Crumpled City Map London

Voili voilà, je vous présente mon dernier achat, la Crumpled City Map London! J'ai d'abord craqué sur l'emballage très graphique, black cab compris. Puis j'ai adoré la petite pochette pratique:


Et puis ensuite, la carte elle-même. Comment résister à une idée de génie pareille: cette carte du centre de Londres très détaillée, avec 10 recommandations de quartiers à visiter, eh bien on peut la crumpler! Cest à dire la froisser comme on veut. Plus besoin de prendre dix minutes pour la replier avec soin, il suffit de la fourrer telle quelle dans sa pochette. En plus, la carte ne pèse que 20 grammes et est faite d'un matériel tout doux, ultra-résistant et complètement imperméable. 
Des versions Rome, New York, Paris et Berlin sont également disponibles:

Vous pouvez l'acheter (£10 environ) sur le site de Palomar, la compagnie (basée à Florence et spécialisée dans les instruments optiques) qui la produit. Ou sur le site d'Emanuele Pizzolorusso, le designer. Ou même sur Amazon. À Londres, vous la trouverez à Magma ou Stanfords.
Merry Christmas!

Est-ce que vous avez été sages? Vraiment? Avez-vous laissé assez de commentaires sous mes doux billets – ceux que j'ai postés avec assiduité tout au long de l'année? Mmmmmm... emmmmm. Let's see... Bon d'accord, vous avez mérité – tout juste – de trouver un petit cadeau sous le sapin de Londres Calling...
Je vous ai préparé un petit quelque chose pour vous souhaiter Merry Christmas. In fact, je vous ai préparé deux petits quelque choses, car vous avez même le choix. Ta-daaa!

Bon là en tout petit avec toutes les lignes ça fait mal aux yeux, mais je vous assure, quand c'est à la bonne taille (A4), c'est très très joli – et très très pratique... C'est un petit calendrier à mettre sur votre frigo, pour vous rappeler des dates essentielles – le weekend où la cousine machine vient, le mariage du Prince William, et l'anniversaire de tonton:

Je vous ai même mis les jours de congé français en bleu, et les bank holidays anglais en rouge, comme ça vous pouvez tout prévoir, weekends à Paris ou à Glastonbury...
Vous pouvez télécharger la version avec plein de dessins en cliquant ici, et celle un peu moins chargée en cliquant là. (Quel calendrier préférez-vous?)
Merry Christmas & Happy New Year!
Londres Calling raccroche jusqu'en janvier 2011... A l'année prochaine! See you next year!
Sorry?

Souvent dans la queue du sandwich shop les midis, je vois des touristes devant moi devenir tout rouge... Pas parce ce qu'ils s'inquiètent d'avoir fait le bon choix (egg n' cress, ou peut-être chicken avocado?) mais parce qu'ils ne comprennent rien à ce que dit la vendeuse. Ils pensaient s'en sortir en anglais... mais se font avoir direct par une question traître, débitée à toute vitesse par les caissiers qui doivent la répéter des milliers de fois par jour.
Moi aussi je me rappelle de la première fois, quand j'ai eu l'air niais et confus devant la gentille dame. Donc pour ceux fraîchement débarqués, ou qui pensent venir faire un petit tour ces prochains temps sur mon île, voici les deux questions pièges que l'on ne manquera pas de vous poser si vous faites des achats au Royaume-Uni:
Itinotaîkawaï?
Ne vous inquiétez pas, ça veux seulement dire Eat in, or take away? Sur place, ou à l'emporter? (les prix étant différents)
A cette question répondez donc d'un air décidé: itin si vous souhaitez vous assoir sur les chaises, ou taîkawaï si vous préférez emporter votre sandwich au parc.
Avyugoaklukar?
Dans les supermarchés, on vous demandera Have you got a club card? Ou également on vous demandera votre 'nectar card'. C'est la carte fidélité locale, quoi... Il faut donc simplement répondre No, I don't... (Si vous l'avez, et que vous ne comprenez pas la question, je ne crois pas que je puisse faire grand chose pour vous...)
La Network railcard

