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Avec leurs banjos, harmonies vocales et vestes en tweed, le quatuor londonien Mumford & Sons (l'autre M&S) surfe sur la vague vintage/rétro avec un énorme succès. Issue de la scène folk née dans les beaux quartiers de l'ouest de londres il y a un peu moins d'une dizaine d'année (comme Laura Marling ou leur pote King Charles, par exemple), les Mumford & Sons sont devenu extrêmement populaires aux États-Unis, où ils ont rafflé des Grammy et joué avec Bob Dylan. Cette année au UK, ils joueront sur la grande scène du fameux Glastonbury festival. Même les Camerons sont fans.

Leur musique, décrite comme du "indie rock with banjos", est souvent considérée comme trop répétitive, moany (plaintive) et bland (fade), et pourtant ça marche: en live, leur entrain est contagieux. Et cela n'est pas étonnant que les Américains adorent: Marcus Mumford, le chanteur anglo-américain (marié à l'actrice Carey Mulligan) a décrit ses grandes influences comme étant la musique bluegrass et country des States – ils adorent Emmilou Harris, les Old Crow Medecine Show (dont ils ont aussi copié le look) et la bande originale de Brother Were Art Thou).

De gauche à droite: Ted Dwane, Ben Lovett, Marcus Mumford, Winston Marshall. Tous sont multi-instrumentistes et passent de la batterie à la mandoline à l'accordéon... mais leur son est toujours le même!

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Leur plus grand – et premier – hit, c'est Little Lion Man, une chanson aux paroles plutôt déprimantes (comme la plupart des paroles du groupe d'ailleurs) mais au refrain et crescendo irrésistible. Mumford explique: "It's a very personal story, so I won't elaborate upon it too much. Suffice it to say, it was a situation in my life I wasn't very happy with or proud of. It's quite an aggressive song, a bit more of a punch in the face. It represents the harder, darker side of what we do, and at the same time, the more folksy and punchy side." (C'est une histoire très personelle, donc je ne veux pas trop élaborer. Il suffit de dire que c'était un moment dans ma vie dont je ne suis ni très content ni très fier. C'est une chanson plutôt aggressive, un peu comme un coup de point au visage. Cela représente le côté plus dur, plus sombre de notre musique, et en même temps, le côté plus folk et incisif.)

 

Little Lion Man, de Mumford & Sons, 2009

Weep for yourself, my man/ Pleure pour toi même, mon gars
You'll never be what is in your heart/ Tu ne sera jamais ce qui est dans ton coeur
Weep, little lion man/ Pleure, petit homme lion
You're not as brave as you were at the start/ Tu n'est pas aussi courageux qu'au début
Rate yourself and rake yourself/ Mesure toi et cherche bien
Take all the courage you have left/ Prend tout le courage qu'il te reste
Wasted on fixing all the problems that you made in your own head/
Gaché en réparant tout les problèmes que tu as créé dans ta tête

But it was not your fault but mine/ Mais ce n'était pas ta faute mais la mienne
And it was your heart on the line/ Et c'était ton coeur qui risquait tout
I really fucked it up this time/ J'ai vraiment merdé cette fois-ci
Didn't I, my dear? N'est-ce pas mon cher?
Didn't I, my dear? N'est-ce pas mon cher?

Tremble for yourself, my man/ Tremble pour toi, mon gars
You know that you have seen this all before/ Tu sais que tu as déjà vu tout cela
Tremble, little lion man/ Tremble, petit homme lion
You'll never settle any of your scores/ Tu ne réglera jamais aucun de tes comptes
Your grace is wasted in your face/ Ton élégance est gachée dans ton visage
Your boldness stands alone among the wreck/ Ton audace tiens debout seule parmi les dégats
Now learn from your mother or else spend your days biting your own neck/
Maintenant écoute ta mère ou bien passe tes jours à mordre ton propre cou

But it was not your fault but mine/ Mais ce n'était pas ta faute mais la mienne
And it was your heart on the line/ Et c'était ton coeur qui risquait tout
I really fucked it up this time/ J'ai vraiment merdé cette fois-ci
Didn't I, my dear? N'est-ce pas mon cher?
Didn't I, my dear? N'est-ce pas mon cher?