ou l'on voit des reporters dans la neige jusqu'au cou tentant tant bien que mal de nous informer sans claquer des dents. Les journaux titrent en gros sur le phénomène "Frozen Britain", "Big Freeze" ou "Ice Land". Un de leur sujets préférés est de présenter les mineurs et gritters qui travaillent 24h/24 pour miner le sel recouvrir les routes de grit, avec une nostalgie certaine pour ces héros disparus, les mineurs de charbon des années 1980. Et comme pendant la guerre, on parle de rationner le gaz et le grit qui pourraient venir à manquer si le 'cold snap' persistait.

En attendant, les stations de ski écossaises font le plein, et tout le monde se donne des tips (trucs et astuces) pour construire les plus beaux igloos ou faire les plus beaux snow angels.

 

 

 

 

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