Vous vivez à Londres, n'avez pas de voiture, et avez envie de partir au vert ou à la mer sans dépenser la moitié de votre salaire en billets de train? Ce qu'il vous faut c'est la Network railcard.
C'est une une carte de réduction peu connue mais plutôt pratique: elle coûte £25, est valable un an, et vous donne 1/3 de rabais sur les tickets de train. En plus, elle vous donne aussi 1/3 de rabais pour tout adulte qui vous accompagne (jusqu'à trois adultes) et 60 pour cent de rabais sur les tickets des enfants qui vous accompagnent (jusqu'à quatre enfants de 5 à 15 ans).
Elle est valable sur toutes sortes de lignes, de Brighton et Dover à Exceter à l'Ile de White, en passant par Gatwick et Luton (pratique si vous prenez beaucoup l'avion). Bref vous pouvez l'utiliser sur toutes ces lignes rouges:

Vous pouvez donc vous rendre à Whitstable ou Broadstairs à moindre frais... Profitez-en pour découvrir les merveilleux paysages et charmantes petites villes de l'Angleterre (par contre il vaut peut-être mieux éviter Petersborough ou Basildon...)
> Vous trouverez toutes les infos ainsi que le formulaire à remplir pour obtenir la carte ici.
> Il existe par ailleurs toutes sortes de railcards, valables dans d'autres régions, pour étudiants, pour seniors, etc...
Au bureau!

Si vous pensez venir faire
un stage à Londres, ou venez de commencer votre nouveau job en Angleterre et vous trouvez un peu lost in translation
(perdu dans la traduction) parmi les English au bureau, voici quelques
phrases, abréviations et expressions couramment utilisées dans les workplaces (lieux de travail) du pays.
Dans vos emails, vous
remarquerez peut-être des BTW (by the way; au fait) des ASAP (as soon as
possible; le plus vite possible) et peut-être même, en cas de communication
breakdown (panne de communication) total, des WTF (what the fuck?).
Votre boss pourrait aussi
un jour vous demander le ETA (expected time of arrival, heure prévue
d'arrivée) de votre projet, ou bien de faire une SWOT Analysis (strengths,
weaknesses, opportunities and threats; analyse des forces, faiblesses,
opportunités et menaces) d’un autre projet. Ne restez pas 404 (clueless,
ignorant, du message 404 Page Not Found sur internet) et lisez
donc les quelques paragraphes suivants.
Des expressions plutôt
ridicules reviennent souvent dans les discours des managers. Par exemple:
- move the goalposts:
bouger les poteaux de but, changer le but d’un projet pour avoir de meilleurs
résultats
- think outside the box:
penser en dehors de la boîte, utiliser son imagination
- blue-sky thinking: idée
ciel bleu, idée originale
- pushing the envelope:
pousser l’enveloppe, innover, aller au delà des limites
- win-win situation:
situation gagnante-gagnante
- forward planning:
planification à l’avance (comme ça on est vraiment bien préparé!)
Et tout cela n’est pas
juste baffling (déconcertant) pour les étrangers. Les Anglophones en ont marre
aussi, et aiment à se moquer de cet étrange vocabulaire. Partout sur internet,
vous trouvez des guides de traduction de cette langue bizarre, le management
speak. Par exemple:
Quand le manager dit: You obviously put a lot of work into this.
Quand le manager dit: You have to show some flexibility. (Vous devez faire preuve de
flexibilité.), cela signifie: You have to do it whether you want to or not. (Vous devez faire ça que
vous le vouliez ou non.
Quand le manager dit: We have to leverage our resources.
Certains employés aiment
aussi dire qu’ils doivent get all their ducks in a row (garder leurs
canards
alignés, ou bien s’organiser), ou qu’ils don’t have the bandwith (pas
la
bande passante, pas le temps).
Il y a aussi de drôle de
nouvelles expressions, comme:
-
seagull manager (manager
mouette) Seagull managers fly in, make a lot of noise, dump on everyone, then
fly out. Ils arrivent, font beaucoup de bruit, chient sur tout le monde, puis
s’envolent.
-
assmosis (de ass, cul +
osmosis, osmose) The process by which people seem to absorb success by sucking
up to the boss. Le processus par lequel certains avancent professionnellement en
léchant le cul de leurs supérieurs
-
salmon day (la journée d’un
saumon) Spending an entire day swimming upstream only to get screwed and die.
Une journée passée à nager à contre-courant, seulement pour se faire avoir et
mourir.
> Au prochain meeting,
vous pouvez même jouer au bullshit bingo
> Le site de Plain English, une association qui se bat contre la langue de bois depuis 1979
Le NHS

Quand on s'installe au Royaume-Uni, c'est avec un peu d'appréhension que l'on s'attaque au mammouth du coin: le NHS. Depuis juillet 1948, le National Health Service (budget de £105 milliard, plus d'un million d'employés) offre des soins médicaux gratuits à toute la population. Les Britanniques sont à la fois très fiers de ces soins gratuits pour tous, et très critiques de la bureaucratie et des longues listes d'attente pour voir les médecins spécialistes.
La NHS est un point très sensible pour les électeurs, ce qui explique sans doute pourquoi le département a échappé aux coupes du nouveau budget d'urgence annoncé aujourd'hui par George Osbourne, le Chancellor of the Exchequer (ministre des finances). Par contre, le ministre de la santé a promis de se débarrasser de tout poste de cadre superflu, et espère ainsi économiser £850 millions en trois ans (la moitié de ce qu'il dépense actuellement).
Le seul changement du gouvernement pour le moment, c'est que le personnel soignant devra faire face à un gel des salaires, et que les patients ne seront plus garantis de pouvoir voir leur GP (General Practioner, médecin traitant) en moins de 48 heures, ou de ne pas attendre plus de 4 heures aux A&E (Accident & Emergency, les urgences). Ce n'est rien de grave, juste un peu moins de bureaucratie.
LA NHS, COMMENT ÇA MARCHE?
Pour en profiter, vous devez simplement être résident du Royaume-Uni.
Les visiteurs du monde entier se retrouvant au UK et ayant besoin de traitements d'urgences reçoivent
également des soins gratuits.
• Vous vous inscrivez au GP du quartier, votre médecin traitant.
• Vous avez mal quelque part, vous lui rendez visite. Les consultations ne durent pas plus de 10 minutes. Si vous avez besoin d'un vaccin ou d'un check-up, vous verrez simplement une infirmière.
• Le GP vous réfère à un spécialiste (et là, patience pour fixer vos rendez-vous), et/ou vous donne une 'prescription' (ordonnance).
• Vous allez à la pharmacie, et vous payez £7.20 par ordonnance pour vos médicaments, quels qu'ils soient (c'est gratuit au Pays de Galles et en Écosse, et Angleterre si vous gagnez très peu d'argent).
Pour les dentistes et les opticiens, c'est un peu différent. Chez le dentiste, une consultation coûte aux alentours de £15, un passage chez l'hygiéniste environ £30, une carie £45, et la NHS a posé une limite de £198 pour tout traitement complexe. Pour ce qui est des opticiens, seulement les enfants, les étudiants, les chômeurs et les plus de 60ans ont droit aux test et traitements gratuits.
Voici mes deux expériences NHS pour vous donner une petite idée du système...
1 Mon inscription au GP...
Étudiante à Londres, je me rends chez le GP du quartier pour m'inscrire, tous les papiers nécessaires en main. Je tombe sur une jeune infirmière blonde qui me dit qu'il me manque des documents et qu'elle ne peut pas m'inscrire.
Je vérifie tout cela à la maison, et ne trouve pas d'information sur ce qu'il me manque. Je retourne donc au GP pour m'inscrire. Je tombe sur la même infirmière qui me dit à nouveau qu'il me manque un papier. Je commence à lui poser des questions, puis elle me sort: "Vous comprenez avec tous les étrangers qui viennent profiter de la NHS pour se faire soigner gratuitement, il faut qu'on fasse très attention". Je suis tellement choquée par sa réponse que je pars sans discuter. Elle voyait très bien d'après mes papiers que j'étais étudiante à Londres, et que je venais de Suisse, où la plupart des Anglais moins ignorant qu'elle rêveraient de se faire soigner.
On appelle le centre de la NHS pour notre quartier, qui nous confirme que j'ai bien le droit de m'inscrire et me dit d'y retourner une troisième fois en me conseillant de porter plainte si j'ai encore des problèmes. J'y retourne donc et tombe sur une infirmière brune plus âgée, qui regarde vite fait mes papiers et m'inscrit en 5 minutes. Depuis plus de problème, tout les médecins et infirmières que j'ai rencontré on été très sympa (par chance je n'ai jamais revu la blonde).
Résultat: Je suis tombée sur une mauvaise pomme qui m'a empêché de m'inscrire. Mais tous ses collègues ont toujours été très professionnels et prêts à m'aider ou à répondre à mes questions.
2 Ma visite aux urgences du Moorfield Eye Hospital...
J'arrive à 8h30 et explique à l'infirmière du triage que j'ai mal à l'œil depuis quelques jours et que j'ai peur que quelque chose y soit coincé. Elle ne dit pas grand chose (parce que je suis son dernier patient et qu'elle a hâte d'aller se coucher) mais note ces détails sur une petite carte, et me dit de patienter sur un des nombreux sièges de la salle d'attente. Je m'attends à poireauter pendant des heures.
Mais dix minutes plus tard, une secrétaire m'appelle à son guichet pour prendre mes coordonnées. Ça prend 5 minutes: je lui donne mon nom, médecin traitant, adresse et profession, et elle me trouve sur son système et me prépare une petite carte de patient.
Je retourne patienter 5 minutes avant qu'une infirmière très sympa m'appelle pour vérifier mes yeux en me faisant un tout petit test. Elle prend des notes, puis me renvoie en salle d'attente en m'expliquant qu'on m'appellera pour voir le médecin tout bientôt. En effet quelques minutes plus tard une autre infirmière m'emmène dans une autre salle d'attente plus petite.
Quelques minutes plus tard je vois le médecin, qui m'examine et me dit que j'ai des petites égratignures sur la cornée, rien de grave, mais il faut que je mette des gouttes dans mes yeux. Il me tend une ordonnance et me dit de me rendre à la pharmacie en suivant les panneaux depuis la salle d'attente.
Je traverse tout l'hôpital en suivant les panneaux à travers un labyrinthe de salles d'attentes et de corridors pour trouver la pharmacie de l'hôpital, ou je paye £7.50 et attends mes gouttes. Encore une fois, ça ne prend pas plus de 5 minutes et je sors de l'hôpital vers 9h30.
Résultat: Bon d'accord, aux urgences des yeux c'est moins le stress que dans un service d'urgence normal. Mais en une heure, j'ai été inscrite, diagnostiquée et ai reçu les médicaments qu'il me fallait. Tout le personnel a été extrêmement gentil et super organisé. J'ai payé £7.50. Qui dit mieux?
Comment trouver une chambre pas chère cet été

Le prix moyen d'une chambre d'hôtel double à Londres, c'est environ £120. Comment ne pas trop casser votre tirelire, ou ne pas vous retrouver dans une toute petite chambre en sous-sol à Tooting Bec? Prenez la place d'un étudiant en vacances!
La plus part des maisons d'étudiants proposent des chambres pas chères pendant l'été. Par exemple, la London School of Economics propose à travers LSE Vacations des chambres avec salle de bain à partir de £55 pour un lit simple, et £75 pour un lit double (petit-déjeuner compris et accès à une cuisine commune), dans sa Bankside House située à deux pas de la Tate Modern, et à 10 minutes de marche ou 2 arrêts de bus des stations de métro St Paul et London Bridge. Bankside est ouvert du 3 juillet au 23 septembre.
Bon d'accord ce n'est pas le Hilton: la déco est très simple, les salles de bains très petites et il n'y a pas de télé ou autre gadget luxueux. Voici à quoi ressemblent les chambres dans ces maisons d'étudiants:



Mais c'est parfait pour ceux qui préfèrent être bien placés et n'ont pas l'intention de passer trop de temps dans leur chambre. Et pour les familles ou les groupes de copains: à Bankside, il y a des Quad Rooms à quatre lits avec salle de bain à seulement £110 la nuit (£27 par personne).
LSE Vacations louent des chambres dans plus de 7 immeubles, y compris à Northumberland House, un immeuble classé juste à côté de Trafalguar Square, et à High Holborn, entre Covent Garden et le British Museum. Ils proposent même des appartements à partir de £120 (trois nuits minimum). Certains sont disponibles toute l'année (voire la section LSE Topfloor).
Et si vous prévoyez de voyager au Royaume-Uni, University Rooms propose des chambres d’étudiant dans tout le pays.
